Citation (Alain Miamdelin @ 29/05/2019 19:25)

Je vais pas répondre sur tout parce que pas forcément le temps et je suis pas persuadé de l'intérêt vu que c'est aussi une question de sensibilité. Mais je vais rebondir sur quelques passages pour enrichir mes posts précédents.
1) Si le sujet c'est la collapsologie ou la raréfaction des ressources, le sujet en lui-même est déjà orienté. Mais peu importe je voulais juste réagir sur la partie en gras parce que j'ai jamais dit ça

On parle de pénurie, donc d'offre uniquement. Et à moins que tu penses qu'une pénurie sur une ressource hautement stratégique aboutisse à une baisse de prix on est d'accord sur le sujet...
2) Les conséquences dont je parle sont celles des politiques menées pour éviter les pénuries ou leurs conséquences (pour simplifier). S'il s'avère que pénurie il n'y a pas (parce que la ressource n'est plus utile, ou se recyclé très bien ou de nouveaux gisements sont trouvés) alors on dit quoi à ceux qui ont subi les conséquences des politiques menées. Qui peuvent être très lourdes dans certains cas (pas les mêmes échelles, je te l'accorde mais on parle quand même de vies humaines).
Pour moi c'est pas noir ou blanc. Si les ressources nous garantissent 100 ans de consommation ou 1000 ans c'est pas du tout la même problématique. Pour moi c'est pour ça qu'on ne peut pas raisonner que sur le principe (les ressources ne sont pas infinies, donc...)
3) Il s'est également trompé sur les stocks connus. Encore aujourd'hui en 2019 t'as un paquet de ressources dont les stocks connus sont supérieurs à ceux de 1980.
4) Une pénurie de matière première ne se decouvrirait pas d'une semaine sur l'autre. Ce sont mêmes des signes de pénurie qui te font penser toi, comme d'autres, qu'il faut commencer à prévoir et amortir dès maintenant. Et c'est la question à un milliard, faut-il commencer maintenant ou dans 50 ans (par exemple)?
Imaginons ce raisonnement tenu dans les années 50 et tout le monde se serait plié à des limites de consommation, etc. Politique fiction bien entendu, mais il n'est pas interdit de penser que le monde serait moins développé technologiquement (médecine y compris) avec beaucoup plus de gens qui meurent de faim ou de maladie. Les réponses que l'on sera capable d'apporter dans 50 ou 100 ans sont probablement même pas imaginables aujourd'hui.
5) Non, je te demande pas ce que tu fais. Parce que tu fais ce que tu veux déjà et que je ne te jugerai pas. Mais aussi parce que ça relève du bon sens. Il ne faut pas prendre ce qu'on a pour acquis, faire preuve d'esprit critique, etc.
Je demande ce qui se passe si un gouvernement prend des décisions pour en théorie répondre à des alertes écologiques, que ces mesures n'atteignent pas l'effet escompter (mauvais diagnostic, mauvaises réponses à un problème réel ou problème d'échelle). Mais qu'elles poussent 10000 ou 100000 personnes dans la pauvreté. En soit c'est un petit pourcentage de la population française et ça me paraît pas déconnant tant les politiques proposées par les écolos aujourd'hui renchérissent le coût de la vie.
6) Je comprends pas ton raisonnement. Tu veux faire sortir l'humanité du pétrole et tu dis que c'est impossible. Tu veux en venir où du coup ? Vraie question.
7) Si l'humanité ne prend plus l'avion, ça paraît dérisoire par rapport aux enjeux expliqués ici. Et certains ecolos réclament déjà l'arrêt des vols donc bon...
Et au passage on envoie des fusées dans l'espace sans pétrole, on sait faire des moteurs électriques, nucléaires, à hydrogène... Je pense qu'on s'en sortira. Le pétrole est le meilleur compromis aujourd'hui, notamment parce qu'il a 100 ou 150 ans d'exploitation industrielle derrière lui. Ça ne veut pas dire que c'est la seule solution. Il ne faut pas confondre son imagination avec celle de l'humanité comme dirait l'autre.
1) Tu as raison, j'ai modifié tes propos et cette pique n'était pas nécessaire.
Cependant je t'invite à reprendre les réponses qui t'ont été faites au sujet des prix du pétrole et tu verras que les rapport prix/production/consommation (simplifié par "demande" dans ma réponse) sont très difficiles voir impossibles à anticiper. (
Lien sur l'élasticité du prix du pétrole)
2) Très simple : Aucune politique globale ne sera mise en place pour éviter la pénurie. Cela aurait déjà été fait. Donc 0 conséquences.
Et quoi qu'il arrive les conséquences seraient moins dévastatrices que ce vers quoi on se dirige en ne changeant absolument rien. J'ai déjà répondu à cela. Mais je sais en quoi cela te défrise : Il y aurait
obligatoirement un recul des libertés individuelles.
Et pour la durée de disponibilité de la ressource on est plus sur 15 ans ou 75 ans, mais comme c'est une course contre la montre, je me répète, peu importe il faut diminuer la consommation d'énergie émettrices de gaz à effet de serre. Tu ne peux absolument pas cloisonner ta pensée là-dessus, l'un ne va pas sans l'autre. D'autant que tu oublies que pour aller chercher les stocks restant il faut utiliser plus de ressource (l'EROI que j'ai déjà mentionné) = Cercle vicieux.
3) Même si les stocks sont conséquents (encore une fois c'est dans ma première réponse, il reste à peu près la moitié de ce que l'on a consommé, donc on pourrait penser que ça va), les chercher coûte plus cher et la demande s'accroît car il faut de la croissance pour nourrir le monde économique.
4) Retour sur la question environnementale. Si on continue encore 50 ans comme aujourd'hui (parce que les accords de Paris nous ne sommes pas vraiment parti pour les tenir) la probabilité pour que ce soit les 50 -allez, 100 je suis optimiste aujourd'hui- dernières années de la civilisation mondialisée est haute !
Et puisque tu veux partir en mode uchronie, si on avait limité la consommation de ressources dans les années 50, sûrement que l'avancée technologique aurait été moindre mais tu aurais tout aussi sûrement beaucoup moins que 8.8 millions de morts annuels dus à la pollution, le principe des effets rebonds.
D'ailleurs à ce sujet le reportage d'Arte "Comment l'homme a mangé la Terre" est intéressant, et en particulier dans ce qui nous intéresse ici : le virage du solaire non pris dans les années 80 en raison des lobbies. Idem avec le passage des tramways électriques dans les grandes villes américaines aux transports en commun mûs par l'essence.
5) Mon opinion est donc celle évoquée plus haut, il n'y aura aucune politique mise en place pour ralentir l'emballement de la machine (le système Terre), car aucun politique ne peut se faire élire sur une promesse de décroissance, de restriction des libertés individuelles, sur un recul général du niveau de vie
tel qu'entendu aujourd'hui. Car oui dans un monde ou l'on est conditionné à croire que posséder c'est être heureux (ça marche tout autant pour moi, il y a 3 ans mon but ultime c'était d'avoir un 55" OLED pour mettre ma PS4 pro dessus), dire que l'on possédera moins nous est insupportable.
Tu écartes un peu rapidement le fait que le plus grand risque soit de ne pas avoir tort. Tu parles d'une situation négative pour 100000 français mais on est certainement en train de mettre en péril la vie de milliards de personnes.
Et mon opinion sur les partis écologistes est qu'ils ne devraient pas exister. Dans un monde sain, ce serait la base de n'importe quelle parti de se dire qu'éviter de saborder le bateau sur lequel nous voguons est une bonne idée.
6) Je dis qu'il faudrait réduire la consommation et la dépendance au pétrole, mais je ne crois absolument pas en la faisabilité de la chose. Pour que cela fonctionne il faudrait qu'une décision mondiale soit prise et mise en oeuvre en 10 15 ans. Impossible de mon point de vue.
Et même si une dictature verte se mettait en place, je suis persuadé que comme chaque organe détenant le pouvoir les fondements seraient détournés pour servir une frange d'individus et non la masse.
7) C'était pour Tourista mais je réponds. L'avion est un des véhicules les plus polluants et dans le cadre des émissions de gaz à effet de serre, un ralentissement des vols semble être une solution.
Et pour les technologies salvatrice, je nous le souhaite à tous, mais si elles ne sont pas déjà mise en oeuvre c'est qu'il y a une raison (coûts, échelle de déploiement, etc...). L'imagination c'est bien la réalisation c'est mieux.
Bref on survole de multiples sujets et en plus, pour ma part, pas de la meilleure des façons.
Je ne vois pas ce que Tchoune du forum CulturePSG pourrait dire de plus intéressant que les (milliers de) scientifiques et ingénieurs qui, je le rappelle, ont déjà fait circuler de nombreuses pétitions et articles pour attirer l'attention du monde. A ce jour avec un effet minime...
Du coup je remets une petite vidéo (ça parle plus) de Dominique Bourg qui me semble faire une bonne porte d'entrée sur différentes problématiques évoquées ici et, dédicace à Miam, en particulier sur l'impossibilité du mouvement libéral d'adhérer à ces idées.