

Evidemment le match de Galatasaray illustre une question plus générale, pas besoin d'avoir été présent ce jour-là pour se positionner.

Comme déjà fait je splitte les réponses en plusieurs catégories pour pouvoir distinguer les tendances dans les différentes "populations" (de manière sommaire).
Je pense, sans me tromper, qu'énormément de monde se souvient avec plaisir et grosse nostalgie du PSG-Galatasaray devenu mythique et le fait qu'on a montré qu'on était les patrons chez nous et ce même si de prime abord on rejette la violence. Mais quand l'adrénaline monte et qu'il faut se défendre... Qui n'est pas rentré chez lui après cette soirée avec un gros sourire aux lèvres en se disant "putain c'était bon". Boubou qui traverse les travées du Parc pour venir jusqu'en G, tout le monde dans la même cause...Nous sommes nombreux, sans l'avouer trop ouvertement, a aussi aimer cette adrénaline là, sur le moment, alors qu'une fois au calme, tu te dis que c'est quand même de la folie, tu penses aux mômes au stade etc...
J'etais en H pour ce match, on comprenait rien a ce qui se passait mais je peux te dire qu'il y avait peu de personnes dans la tribune qui "kiffaient". T'avais plutot des mecs un peu panique et qui esperaient juste pas prendre de coups. Ca m'etonnerait qu'il y ait beaucoup de plaisir et de nostalgie. En tout cas pas pour moi.
Je pense que quand Commanchero dit que "énormément de monde se souvient avec plaisir et nostalgie de Galatasaray", il veut dire parmi les supporters. Je trouve qu'il a tout à fait raison et me retrouve totalement dans son poste. Cette adrénaline, cet effet de groupe (que ce soit pour les chants ou les moments un peu plus tendus), ça a souvent été un moteur pour moi.
Et quand tu voyais le nombre de personnes en latérales qui bandaient quand ça chauffait un peu, on peut dire que c'est pas seulement un délire "ultra/hools". Juste le côté stade où finalement on pouvait se lâcher un peu alors que toute la semaine on doit serrer les fesses.
Après que d'autres ne partagent pas/plus, on le comprend très bien
. Mais sans faire l'apologie de la violence, sur un forum de ce genre, ton avis n'est pas forcément majoritaire. 
Et quand tu voyais le nombre de personnes en latérales qui bandaient quand ça chauffait un peu, on peut dire que c'est pas seulement un délire "ultra/hools". Juste le côté stade où finalement on pouvait se lâcher un peu alors que toute la semaine on doit serrer les fesses.
Après que d'autres ne partagent pas/plus, on le comprend très bien


Lapsus revelateur. Etant en H je ne suis donc pas un supporter. Bon allez, je taquine. Je me doute bien que sur ce forum ma vision du supporteursime est tres minoritaire ca n'empeche pas moins que ce que Comanchero souligne, c'est l'une des causes qui fait qu'on en est la aujourd'hui. Si les lambdas ne bandaient pas sur les "exploits" des hools, y aurait peut etre eu un peu moins de problemes. On peut pas d'un cote dire "les hools c'est des cons et je veux pas etre assimiles avec eux" et de l'autre cote bander sur leurs actions.
Je peux pas parler pour les laterales en general, mais dans mon cas particulier, autant j'avais de vrais frissons a entendre les chants, la pression du parc, etc, autant le folklore violent autour de ca, ca m'a jamais fait bander.
Je peux pas parler pour les laterales en general, mais dans mon cas particulier, autant j'avais de vrais frissons a entendre les chants, la pression du parc, etc, autant le folklore violent autour de ca, ca m'a jamais fait bander.
Pas du tout un lapsus, même si c'est vrai que j'ai hésité à employer le terme.
Dans le terme supporter, y a le verbe supporter (pas un scoop je sais
). Au sens premier du terme c'est pour moi encouragements, soutiens, et ainsi de suite.
J'ai eu l'occasion d'aller une ou deux fois en H, et ce que j'ai pu y voir ce sont certes des amoureux sincères du PSG, mais pas forcément des personnes prêtes à faire les mêmes sacrifices que les nôtres pour le club. Même si certains peuvent se trouver là seulement pour des questions de place
C'est juste ma perception du supportérisme. Certains préfèrent mettre en avant la fidélité comme critère plutôt que les manifestations visibles de soutien. Mais sans leur nier le droit d'être là, je les qualifie d'avantage de fans que de supporters.

Dans le terme supporter, y a le verbe supporter (pas un scoop je sais

J'ai eu l'occasion d'aller une ou deux fois en H, et ce que j'ai pu y voir ce sont certes des amoureux sincères du PSG, mais pas forcément des personnes prêtes à faire les mêmes sacrifices que les nôtres pour le club. Même si certains peuvent se trouver là seulement pour des questions de place

C'est juste ma perception du supportérisme. Certains préfèrent mettre en avant la fidélité comme critère plutôt que les manifestations visibles de soutien. Mais sans leur nier le droit d'être là, je les qualifie d'avantage de fans que de supporters.
C'est un sujet très intéressant, tu touches toute l'ambiguïté du rapport du supporter à la violence. Tant qu'il n'est pas visé directement par cette violence, le supporter a souvent une fascination pour celle-ci, même s'il a du mal à le reconnaître (parce que c'est tabou, mal vu et c'est une déviance comportementale à la base). C'est un peu l'instinct primaire de l'homme qui ressort, son côté presque animal. Cette fascination pour la violence dépasse largement le cadre du sport et a toujours existé dans les sociétés humaines (cf. les arènes du temps des romains, les mises à mort publiques qui rencontraient beaucoup de succès avec la guillotine par ex... regardez aujourd'hui les journaux télévisés, tout ce voyeurisme malsain autour de la violence... idem pour les unes des journaux papier, le succès des faits divers, etc.).
Je pense que beaucoup sont allés au Parc des princes en recherchant ce côté sulfureux, électrique, le sentiment que tout peut basculer en un 1/4 de seconde... C'est ça qui faisait kiffer pas mal de supp (et pas que les mecs des virages !). Ca dérange peut-être certains d'aborder ce sujet et de reconnaître leur attrait pour le côté obscur du monde des supporters mais c'est pourtant la vérité (à qques exceptions près bien sûr, il y a forcément des gens qui détestent cet atmosphère). On pourrait extrapoler en évoquant la violence verbale (insultes entre supp, contre l'arbitre, etc.). C'esst tout ce folklore qui faisait bander les gens. Ils n'allaient pas juste voir un match de foot, ils se rendaient au stade également pour ce qui se passait autour de la pelouse : les chants, les tifos, mais aussi tout le reste...
PS : les médias ont aussi un rapport ambigu à la violence. Ils ont tendance à la condamner mais d'un autre côté ils la mettent sans cesse en avant car ils savent que c'est vendeur et que ça passionne les gens. Regardez le comportement de Hervé Mathoux lors du dernier om/psg. Il guettait l'arrivée des parisiens dans le stade pour qu'on entende le public marseillais les insulter (le son a été soigneusement monté par C+ à ce moment-là). De même il a annoncé avec délectation qu'une vitre d'un bus parisien avait été brisée. Ben oui il faut entretenir le mythe des paris/om, la haine réciproque entre supp, les faits divers autour du match (mais attention, on réprouve la violence hein)... Au fond d'eux, ça doit bien les faire chier de voir ce qu'est devenu le Parc.
Je pense que beaucoup sont allés au Parc des princes en recherchant ce côté sulfureux, électrique, le sentiment que tout peut basculer en un 1/4 de seconde... C'est ça qui faisait kiffer pas mal de supp (et pas que les mecs des virages !). Ca dérange peut-être certains d'aborder ce sujet et de reconnaître leur attrait pour le côté obscur du monde des supporters mais c'est pourtant la vérité (à qques exceptions près bien sûr, il y a forcément des gens qui détestent cet atmosphère). On pourrait extrapoler en évoquant la violence verbale (insultes entre supp, contre l'arbitre, etc.). C'esst tout ce folklore qui faisait bander les gens. Ils n'allaient pas juste voir un match de foot, ils se rendaient au stade également pour ce qui se passait autour de la pelouse : les chants, les tifos, mais aussi tout le reste...
PS : les médias ont aussi un rapport ambigu à la violence. Ils ont tendance à la condamner mais d'un autre côté ils la mettent sans cesse en avant car ils savent que c'est vendeur et que ça passionne les gens. Regardez le comportement de Hervé Mathoux lors du dernier om/psg. Il guettait l'arrivée des parisiens dans le stade pour qu'on entende le public marseillais les insulter (le son a été soigneusement monté par C+ à ce moment-là). De même il a annoncé avec délectation qu'une vitre d'un bus parisien avait été brisée. Ben oui il faut entretenir le mythe des paris/om, la haine réciproque entre supp, les faits divers autour du match (mais attention, on réprouve la violence hein)... Au fond d'eux, ça doit bien les faire chier de voir ce qu'est devenu le Parc.
J'irais même plus loin, les médias font tout également pour que ca dérape et pour que le jour du match il y ait un maximum de tension.
Suffit de voir comment les médias s'emparent du "classico" 2 semaines avant, recherchent les déclarations assassines de gronigo, nous pondent les articles sur les dangereux hools pour s'en convaincre...
Tout est organisé pour que le match soit le plus sulfureux possible avec des supp' chauffés à blanc...
Je me reconnais dans l'ensemble de ton post, je rejette la violence, seulement à force de temps également mon seuil de tolérance est peut être plus important que la moyenne des français...Voir 2 ou 3 pains partir en tribune ne me choque pas, alors que le spectateur occasionnel sera certainement flippé...
Précisons les choses, on peut tout a fait (et c'est mon cas) ne pas forcément rejeter toute forme de violence mais également ne pas en faire l'apologie. C'est surtout par rapport à un seuil de tolérance, une échelle de valeur qui sont complètement inhibés au stade.
J'ai la gerbe devant les ratonnades (je suis foncièrement anti-raciste), devant les bastons intra supp' comme il a pu y avoir l'an dernier, en revanche je m'en tape lorsque c'est dans l'unité d'une cause commune (en l'occurrence le PSG) et que c'est quelque part consenti ou provoqué en face.
Je peux t'assurer que c'est le lot de beaucoup de personnes en groupe/foule d'un intérêt commun, oui il y a une fascination sur la violence, et même si je me défends d'y participer (parce que la baston c'est pas mon truc et que globalement j'ai plutôt une aversion pour celle-ci), je n'essaye pas de réprimer l'instinct primaire qui te pète à la gueule et l'adrénaline quand ca part en sucette...
Je le répète, uniquement a partir du moment ou j'estime que la cause est "juste" ou "acceptable" sur mon échelle de valeur et que quelque part le danger reste "lointain" et que je ne suis pas impliqué ou menacé directement. Du vrai voyeurisme quelque part oui.
Je ne cache pas le fait que si cela ne pétait plus jamais en tribune, je ne serais pas plus ennuyé que ca car je ne le recherchais pas, ni le souhaitais, seulement quand c'était là je n'allais pas me cacher derrière de faux sentiments pour faire "in" ou réprouver l'excitation du moment et si tu fouilles un peu dans le cœur des supp', je suis persuadé que beaucoup de monde se cache derrière des sentiments portés par la "bienséance" et qui n'ose pas avouer en public leur "kiff" de l'instant.
Avec le temps et les évènements je souhaite que tout s'arrête (si même on pouvait remonter le temps...) d'autant que tout cela a profondément pourri "la famille" parisienne" (sans même parler des morts), que j'ai des mômes a qui je ne veux pas leur donner une image violente de mon club mais plutôt le coté ambiance, tifos car c'est majoritairement ce qui a fait que j'ai autant aimé ce club.
Oui cette ambivalence est aussi ce qui nous a fait arriver là, on ne reviendra plus en arrière mais je ne me mettrais pas dans la peau d'un bisounours pour autant, un stade pas sulfureux est un stade mort.
PS : Promis après j'arrête les pavés :sociologuea2francs:@:sportinguista:
Suffit de voir comment les médias s'emparent du "classico" 2 semaines avant, recherchent les déclarations assassines de gronigo, nous pondent les articles sur les dangereux hools pour s'en convaincre...
Tout est organisé pour que le match soit le plus sulfureux possible avec des supp' chauffés à blanc...
Je me reconnais dans l'ensemble de ton post, je rejette la violence, seulement à force de temps également mon seuil de tolérance est peut être plus important que la moyenne des français...Voir 2 ou 3 pains partir en tribune ne me choque pas, alors que le spectateur occasionnel sera certainement flippé...
Précisons les choses, on peut tout a fait (et c'est mon cas) ne pas forcément rejeter toute forme de violence mais également ne pas en faire l'apologie. C'est surtout par rapport à un seuil de tolérance, une échelle de valeur qui sont complètement inhibés au stade.
J'ai la gerbe devant les ratonnades (je suis foncièrement anti-raciste), devant les bastons intra supp' comme il a pu y avoir l'an dernier, en revanche je m'en tape lorsque c'est dans l'unité d'une cause commune (en l'occurrence le PSG) et que c'est quelque part consenti ou provoqué en face.
Je peux t'assurer que c'est le lot de beaucoup de personnes en groupe/foule d'un intérêt commun, oui il y a une fascination sur la violence, et même si je me défends d'y participer (parce que la baston c'est pas mon truc et que globalement j'ai plutôt une aversion pour celle-ci), je n'essaye pas de réprimer l'instinct primaire qui te pète à la gueule et l'adrénaline quand ca part en sucette...
Je le répète, uniquement a partir du moment ou j'estime que la cause est "juste" ou "acceptable" sur mon échelle de valeur et que quelque part le danger reste "lointain" et que je ne suis pas impliqué ou menacé directement. Du vrai voyeurisme quelque part oui.
Je ne cache pas le fait que si cela ne pétait plus jamais en tribune, je ne serais pas plus ennuyé que ca car je ne le recherchais pas, ni le souhaitais, seulement quand c'était là je n'allais pas me cacher derrière de faux sentiments pour faire "in" ou réprouver l'excitation du moment et si tu fouilles un peu dans le cœur des supp', je suis persuadé que beaucoup de monde se cache derrière des sentiments portés par la "bienséance" et qui n'ose pas avouer en public leur "kiff" de l'instant.
Avec le temps et les évènements je souhaite que tout s'arrête (si même on pouvait remonter le temps...) d'autant que tout cela a profondément pourri "la famille" parisienne" (sans même parler des morts), que j'ai des mômes a qui je ne veux pas leur donner une image violente de mon club mais plutôt le coté ambiance, tifos car c'est majoritairement ce qui a fait que j'ai autant aimé ce club.
Oui cette ambivalence est aussi ce qui nous a fait arriver là, on ne reviendra plus en arrière mais je ne me mettrais pas dans la peau d'un bisounours pour autant, un stade pas sulfureux est un stade mort.
PS : Promis après j'arrête les pavés :sociologuea2francs:@:sportinguista:

Exactement ! Il y a vraiment un double discours :
- d'un côté ils relayent le discours de la LFP et des autorités (et prennent souvent partie pour eux, à quelques exceptions près comme ginola ou di méco)
- d'un autre côté, ils veulent faire du buzz et pour cela, ils savent qu'il n'y a rien de tel que des antagonismes forts et des faits divers. Le comportement de C+ autour du match om/psg était assez édifiant... surtout après un om/psg où un mec a été renversé par une voiture puis un psg/om où un supp est décédé.
- d'un côté ils relayent le discours de la LFP et des autorités (et prennent souvent partie pour eux, à quelques exceptions près comme ginola ou di méco)
- d'un autre côté, ils veulent faire du buzz et pour cela, ils savent qu'il n'y a rien de tel que des antagonismes forts et des faits divers. Le comportement de C+ autour du match om/psg était assez édifiant... surtout après un om/psg où un mec a été renversé par une voiture puis un psg/om où un supp est décédé.
Disons qu'ils ont une vision très pragmatique des choses :
- ils veulent réaliser de l'audimat
- pour y parvenir ils savent qu'il faut du spectacle sur le terrain et créer un buzz autour du match, parce que c'est ça qui fait triper le grand public
- le 1er élément dépend essentiellement des joueurs, par contre ils peuvent influer sur le 2ème, soit en orientant habilement les questions lors des interviews, soit en réalisant des reportages qui exacerbent les tensions.
- Ainsi ils créent/entretiennent un climat sulfureux qui peut avoir des conséquences graves comme on l'a vu ces dernières années ; ils en ont pleinement conscience mais encore une fois l'objectif final est l'audimat, rien d'autre.
- Bien sûr ils n'assument pas leur stratégie puisque le discours officiel est que "la violence c'est mal", alors qu'ils l'entretiennent.
- ils veulent réaliser de l'audimat
- pour y parvenir ils savent qu'il faut du spectacle sur le terrain et créer un buzz autour du match, parce que c'est ça qui fait triper le grand public
- le 1er élément dépend essentiellement des joueurs, par contre ils peuvent influer sur le 2ème, soit en orientant habilement les questions lors des interviews, soit en réalisant des reportages qui exacerbent les tensions.
- Ainsi ils créent/entretiennent un climat sulfureux qui peut avoir des conséquences graves comme on l'a vu ces dernières années ; ils en ont pleinement conscience mais encore une fois l'objectif final est l'audimat, rien d'autre.

- Bien sûr ils n'assument pas leur stratégie puisque le discours officiel est que "la violence c'est mal", alors qu'ils l'entretiennent.