Citation (Zul @ 28/11/2017 16:07)

Si on reprend l'idée de Ryan avec sa comparaison avec pep, fernando/fernandinho ont un role bien défini toute la partie, un peu comme casemiro, la zone devant la défense est couverte sans incompréhension possible avec un joueur physique assez habile techniquement et pour les meilleurs bon frappeur. Rabiot n'a pas le coffre et la vivacité pour ce role, il se projette c'est bien il apporte beaucoup à la construction mais il pêche beaucoup défensivement (depuis toujours il fait des fautes aux abords de la surface), verratti peut bien compenser mais il sort souvent sur le porteur de balle (il a repris le role harceleur de matuidi) et draxler n'est ni un joueur de contact ni un grand défenseur. Le déséquilibre il est là, défensivement face à une opposition qui ne prend pas la possession ça tient, rien ne dit que face à un city ou real ça passe aussi bien, le match du bayern c'est 20+ corners, ce qui n'est pas normal ou pas satisfaisant, si juninho avait été au bayern ce jour là, jamais on gagne ce match.
On ne le saura jamais.
Cette équipe commence à avoir des facultés d'adaptation un peu insoupçonnée, qu'on en profite. On a battu le Bayern et resté invaincu (même sur courte durée et on a failli se bruler) en jouant avec une défense basse. Conclusion : on peut faire très mal en contre mais on concédait trop. On sait jouer avec une forte possession, c'est ce qu'on a depuis des lustres en L1. On avait du mal contre des "bus", c'est moins le cas avec plus de variété dans notre jeu.
J'ai écouté le podcast en rentrant et Mathieu Martinelli a tout dit quand il dit que "le mieux c'est que le jeu semble surtout illisible pour l'adversaire, davantage que pour nos propres joueurs". Tout est dit. On peut être féru de tactique et donc dérangé car tout n'est pas millimétré et il y a pas mal d'improvisation et d'adaptation. On aura surement parfois du mal et la partie côté gauche du PSG me donne toujours un doute défensivement et là, tout ça sera peut-être souligné, en attendant, je pense que toutes les compensations, l'observation systématique des déplacements de chacun pour un déséquilibre moindre, est aussi le message répété sans cesse par Emery.
L'argument d'une liberté à un point jamais vu n'en est pas un pour moi, tant je pense que la polyvalence des joueurs et surtout les déplacements et permutations à outrance est l'avenir. A l'ère d'un football de plus en plus analysé, comme dit, le fait d'être peu lisible par les adversaires est un vrai plus.
Et je prends donc l'avis de Ryan comme "j'arrive pas à savoir où est véritablement placé tel ou tel joueur, lui-même ne le sait pas d'une action à l'autre, c'est la preuve d'un collectif moins bien huilé et impossibilité de travailler ça facilement à l'entraînement car grande part laissée à l'improvisation". Là, où je vois que c'est cette improvisation — une des caractéristiques premières de Neymar (je ne sais pas où il veut en venir en disant qu'on ne le met pas dans son confort, tant touché un nombre fou de ballons, donc redescendre, semble aussi être une volonté du joueur) — et un milieu qui bouge beaucoup met les autres équipes dans l'inconfort. On est peu lisible ? C'est clairement une force. Après, encore une fois, ça le fait contre les équipes où on a toujours la balle, on en saura peut-être plus contre le Bayern. Si ça marche moins bien, on peut revenir à un bloc plus bas qui a finalement marché contre le meilleur adversaire rencontré ou alors un milieu plus classique avec T.Motta. Mais 90% de nos matchs seront sympas avec notre style actuel.