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Titi'
PARISIANISTE
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PSG : attention virages
Actu France Soir 17/05/10 à 07h04
Deux mois après la mort d’un supporteur parisien aux abords du Parc des Princes, l’enquête semble au point mort. Et derrière ce stand-by, pas mal d’inquiétudes et d’interrogations subsistent…
Samedi, le Parc des Princes a presque vécu une soirée ordinaire. Une défaite (1-3) de plus pour le Paris-S-G (la 15e cette saison) contre Montpellier et pas de heurts à signaler. Pourtant, le climat était tendu avant la dernière journée de l’exercice 2009-10. La faute à un contentieux qui date du match aller. A La Mosson, un supporteur parisien avait perdu un œil lors d’un affrontement avec des fans de La Paillade. Mais ces derniers temps, les tensions sont surtout dans les virages parisiens.

Le 28 février dernier, le Paris-S-G recevait l’OM. Un « clasico » classé à hauts risques. Ce soir-là, les supporteurs marseillais n’ont pas fait déplacement mais la violence a atteint un nouveau stade au Parc des Princes. Roué de coups par d’autres supporteurs parisiens, Yann Lorence trouve la mort dix-sept jours plus tard, à l’hôpital Beaujon de Clichy. Encarté Boulogne, l’homme de 37 ans aurait été victime de la guerre des clans opposant Boulogne et Auteuil.

« Le climat est électrique »

Le lendemain du décès, cinq interpellations ont lieu. « Il y a eu ces arrestations et puis plus rien ! Yann est mort il y a deux mois déjà… », s’impatiente un proche de la victime. Et au ministère de l’Intérieur, on commence à s’alarmer face à d’éventuelles représailles. Des travées du Parc surgissent des cris d’angoisse. « On se demande ce qu’attend la police pour avancer. Les coupables ont été clairement identifiés mais rien n’avance », avance un membre de la tribune Boulogne qui ne cache pas son égarement : « Les représentants des tribunes ne maîtrisent plus la situation. Le climat est électrique. Ça peut partir d’un jour à l’autre. »

40 % des IDS ne pointent pas

En charge de l’enquête, la 1re DPJ traînerait donc les pieds. Selon une source proche du dossier, c’est un conflit en interne qui ferait stagner l’instruction. Mais Place Beauvau l’inquiétude enfle sur la gestion des Interdits de stade (IDS). Il serait 40 % à ne pas pointer les soirs de matches. Samedi avant la rencontre, la Préfecture de Police assure par un communiqué que « 267 personnes sont interdites de stade à l’occasion du match Paris S-G – Montpellier. » L’un des hommes impliqués dans le passage à tabac de Yann Lorence serait un IDS sous contrôle judiciaire… L’individu en question aurait même été aperçu le 1er mai dernier au stade de France, le soir de la finale de la Coupe de France entre le Paris-S-G et Monaco, aux yeux et à la barbe des services de renseignements… et de certains membres de la tribune Boulogne. L’un d’eux confesse : « Si dans les jours à venir rien n’avance, je crains le pire. »

Eviter le pire, c’est le mot d’ordre des dirigeants du Paris-S-G. Le Président Leproux s’efforce de trouver une solution pour stopper les attitudes belliqueuses de certains de ses supporteurs. Après avoir songé à supprimer la vente des abonnements, les patrons du PSG vont opter pour une stratégie innovante et encore tenue secrète. Une solution plus sécuritaire et qui ne devrait pas entraîner une augmentation du prix des places. Et là-dessus, Auteuil et Boulogne devraient être d’accord…


Source : France-Soir
11G
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"C'est une expropriation sans préavis de notre seconde maison"

Le PSG, a annoncé ce mardi, la mise en place de mesures radicales pour lutter contre la violence dans et autour du Parc des Princes. Parmi elles, la fin des abonnements et le placement aléatoire dans les virages Auteuil et Boulogne. Alex, cadre du groupe de supporters Lutèce Falco, fait part de sa "tristesse" et de sa "rage".

Comment réagissez-vous à l'annonce de ce plan anti-violences par le président du Paris-Saint-Germain, Robin Lepoux?
Les mesures du plan anti-violence
De l'avis même de Robin Lepoux, le plan de lutte contre les violences est douloureux. Il comprend:
-le placement aléatoire entre les tribunes Auteuil et Boulogne. Ainsi, un supporter qui souhaiterait prendre une place dans un des deux virages du Parc ne pourrait savoir à l'avance à quelle place il se situera.
-la fin de la vente des abonnements
-la gratuité pour les femmes et le demi-tarif pour les enfants
-la création de tribunes familiales à Auteuil et Boulogne
-l'encadrement des déplacements
Mal évidemment. Mais ce n'est pas surprise. La semaine dernière, nous avions reçu de la part du club, une confirmation officieuse des "fuites" parues dans Le Parisien au début du mois. Nous avons pu organiser quelques actions pour le dernier match de la saison au Parc (PSG-Montpellier samedi 15 mai): une marche de la Porte d'Auteuil au stade à laquelle un millier de personnes a participé et un sit-in dans les tribunes à la fin de la rencontre. Tout cela pour manifester notre dépit et notre rage.
Malgré cela, ça reste un gros coup sur la tête. La purge est trop grande. Surtout pour tous ceux qui ont mangé de la merde pendant des années (en voyant la qualité des matches, ndla) et qui ont continué d'encourager leur club.
On ne peut toutefois pas tolérer deux morts en deux ans et un climat de quasi-guerre civile.

Comment régler ces problèmes alors?
Nous n'avons pas de solutions miracles. A Paris, on est au-delà du simple antagonisme entre tribunes. Il y a un fond sociologique et politique. C'est aux pouvoirs publics de régler cela, et nous ne sommes pas à leur place. Ce problème de hooliganisme perdure depuis des années. Le club l'a peut-être laissé sciemment se développer. Sans résultats sportifs, cela permet au PSG d'exister médiatiquement.

Dans le détail, que pensez-vous des différentes mesures annoncées?
Je m'attendais au coup des tribunes femmes. Cela créera un public artificiel comme quand le Stade français se déplace au Stade de France. Des gens qui ne connaissent pas forcément le rugby, mais qui viennent une fois, pour voir.
Quant au placement aléatoire entre Boulogne et Auteuil, c'est une loterie. Ce dispositif est complètement ubuesque. Il y a un côté apprenti sorcier. Par ailleurs, faire cohabiter des populations antagonistes, ça peut être dangereux et contre-productif.
Robin Lepoux veut forcer la mixité, mais ça ne se décrète pas. Est ce qu'il va installer des familles de Maliens au Vésinet (commune parmi les plus chères d'Ile-de-France, ndla)?

Le dialogue est aujourd'hui rompu entre les associations de supporters et la direction?
Oui, complètement. Nous avions annoncé notre mise en sommeil après les violences en marge de PSG-OM le 28 février dernier et notre dissolution samedi dernier. Mais avant cela, la direction ne parlait déjà plus aux associations. Elle a fait fermer les locaux réservés à ces groupes. Aujourd'hui, les dirigeants vont subir la colère des abonnés.

Justement, qu'avez-vous prévu pour les prochains mois? Comment allez-vous protester? Comment allez-vous supporter votre club?
C'est difficile de se projeter. On est sous le choc. Avec cette décision de supprimer les abonnements, beaucoup de souvenirs s'en vont. C'est une expulsion sans préavis de notre seconde maison.
On ne sait pas s'il y a un avenir au stade ou en dehors. Pas mal d'abonnés ne se prêteront pas au jeu et ne prendront pas de places dans les virages. Maintenant, nous avons pensé à d'autres choses, dont je ne vous parlerai pas.
Il n'y a plus d'association, mais cela n'empêchera pas les supporters de protester. Ce sera juste plus désorganisé. Les dirigeants savent à quoi s'en tenir.

Avez-vous songé à faire l'union sacrée avec la tribune Boulogne, rivale de celle d'Auteuil, pour vous opposer au plan de Robin Lepoux?
C'est malheureusement impossible aujourd'hui. Le problème va au-delà de l'opposition Boulogne/Auteuil. On touche aux supporters du PSG. Mais vu les récents événements, c'est impossible.


L'Express
11G
Citation
La tribune Boulogne attaque le PSG !

Les récentes mesures annoncées par le PSG pour mettre fin aux violences dans les tribunes du Parc des Princes provoquent la fureur des supporteurs parisiens. La tribune Boulogne s’apprête à attaquer le club en justice…

A peine la saison est-elle terminée que le Paris-SG s’apprête à disputer une nouvelle confrontation. En justice, cette fois-ci, et face à ses propres supporteurs. Quelques jours après avoir lancé leur « Manifeste PSG » – mettant notamment fin à la vente d’abonnements au Parc des Princes pour la saison prochaine –, les dirigeants franciliens pourraient être assignés en justice par la tribune Boulogne pour « discrimination ». Jeudi, le dossier était déjà à l’étude et entre les mains d’un membre du barreau parisien. Avec ce nouveau manifeste, les encartés des virages Boulogne et Auteuil sont interdits de renouveler leur abonnement l’année prochaine. Ce qui n’est pas le cas pour les autres abonnés… Une décision incomprise par bon nombre d’entre eux. Interrogé voilà quelques jours sur les nouvelles mesures annoncées par le président Lepoux, Philippe Pereira, le porte-parole de la tribune Boulogne, s’est dit scandalisé : « Depuis l’annonce des mesures prises par le président Lepoux, on entend toute une brochette de people dire bravo et taper dans les mains. C’est indécent de leur part de l’ouvrir. Ils viennent en loges, avec petits-fours et champagne… Nous, nous sommes clients du Paris-SG. »
Règlement de comptes

Et question service après-vente, les dirigeants parisiens vont devoir assurer. Car un autre problème se pose à eux : le match à huis clos contre Boulogne-sur-Mer devait donner droit à une réduction lors du prochain exercice pour tous les abonnés du Parc. Mais alors comment rembourser les supporteurs des deux virages ?

Le mal-être est partagé par les deux tribunes. Mardi, lors d’une conférence sur l’organisation de l’Euro 2016 – pour lequel la France est candidate –, des supporteurs parisiens ont fait irruption place de Bercy. Frédéric Thiriez, le patron de la Ligue (LFP), et Jean-Pierre Escalettes, son homologue de la Fédération (FFF), ont été pris à partie par la bonne centaine d’individus présents. Nombre d’entre eux seraient d’anciens des Supras Auteuil, un groupe de supporteurs du PSG dissous il y a peu. Et ça ne pourrait être que le début d’un long règlement de comptes entre une partie des spectateurs parisiens et les instances du football français.

Nicolas Vilas



France Soir
11G
Citation
PSG/supporteur tué: 3 libérations

Trois hommes, placés mardi en garde à vue dans l'enquête sur l'agression d'un supporteur battu à mort lors d'une rixe entre supporteurs parisiens fin février, ont été remis en liberté hier soir sans charge retenue à leur encontre, a-t-on appris de sources proches du dossier. Lors de leur interpellation mardi, des perquisitions ont par ailleurs été effectuées chez une dizaine de personnes, responsables d'associations de supporteurs du PSG.

Quatre hommes sont déjà mis en examen pour homicide volontaire dans ce dossier. L'un d'eux est en détention provisoire, les autres sous contrôle judiciaire. Ils sont soupçonnés d'avoir participé au tabassage mortel avant le match PSG-Marseille de Ligue 1 de football le 28 février. Le supporteur, Yann Lorence, âgé de 37 ans, était décédé mi-mars des suites de ses blessures.


Figaro
EduSuperGoleador
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Boulogne va manifester

Les supporters issus du virage Boulogne du Parc des Princes, visés directement par le plan antiviolences du Paris-SG, ont contre-attaqué jeudi dans un manifeste qui explique que «ce n'est pas un crime de supporter le PSG» et ont décidé d'organiser une manifestation devant le siège du club, au stade, le 12 juin à midi. «Il faut faire le ménage et il y a 400 personnes maximum à virer pour régler le problème, admet un porte-parole de Boulogne, mais il ajoute : C'est criminel de vouloir imposer à des gens de s'asseoir à côté de gens dont ils n'ont pas envie. Si jamais il y a un drame, le seul et unique responsable, ce sera M. (Robin) Lepoux», le président du PSG. Le plan antiviolences prévoit notamment un placement aléatoire des supporters dans les deux kops, Boulogne et Auteuil. (Avec AFP)


Lequipe.fr
Duff
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Plan antiviolence du PSG : le virage Boulogne contre-attaque

Les supporteurs issus du virage Boulogne, visés directement par le plan antiviolence du PSG, ont décidé de contre-attaquer dans un manifeste proclamant que «ce n'est pas un crime de supporter le PSG» et reprochant au club de «sacrifier» son public.

«Le dispositif mis en place par le club n'a de populaire que le nom et privilégie les plus aisés. Nous refusons que l'ensemble des supporteurs inconditionnels du PSG soit systématiquement assimilé au rang de voyous».
La tribune Boulogne, qui n'exclut pas d'initier un recours juridique contre le PSG pour «mise en danger d'autrui», appelle également à une manifestation le samedi 12 juin, à midi, devant le siège du club, au Parc des Princes.

Une rencontre lundi avec Lepoux ?

«Il faut faire le ménage et il y a 400 personnes maximum à virer pour régler le problème, a justifié un porte-parole de Boulogne. C'est criminel de vouloir imposer à des gens de s'asseoir à côté de gens dont ils n'ont pas envie. Si jamais il y a un drame, le seul et unique responsable, ce sera M. (Robin) Lepoux», le président du club. De même source, ce dernier pourrait rencontrer lundi des représentants de la tribune Boulogne lors d'un rendez-vous déjà reporté à de nombreuses reprises.

Le président parisien, qui avait présenté le plan le 18 mai, aurait été ému par les témoignages de certains supporteurs historiques s'indignant contre certaines mesures. Le plan antiviolence prévoit notamment un placement aléatoire des supporteurs dans les deux kops.

Après avoir initialement envisagé d'attendre entre six mois et un an avant de reprendre la commercialisation des abonnements, Robin Lepoux serait aujourd'hui décidé à le faire après trois mois si le début de saison ne connaît aucun incident. «Soit Robin Lepoux est naïf, soit il ne veut plus qu'on vienne, conclut-on à Boulogne. Mais d'ores et déjà nous lui avons dit que nous continuerions à venir.»


Nemeto


EduSuperGoleador
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Peu de réabonnements pour l’instant

C’est l’autre incertitude de la saison. A quoi ressembleront les tribunes du Parc des Princes cette année ? La campagne de réabonnement a débuté depuis quelques jours. Mais les supporteurs du PSG ne sont guère nombreux à s’être manifestés. Certes, le club commence tout juste à communiquer, avec d’ailleurs plus de trois semaines de retard par rapport à la saison dernière.
Des mails d’information devraient être envoyés dans les prochaines heures aux supporteurs tandis qu’un courrier, évoquant les tarifs, devrait leur parvenir aujourd’hui ou demain. Mais de nombreux fans hésitent encore à renouveler leur engagement.
En vertu du plan de sécurité mis en place par le PSG, ceux qui souhaitent rester dans les kops Auteuil et Boulogne ainsi que dans les quarts de virage (environ 13 000 personnes occupaient ces places la saison dernière) ne peuvent plus s’abonner. Ils doivent acheter leur billet à chaque match et accepter le « placement aléatoire ». Pour éviter tout débordement, ces virages seront compartimentés. Les travaux ont commencé.
Mais certains supporteurs craignent malgré tout des incidents et sont donc frileux à l’idée de s’installer dans ces secteurs. Ils peuvent prendre un abonnement en latérales ( environ 7 000 abonnés l’année dernière), mais ils devront alors débourser deux à trois fois plus. Du côté du PSG, on ne se montre guère inquiet. « On a reçu de nombreux appels de supporteurs et d’entreprises qui nous ont apporté leur soutien et qui se disent prêts à venir au Parc », indique-t-on au club. De nombreux fans devraient toutefois attendre les premiers matchs du mois d’août avant de se décider.


Parisien.
11G
Citation
Vers une annulation des dissolutions des Authentiks et Supras Auteuil ?

Le rapporteur public du Conseil d’Etat, Mr Frédéric Lenica, a annoncé ce lundi ses conclusions sur l’affaire opposant le Ministère de l’intérieur et deux associations de supporters du PSG, les Authentiks et les Supras Auteuil. Ces conclusions sont favorables à une annulation de la dissolution de ces deux associations. Frédéric Lenika a évoqué des vices de légalité internes et externes au dossier. Le Conseil d’Etat se réunira dans quinze jours pour annoncer sa décision définitive. Le PSG, via son service de presse, n’a pas souhaité communiquer sur ce sujet


RMC
Buscape
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Deux dissolutions annulées ?


Dissoutes le 28 avril dernier par le Ministère de l'Intérieur, les Supras Auteuil 91 et les Authentiks, deux associations de supporters du Paris Saint-Germain, pourraient finalement être réhabilitées. Le rapporteur public devant le Conseil d'Etat a en effet recommandé, lundi, l'annulation des deux décrets ayant prononcé la dissolution des deux groupes. Le rapporteur public, Frédéric Lenika, a évoqué des vices de légalité internes et externes dans cette affaire et annoncé des conclusions favorables à une annulation de la dissolution des deux associations.

Devant la plus haute juridiction administrative, qui a mis sa décision en délibéré, le rapporteur public a recommandé de «censurer» les décrets, les estimant juridiquement contestables sur la forme et sur le fond. Il a notamment très fermement critiqué la procédure ayant conduit à la décision du ministre de l'Intérieur, car elle n'aurait selon lui pas permis un débat contradictoire et donc la possibilité pour les deux groupes de s'expliquer sur les actes de violence qui leur étaient reprochés. Ces faits eux-mêmes ne sont pas prouvés, a encore avancé le rapporteur public, parlant d'un «dossier vide d'éléments matériels». Le Conseil d'Etat se réunira dans quinze jours et rendra sa décision définitive.

Sept associations de supporters de clubs de football de Ligue 1, dont cinq du PSG, une de l'OGC Nice et une de l'Olympique Lyonnais, avaient été dissoutes pour violences fin avril, une mesure sans précédent dans le sport français. (Avec AFP)


L'Equipe
Roufi
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Rolin : « Le plan Lepoux peut être remis en cause »

Suite à l’annonce du rapporteur public du Conseil d’Etat, Frédéric Lenica, qui a demandé l’annulation des dissolutions de deux associations de supporters du PSG (les Authentiks et les Supras Auteuil), l’avocat des Supras Auteuil, Frédéric Rolin, a laissé planer l’eventualité d’une remise en cause du plan établi en fin de saison par Robin Lepoux concernant la sécurité et la fréquentation du Parc des Princes. « Le Conseil d’Etat a parlé. Je pense qu’il s’agit à chacun désormais de s’interroger sur ce qu’il doit faire. Le plan du président Robin Lepoux (1) a été annoncé après les dissolutions. Il me semble que l’annulation de ces dissolutions oblige un nouvel examen de ce plan. Il est tout à fait possible qu’il soit remis en cause. »

(1) : Pour « pacifier et restaurer l'image du club », Robin Lepoux a snotamment upprimé les abonnements en tribunes Auteuil, Boulogne, G et K. L’attribution des places dans les tribunes basses d'Auteuil et de Boulogne s’effectueront de manière aléatoire. Les places adultes seront gratuites pour les femmes et à tarif réduit pour les enfants (6 €, contre 12 pour un adulte plein tarif). Une tribune famille sera également créée dans la partie médiane du stade.


RMC.FR
HHA
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Le Conseil d’Etat va-t-il contredire Hortefeux ?

Coup dur pour le PSG ! Devant le Conseil d’Etat, le rapporteur public a recommandé hier l’annulation des deux décrets de dissolution de deux associations de supporteurs du PSG, les Supras et les Authentiks. Ces deux groupes (ainsi que cinq autres dont trois à Paris, un à Nice et un à Lyon) avaient été dissous par le ministère de l’Intérieur pour violences fin avril.

La plus haute juridiction administrative a mis en délibéré sa décision qui devrait être rendue dans une quinzaine de jours. « Mais à 90 %, l’avis du rapporteur est suivi par le Conseil d’Etat », indique Me Rolin, avocat des Supras. Le rapporteur a évoqué un « dossier vide d’éléments matériels » et estimé que les décrets de dissolution étaient juridiquement contestables sur la forme et sur le fond.

Le club garde le silence

« Il a notamment dit que les droits de la défense n’avaient pas été respectés lors de la procédure ayant conduit à la décision du ministère de l’Intérieur car les deux associations n’avaient pas eu la possibilité de s’expliquer sur les actes de violence qui leur sont reprochés, raconte Me Rolin. Surtout, il a affirmé que la quasi-totalité des faits reprochés par le ministère ne pouvaient pas leur être imputés. » Le rapporteur a indiqué que seuls les affrontements du 28 février, en marge du match PSG - OM ayant entraîné la mort de Yann Lorence, comportaient de nombreux éléments de présomption mais pas assez pour parler de faits répétés et commis en réunion et donc pour justifier une dissolution.

« C’est un camouflet pour le ministère de l’Intérieur mais aussi pour le PSG, précise l’avocat. Si c’est confirmé dans quinze jours, il y aura forcement une conséquence sur leur plan de sécurité (NDLR : qui prévoit la fin des abonnements en tribune Auteuil et Boulogne ainsi qu’un placement aléatoire dans ces virages).
Des conventions existent en effet entre le club et ses associations. » Du côté du PSG, on préfère garder le silence. « Attendons de voir si le Conseil d’Etat suit, précise une source proche du club. Ce serait en effet un énorme discrédit pour Brice Hortefeux. Et si la décision est bien rendue en ce sens, elle ne change rien sur le fond. Les conventions ne garantissent pas l’accès à telle ou telle tribune. Le plan n’est pas remis en cause. »


Le Parisien
Biz Markie
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PSG - Supporters
Carton jaune pour l’Intérieur

Le rapporteur public devant le Conseil d’État recommande l’annulation de la dissolution des groupes de supporters parisiens Supras et Authentiks.

Le 28 février dernier, après plusieurs semaines de conflit, de violents incidents éclatent entre supporters parisiens des tribunes Boulogne et Auteuil aux abords du Parc des Princes avant le match entre le PSG et l’OM. Lynché par plusieurs personnes, Yann Lorence, membre historique de la tribune Boulogne, succombe à ses blessures quelques jours plus tard. Face à un tel drame, le gouvernement décide d’accentuer sa politique répressive, déjà renforcée à l’automne par la création de la Division Nationale de Lutte contre le Hooliganisme, afin d’« éradiquer définitivement la violence du Parc des Princes et des stades de football ».

S’en suivent une vague d’interdictions de stade dans les deux camps parisiens, des mesures exceptionnelles de huis clos et d’interdiction de déplacement des supporters du PSG, ainsi que la constitution d’un dossier de dissolution de sept groupes de supporters, dont cinq parisiens, ce que la loi permet en cas d’actes en réunion de violence ou d’incitation à la haine ou à la discrimination. Trois groupes ultras des tribunes Auteuil (Supras et Grinta) et G (Authentiks) et deux bandes de hooligans de Boulogne (Commando Loubards et Milice Paris) sont ainsi dissous le 28 avril après leur audition devant la commission consultative de prévention des violences dans le sport.

Jugeant cette décision arbitraire, deux associations, les Supras et les Authentiks, décident de la contester devant le Conseil d’État. Ils estiment que les griefs qui leur sont reprochés ne tiennent pas ou n’entrent pas dans le cadre de l’application de la loi. La consultation de leurs dossiers donne en effet le sentiment qu’ils ont été montés dans la précipitation pour répondre à l’urgence médiatique et pour anticiper une éventuelle présence du PSG en finale de Coupe au Stade de France.

Un avis motivé contre les dissolutions

Après le rejet, début juin, de la demande de suspension en référé de leur décret de dissolution par les deux associations, car la condition d’urgence n’était pas établie, le rapporteur public, Frédéric Lénika, a rendu ce lundi 5 juillet devant le Conseil d’État son verdict sur le fond du dossier. Son rapport recommande l’annulation des décrets de dissolution, du fait de vices de légalité internes et externes, et juge le dossier « vide d’éléments matériels ».

Maître François Gilbert, avocat des Authentiks, explique : « Les preuves étaient inexistantes, comme nous l’avons toujours affirmé. Le rapporteur public a donc censuré les décrets, les estimant juridiquement contestables sur la forme et sur le fond ». Maître Frédéric Rolin, avocat des Supras, précise : « Les éléments factuels violents reprochés à l’association sont considérés par le rapporteur comme non établis, sauf ceux du 28 février, mais une seule personne est mise en cause. Un peu maigre pour parler de violence en réunion ». Voilà donc pour le fond. Et pour la forme ? « Le rapporteur public a également critiqué la procédure ayant conduit à la décision du ministre de l’Intérieur », relate Maître Gilbert, qui ajoute : « On n’a jamais eu droit à une discussion où chacun défendait son point de vue de manière contradictoire ». « Ce qui a été critiqué, c’est le principe même d’une organisation par séquence : les supporters ont été auditionnés, puis la police. À aucun moment, il n’y a eu d’échange ni de débat possible », étaie Maître Rolin. Un verdict d’autant plus fort qu’il est rare, « seulement une dizaine de décrets sont annulés par an » souligne Maître Gilbert. Un verdict qui met donc en porte-à-faux le Ministère de l’Intérieur et qui souligne que si la lutte contre le hooliganisme est nécessaire, elle ne peut pas s’exercer n’importe comment.

Quelles conséquences ?

Et maintenant ? Le Conseil d’État doit rendre sa décision d’ici fin juillet. Les associations et leurs avocats sont optimistes car « neuf fois sur dix, le Conseil suit l’avis du rapporteur public » confie Christophe Uldry, porte-parole des Supras. Même si certains membres des deux groupes redoutent des pressions de l’Intérieur, du PSG et de la LFP sur le Conseil d’État, les avocats n’y croient guère.

Il est donc probable que ces deux associations renaissent prochainement et retrouvent ainsi leurs droits, notamment ceux établis par la convention qu’elles ont passé avec le club. Ce qui contrarierait forcément le plan de Robin Lepoux consistant à casser le fonctionnement des deux tribunes en ne permettant pas le renouvellement des abonnements et en établissant un placement aléatoire. « Une convention très précise nous lie au PSG et nous donne de nombreux droits comme l’accès à un local au Parc des Princes ou le droit de poser la bâche », explique Christophe. « Cette convention, le club l’a rompue de façon unilatérale en mai dernier sans suivre le processus établi. Nous avons donc le droit pour nous : cette convention est toujours valable juridiquement. Maintenant, il y a deux possibilités. Soit le club est conciliant et nous pouvons tous revenir autour de la table et discuter des modalités de retour des associations au stade. Soit le club refuse de dialoguer et on ira devant les tribunaux ». Quid du conflit toujours vif avec la tribune Boulogne ? « C’est très compliqué. On ne peut pas faire comme s’il ne s’était rien passé le 28 février. C’est pour ça qu’on voudrait discuter de manière constructive avec le PSG, pour le bien de tous. J’espère qu’ils sont conscients de l’enjeu et qu’ils accepteront de négocier avec nous, même si j’ai quand même des doutes à ce sujet ».

LDC, JPM et QB

sofoot.com
HHA
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Le PSG ne s’inquiète pas

Lundi, le rapporteur public du Conseil d’Etat a recommandé l’annulation des décrets de dissolution de deux associations de supporteurs du PSG, les Supras et les Authentiks. La plus haute juridiction administrative ne rendra sa décision que dans une quinzaine de jours. Mais ces deux groupes de fans espèrent bien retrouver leur statut, voire les droits auxquels ils peuvent prétendre en vertu des deux conventions signées en 2005 et en 2008 avec le club (la mise à disposition de locaux au Parc, l’accès au stade en semaine, la tenue de réunions avec le PSG…).

Ces conventions obligent-elles également les dirigeants parisiens à leur vendre des abonnements et à les placer dans telle ou telle tribune ? Si celle datant du 14 septembre 2008, que « le Parisien » - « Aujourd’hui en France » s’est procurée, indique les tarifs des abonnements jusqu’en 2012, elle n’évoque aucune obligation de ce genre. « Le PSG est maître de sa politique commerciale, affirme-t-on dans l’entourage du club. Les dirigeants peuvent tout arrêter d’une saison sur l’autre. Il n’y a aucune conséquence sur le plan de sécurité (NDLR : dont les mesures phares sont la fin des abonnements en tribunes Auteuil et Boulogne et le placement aléatoire) . »

Un an d’incidents

Surtout, si ces associations sont réhabilitées par le Conseil d’Etat, le PSG devrait dénoncer aussitôt les deux conventions. Celle de 2005 stipule qu’en cas « de résiliation pour convenance » un délai de six mois est nécessaire. Mais la résiliation peut aussi prendre un effet immédiat en cas de « manquements », précise l’art 4 de la convention de 2008.
Sous quelles conditions ? Il faut pour cela que les associations aient déjà été mises en demeure une fois. Ce fut le cas lors d’une réunion le 6 mars 2009 à propos de PSG - Saint-Etienne, où les supporteurs avaient été à l’origine de plusieurs feux de bengale. Depuis, les incidents en tribune n’ont pas cessé. La saison dernière, 382 engins pyrotechniques ont ainsi été lancés par les fans parisiens, ce qui pourrait donc constituer une deuxième faute, les signataires de la convention s’étant engagés à ne pas en utiliser. « Dès le second manquement (…), le PSG sera en droit de résilier unilatéralement la présente convention avec effet immédiat à compter de l’envoi d’un courrier recommandé », peut-on ainsi lire. Du côté du PSG, la sérénité est donc de rigueur.


Le Parisien
corto-news
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Ultras du PSG : Une nouvelle bâche pour Brice ?

Brice est-il compétent ? La question se pose, car notre appelant du tribunal correctionnel de Paris, pour des propos racistes, est en passe de ramasser un nouveau gadin judiciaire, cette fois-ci du côté du Conseil d’Etat. Ce qui après tant d’autres choses, pose sérieusement la question de sa compétence.

En cause, plusieurs arrêtés publiés au JO de ce 28 avril, prononçant la dissolution d’associations de supporteurs du PSG. En marge d’un match, le 28 février, un supporteur de la tribune Boulogne avait été roué de coups par des supporters de la tribune Auteuil, dixit le ministère de l’Intérieur, et il avait succombé deux semaines plus tard de ses blessures.

Le ministre s’était fâché en tricolore, et sept associations de supporters avaient été dissoutes par décret publiés au JO. A coup sûr, pour un non-amateur de foot comme moi, ces associations étaient impliquées jusque là dans les violences. Donc rien à fiche, et au contraire, pourquoi ne pas avoir sévi plus tôt ?

Le décret contre « Supras Auteuil 1991 »


Voici l’un des arrêtés signé par Brice-le-Valeureux, prononçant l’annulation de l’association « Supras Auteuil 1991 ». Aie, aie, aie le réquisitoire…


Considérant que les trois associations « Paris 1970 – La Grinta », et « Les Authentiks » font partie de la mouvance « ultras » du Paris Saint-Germain ; que, si elles sont distinctes, leurs membres sont le plus souvent impliqués dans les mêmes faits et agissent le plus souvent de concert en vue d’entretenir une confusion sur l’identité des auteurs des troubles ;

Considérant que, depuis le début de la saison 2009-2010, des supporters ont, en tant que membres de « Supras Auteuil 91 », en nombre variable, répété des actes de violence ou d’incitation à la haine ou à la discrimination lors de rencontres sportives ;

Considérant que, le 12 septembre 2009, des membres de l’association « Supras Auteuil 91 » ont participé à l’agression de supporters marseillais demeurant en région parisienne, qui s’apprêtaient à embarquer dans un car à Paris, pour se rendre au Mans, afin d’assister à un match de leur équipe ; que, lors de cette agression, quatre personnes ont été blessées, dont une mineure de 12 ans et des vols ont été perpétrés dans les soutes du véhicule ;

Considérant que, le 13 septembre 2009, des supporters de l’association « Supras Auteuil 91 » ont, aux côtés de supporters d’autres associations, fait usage d’engins pyrotechniques dans le stade Louis-II de Monaco mettant notamment en danger des personnels de sécurité du club et provoquant des dégâts matériels importants ;

Considérant que, le 5 décembre 2009, l’agression d’un supporter du PSG Club d’Angers par un membre de l’association « Supras Auteuil 91 » a dégénéré en bagarre générale ;

Considérant que, le 9 février 2010, des membres de « Supras Auteuil 91 » ont dégradé des grilles séparatives en tribunes, contraignant les forces de l’ordre à intervenir ;

Considérant que, le 28 février 2010, les membres de l’association « Supras Auteuil 91 » ont jeté sur les forces de l’ordre de nombreux projectiles (bouteilles, fumigènes, bombes agricoles, mortiers, lance-fusées) ; que des membres de « Supras Auteuil 91 » ont participé à la bagarre à la suite de laquelle l’un des participants est décédé ;

Considérant que la répétition de ces événements a créé de véritables tensions, source de violences, et qu’en outre les dirigeants du club PSG confirment ces faits et demandent qu’il soit mis fin à l’activité de cette association ;

Considérant que de tels faits, commis en réunion, en relation ou à l’occasion de manifestations sportives, constituent des actes répétés de dégradations de biens et de violences sur des personnes qui, aux termes des dispositions de l’article L. 332-18 précitées sont de nature à justifier la dissolution de l’association dont des membres ont commis lesdits faits ;

Considérant, en conséquence, qu’il y a lieu de prononcer la dissolution de l’association « Supras Auteuil 91 ».

Et j’approuve ! Enfin, j’approuvais jusqu’à lire le compte-rendu de l’audience qui s’est tenue hier lundi devant le Conseil d’Etat.

Gros nuages devant le Conseil d'Etat

Les avocats des deux associations ayant formé un recours avaient protesté sur le thème : « On ne nous a pas laissé la possibilité de nous expliquer sur le griefs, et le dossier est vide. Ce n’est que l’annonce politique ». Sûrement des antisarkozystes primaires.

Le problème est qu’hier, le rapporteur public devant le Conseil d'Etat a fait exactement la même analyse, et a recommandé lundi l'annulation de deux décrets.

Tout d’abord, zéro pointé sur la procédure conduite par le ministre de l'Intérieur car elle n'a pas permis un débat contradictoire permettant aux deux clubs de supporters de s'expliquer sur les actes de violence qui leur étaient reprochés. Un truc à l’iranienne ou à l’afghane, au choix.

Ensuite, les faits eux-mêmes, c’est-à-dire toutes les horreurs que vous avez pu lire plus haut comme motivation du décret. Et le problème est simple : aucune preuve n’est apportée, a dénoncé le rapporteur public, parlant d'un « dossier vide d'éléments matériels ». Du gros bidon de chez bidon.

Le rapporteur public donne un avis, et le Conseil d’Etat est libre de son analyse. Mais à ce stade, si j’ose dire, ça parait bien mal parti pour les deux décrets, soigneusement préparés par Brice, et non moins soigneusement signés par François, notre premier sinistre.

Demain, les mêmes nous dirons toute la difficulté de lutter contre la délinquance organisée ou le terrorisme, ce que je conçois bien volontiers. Mais quand je vois ce duo se planter pour dissoudre une association de supporters de foot, je m’inquiète sérieusement pour le reste...


http://lesactualitesdudroit.20minutes-blog...pour-brice.html
Rodriguez
Citation
Madame, Monsieur

C'est solennellement que je m'adresse à vous aujourd'hui

Au lancement de cette nouvelle saison, les tribunes Auteuil, Boulogne, G et K, où vous étiez abonné la saison passée, ne seront pas commercialisées en abonnement.

Les graves évènements qui ont émaillé la saison 2009 / 2010, dont la plus sombre fut la mort d'un homme aux portes du stade, m'ont poussé à prendre les décisions qui s'imposaient. Si l'attachement à une tribune, poussé à son paroxysme, ne pouvait trouver son achèvement que dans la haine et la violence, dévoyant ainsi sa vraie raison d'être, l'amour du Club et l'envie de le partager avec d'autres; alors il était de mon devoir de faire cesser cette spirale.

C'est pourquoi j'ai proposé une nouvelle dynamique avec TOUS PSG, affirmant un refus des tensions, de la violence, des drames qui s'écoulent.
TOUS PSG pour que le football redevienne une fête, dans le plus beau stade de France, le parc des princes.
TOUS PSG pour pouvoir venir au Parc en famille, en couple, entre copains, assister aux matches dans une ambiance apaisée, avec des joueurs et des supporters qui se sentent proches et solidaires.

Tous ceux d'entre vous qui se retrouvent dans TOUS PSG seront les bienvenus au Parc des Princes. Le club parisien doit rester indissociable de son assise populaire, c'est pourquoi sera mis en place une politique tarifaire attractive dans les virages, avec des billets à 12€, 6€ pour les plus jeunes et la gratuité pour les femmes;

J'ai dit et je redis que ces mesures sont évolutives et transitoires. Dès que la sérénité et l'esprit de fête auront fait leur retour au Parc des Princes, et je l'espère bien dès cette saison, nous rétablirons les abonnements dans cette tribune, et l'ancienneté qui était la vôtre sera bien entendu prise en compte

Je vous prie de recevoir, madame, monsieur,


Robin Lepoux
Président du PSG
Kiolm
Citation
PSG : les fresques de la tribune Auteuil effacées

Qu'on se le dise, Auteuil et Boulogne au Parc des Princes, c'est bel et bien terminé. Pour marquer le coup, les dirigeants du Paris Saint-Germain ont décidé d'effacer les fresques réalisées par les supporters.




Auteuil vs Boulogne, c'est terminé
En attirant un public différent dans les tribunes du stade, les dirigeants parisiens comptent mettre un terme, de fait, à la guerre ancestrale opposant Auteuil à Boulogne. Les tribunes seront désormais composées d'enfants invités de la Fondation PSG et de la mairie de Paris, et de spectateurs placés de façon aléatoire.
Les abonnements seront quant à eux provisoirement suspendus, chaque spectateur devant du coup acheter son billet pour chaque journée de championnat, billets distribués eux aussi de manière aléatoire. La mixité ainsi créée devant, selon la direction, rétablir le calme dans les tribunes.

Une nouvelle grille tarifaire
Enfin le PSG compte appliquer de nouveaux tarifs. Selon Le Parisien, le prix du billet n'excédera pas 12 euros par match pour les deux anciens virages, 6 euros pour les enfants de moins de 16 ans et sera même gratuit pour les femmes. Le club prendra en charge les déplacements avec un pack transport + billet, sous condition de présentation d'une pièce d'identité.

Les fresques effacées
Afin de marquer une réelle coupure, le PSG fait effacer les fresques réalisées par les supporters dans l'enceinte du Parc des Princes. En 2005, et sur accord avec le PSG, les coursives du virage Auteuil ont été entièrement taguées et graffées. Le site officiel du PSG affichait ces graffiti avec une certaine fierté. Les grands moments et les joueurs mythiques du club comme Bernard Lama y étaient représentés.

Les premières couches de peinture ont été appliquées sur ces reliques, effaçant par la même occasion le symbole d'une bonne entente entre le PSG et ses supporters. Le PSG compte changer d'image : reste à savoir ce qu'en diront ses supporters pendant la première journée et la réception de l'AS St-Etienne.


TF1.FR
BiBi
Citation
Ligue 1 PSG: Les Authentiks et Supras Auteuil 91 finalement bien dissous

PSG: Les Authentiks et Supras Auteuil 91 finalement bien dissousLe Conseil d'État, la plus haute juridiction administrative, n'a finalement pas suivi son rapporteur public qui avait recommandé, le 5 juillet dernier, l'annulation des dissolutions des Supras Auteuil 91 et des Authentiks suite aux débordements et la mort d'un supporter avant le match entre le PSG et l'OM, le 28 février dernier. Selon un communiqué de presse publié sur son site officiel, le Conseil d'État explique ainsi: "Deux associations de supporters du Paris Saint-Germain - l'Association les Authentiks et l'Association Supras Auteuil 91 - avaient contesté les décrets procédant à leur dissolution pour des actes répétés de dégradations de biens et de violences sur personnes. Le Conseil d'État juge que la procédure a été régulière et que la sanction était justifiée, mais pour des raisons différentes de celles initialement retenues."


football.fr
EduSuperGoleador
Citation
PSG : Les supporters parisiens plus violents que les autres ?

16 juillet 2010 - 17h47

La question mérite d'être posée même si la réponse semble évidente : non, les fans du PSG ne sont pas tous des hooligans en puissance. Alors pourquoi tant de crainte comme en témoigne le match récemment annulé dans le Nord.
Finale de la Coupe de France : Le PSG partage avec ses supportersFinale de la Coupe de France : Le PSG partage avec ses supporters
Pourquoi tant de débordements dans l'enceinte du Parc des Princes et en dehors ?


Match amical annulé dans le Nord

Le match amical Malines/PSG, qui devait se dérouler dans le Nord de la France n'a pas pu avoir lieu, faute de terrain disponible. La raison est toute autre : aucune ville ne voulait « prendre le risque » d'accueillir le PSG. En effet, les supporters parisiens ont une mauvaise réputation. Entre la mort d'un homme aux abords du Parc des Princes et les différentes bagarres entre groupe de supporters, le parisien affublé d'une écharpe du PSG est considéré comme potentiellement dangereux. C'est notamment pour cette raison que le président du PSG, Robin Leproux, a mis en place un plan anti-violence. Ce dernier consiste à appliquer un placement aléatoire des abonnements pour faire « éclater » le regroupement des supporters. Quitte à y perdre de l'ambiance.

Supporter le PSG n'est pas équivalent à être violent
Ces derniers temps, le Paris Saint Germain a été assimilé à un repère pour hooligans sous fond de guerre interne entre Boulogne et Auteuil. Il faut néanmoins nuancer : le PSG n'est pas un «club violent» ni même les parisiens eux même. Ce sont quelques dizaines voire centaines d'individus qui prennent le club francilien en otage, venant au stade ou à ses abords pour des raisons qui ne sont pas footballistiques ! Ne mélangeons pas tout, des supporters qui encouragent leur équipe sans se battre cela existe même au PSG ! Cependant ce climat hostile peut, il est vrai, en effrayer plus d'un.

Le club parisien est à un tournant de son histoire. L'enjeu sécuritaire est de taille, l'image du PSG l'est tout autant.


TF1 huh.gif
JeromeTouboulArnaudHermant
Citation
Les supporteurs parisiens inquiétent Hortefeux

Le ministère de l’Intérieur a réagi hier après l’annulation du dernier match amical du PSG dans le Pas-de-Calais, Arras puis Le Touquet ayant successivement refusé d’accueillir la rencontre face à Malines. « Il fallait être vigilant et prendre des précautions. Si nous ne l’avions pas fait et qu’il y avait eu des débordements, on nous aurait dit : Que fait la puissance publique ? a expliqué hier Michel Bart, le directeur de cabinet de Brice Hortefeux.
Aucun autre club n’est dans la situation du PSG. »

Il soutient les dirigeants

Vu la proximité de la capitale, les pouvoirs publics craignaient des bagarres entre supporteurs du PSG dans le Pas-de-Calais. « On n’avait pas envie d’un match retour entre Auteuil et Boulogne, souligne Michel Bart. La saison dernière, les premiers problèmes entre les deux tribunes avaient débuté à Lille. Au final, je préfère qu’ils jouent à huis clos et qu’il n’y ait pas d’incidents. » Toujours à propos des supporteurs, le ministère a annoncé qu’il allait accompagner et soutenir le PSG dans la mise en place de son nouveau plan sécurité. « Nous allons travailler avec le PSG pour renforcer et adapter le dispositif policier en vue de la prochaine saison. Il y aura une vigilance accrue en ce début de championnat, insiste Michel Bart. On va également rencontrer les dirigeants parisiens pour voir comment vont s’organiser les déplacements de leurs supporteurs qui sont désormais pris en charge par le club. »

F.G. (REUTERS/ALEX DOMANSKI.)


Le Parisien
sylvain
guiclay
Citation
Le plan sécurité mis en place


A l’occasion du Tournoi de Paris aujourd’hui et demain au Parc des Princes, le PSG va tester son plan sécurité, révélé dans nos éditions du 8 mai dernier. La direction parisienne a décidé de supprimer les abonnements en tribunes Auteuil, Boulogne et G. Et désormais, le placement des spectateurs dans ces secteurs se fera de façon aléatoire.
La partie basse sera ouverte à tous, le haut sera lui réservé aux invitations données par la Fondation PSG et aux familles qui bénéficieront de prix attractifs (18 euros pour un homme, une femme et un enfant).
Malgré la faible affluence attendue (entre 10 000 et 15 000 spectateurs chaque jour dont plusieurs milliers d’invitations), le dispositif sécurité sera digne d’un match à risques. Le club a mobilisé près de 500 personnes (stadiers, contrôleurs...) et autant de policiers voire un peu plus devraient aussi être réquisitionnés.

Les ultimes réglages peaufinés. Mercredi, les différents services de police concernés par ce plan anti-violence historique se sont réunis au Parc des Princes, sous la houlette de la préfecture. Dans ce dossier, le PSG est totalement soutenu par les pouvoirs publics. Même si l’affluence du Parc des Princes baisse cette saison, la préfecture a confirmé que ce dispositif serait maintenu coûte que coûte. Les derniers détails portent sur les accès au Parc des Princes. Des préfiltrages seront positionnés aux abords. Pour pénétrer dans le périmètre du stade, il faudra présenter un billet de match et pour ceux qui voudraient acheter une place avant match en virages, il faudra être en possession de la carte « Tous PSG ». Les travaux pour scinder les parties hautes des virages en trois et les parties basses en deux ont été terminés. Enfin, le club, qui souhaite faire asseoir les supporteurs installés dans ces zones, réfléchirait aussi à recruter des « ambianceurs » bénévoles chargés d’animer les tribunes. vahid.gif

L’attitude des supporteurs observée. Lors des multiples réunions préparatoires à la saison qui débute le week-end prochain avec la réception de Saint-Etienne, les services de renseignement de la police ont fait des rapports sur les comportements redoutés des ultras parisiens, opposés à ce plan. Ces dernières heures, ils ont fait état de la volonté de certains de bloquer les accès au stade ce week-end ou plus tard, pourquoi pas avec des « sitting ». Par ailleurs, hier, un tract a été adressé au camp d’entraînements parisien. Signé des « orphelins du PSG », il émanerait de supporteurs d’Auteuil et de Boulogne qui appellent à la mobilisation sans être plus précis dans leurs revendications. Aujourd’hui, il est peu probable que des incidents éclatent en raison du dispositif mis en place et de la surveillance dont font l’objet les supporteurs d’Auteuil et de Boulogne qui envisageaient, ces derniers jours, un boycott du tournoi de Paris.
Fabrice
http://www.psgmag.net/929-On-m-a-reproche-d-engrener-toute

Citation
Je m’appelle Laurent Bylka, j’ai 30 ans. Je vis en couple depuis 11 ans, j’ai quatre enfants — un garçon et trois filles —, je suis cariste. Je suis un habitué de la tribune Auteuil depuis de nombreuses années. L’année dernière j’étais abonné en tribune G, carté chez les Authentiks.
« Leproux envoie les Portugais à Boulogne ! »
Samedi, lors du match PSG-Porto, j’étais en tribune Boulogne rouge. Cela s’est plutôt bien passé avec les stewards, qui nous ont laissé chanter debout et semblaient aussi déçus que nous de voir le Parc des Princes dans cet état.

Une vingtaine de supporters portugais ont essayé de bâcher — les stewards comptaient les laisser faire —, mais nous les en avons empêchés car si cela nous était interdit à nous Parisiens, alors il n’était pas normal que des supporters adverses aient le droit de le faire dans notre propre tribune. Ils ont très bien compris notre position. Il s’agissait de supporters venus de Porto, et non de Franciliens d’origine portugaise. Ils nous ont d’ailleurs montré leurs billets : ils avaient en fait des places dans le parcage visiteurs, en tribune F, mais ils nous ont expliqué que c’est le président du PSG qui avait demandé à ce qu’ils soient placés à Boulogne malgré leurs billets ! Que se passera-t-il quand un groupe de supporters adverses plus nombreux fera la même chose ?

En deuxième période, en Boulogne bleu, des chants marseillais ont commencé à se faire entendre. C’était l’œuvre de petits d’une dizaine d’années. Samedi soir, j’étais déjà dégoûté de voir le Parc comme ça, mais dimanche allait être pire…
« Les stewards ont voulu m’exclure du stade »
Votre article sur le match PSG-Roma de dimanche est très exact. Nous étions placés en bas à gauche de la tribune Auteuil rouge. Nous avons sympathisé avec quatre personnes placées derrière nous, et nous avons décidé — après que les stewards nous ont demandé de nous asseoir pour la cinquième fois — de nous déplacer, et nous rapprocher des supporters romains. Quelques connaissance sont venues nous rejoindre, et nous avons commencé à lancer quelques chants. Les joueurs de la Roma sont venus s’échauffer au pied de la tribune, l’ambiance était toujours bon enfant, même si un steward venait nous demander de nous asseoir toutes les deux minutes.

Ensuite les renseignements généraux sont arrivés en haut des escaliers, et les stewards ont commencé à être encore plus pénibles : nous gênions soi-disant des enfants, alors qu’il n’y avait personne derrière nous… Devant leur insistance, nous avons décidé de nous regrouper avec quelques autres Parisiens motivés et de nous placer à un endroit où nous ne pouvions pas gêner qui que ce soit, puisque derrière nous se trouvait un mur. Nous avons continué à chanter debout. Voyant que les stewards continuaient à faire ch… tous ceux qui se tenaient debout, j’ai lancé le chant « tout le monde debout », qui sera suivi par toute la tribune.

Après quelque chants — « Ô Ville Lumière » et « Colo’Nike ta mère » notamment —, les choses se sont gâtées : le responsable des stewards m’a fait signe gentiment de le rejoindre. J’y suis allé tranquillement, tout seul, même si je savais très bien le guet-apens qui m’attendait. Et je n’ai pas été déçu : dès que nous avons descendu l’escalier, son sourire de façade a changé. Après m’avoir isolé dans un coin à l’abri des regards en me serrant le bras le plus fort possible, il a commencé à me menacer en criant. On m’a reproché d’engrener toute la tribune dans une rébellion et d’être le meneur ; les stewards n’appréciaient pas du tout les chants contestataires que nous lancions. Les RG ont alors débarqué avec de nouveaux stewards et un autre supporter qui avait le tort de rester debout et de chanter. Il s’est fait malmener devant les yeux de son père, choqué et totalement impuissant. Une minute plus tard, un autre gars puis mon petit frère nous rejoignent… Après des palpations et un contrôle d’identité par les RG, qui ont relevé nos noms, ceux-ci nous ont dit que nous pouvions retourner en tribune.

Mais il restait encore une bonne dizaine de stewards qui nous parlaient mal et voulaient à tout prix nous jeter dehors. Ils nous ont entourés et nous ont dit qu’il était hors de question que nous retournions en tribune, qu’ils allaient nous jeter dehors de force. Au moment où le ton commence à monter entre nous, des stewards sortent un autre gars des tribunes — cela correspond aux deux photos dans votre article. Lui aussi chantait debout… Il ne voulait pas se laisser faire, nous nous sommes dirigés vers lui et ça a commencé à chauffer avec les stewards. Pendant que la plupart d’entre-eux étaient occupés à faire les coqs, nous sommes revenus sur nos pas, forcés, puis nous sommes repartis en tribunes avec un clin d’œil approbateur des RG — c’est le monde à l’envers —, et nous nous sommes réinstallés au même endroit. Les stewards sont revenus me voir plusieurs fois, et m’ont menacé de me jeter dehors avec pertes et fracas si je me relevais… Ce que j’ai fait.
NeiBaF
Citation
249 interdits de stade

En marge de la rencontre PSG - ASSE de Ligue 1 samedi dernier (3-1), 249 supporters avaient été interpellés, protestant contre les nouvelles mesures de sécurité mises en place par Robin Leproux. Neuf d'entre eux ont d'ailleurs été mis en garde à vue, et il a été décidé ce lundi que les 249 interpellés seraient interdits de stade d'ici au prochain match du club francilien, d'après le ministère de l'intérieur, et sur une décision de Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur.

De source proche du dossier, «seuls les supporteurs du PSG qui auront accepté l'offre du club d'un abonnement trajet en bus-billet auront accès à l'enceinte sportive», alors qu'un «couvre-feu sera établi pour ceux qui l'auront refusé». Paris jouera à Lille dimanche pour le compte de la deuxième journée de Ligue 1.

Nemeto
Citation
NOUS NE CRÈVERONS PAS ENSEMBLE




Jérôme Reijasse fut abonné de nombreuses années au Parc des Princes. C'est fini. Hier soir se jouait la première journée du nouveau PSG. Sans hooligans, sans ultras, sans certains abonnés. Un PSG dorénavant privé de public mais doté de clients. Papa, maman et les enfants. Il y en avait trop pour qui, au fond, c'était fatal et mieux comme ça. Ils ont gagné. Reijasse et les siens ont perdu.


Il faut ne plus vraiment être un homme ou ne jamais l'avoir été tout à fait pour être capable de communier ainsi. Il faut être de la race des monstres pour se satisfaire de ça. Célébrer sa propre déchéance. Tout ce soir, au Parc des Princes, pour la reprise du championnat, transpirait la souffrance, l'abandon. Le viol. Ces familles presque en tongues, ces enfants impitoyables armés de vuvuzelas, ces tribunes totalement vides, comme punies par la main d'un dieu de pacotille, ces V.I.P. venus jouir en nombre de la pacification, ces animations de kermesse pour obèses gavés à l'ennui et à l'amnésie, ces nouveaux sponsors pour des sites de paris en lignes, affichant avec une arrogance à vomir leur nouvelle puissance (winamax, losealot), ce thermomètre numérique en forme de Tour Eiffel censé jauger la ferveur sonore du public qui a envahi les écrans géants à chaque début de mi-temps, ces chants lointains, clairsemés, fatigués trop vite, bouteilles dans une mer de larmes contenues pour ne pas dire la déchirure éternelle. Monde parallèle où rien n'est à sa place. Un vertige. Demain, nous vivrons encore. Nous marcherons, nous saluerons ou nous fuirons, nous rirons même, nous aimerons, nous mentirons, nous mangerons, nous prierons, pourquoi pas ?

Nous n'irons plus au Parc.

Je n'irai plus au Parc.

Avec Karim (1), dans le métro qui ne nous ramenait encore pas assez vite dans nos appartements-refuges, il n'y avait plus ce sourire en coin que nous étions capables de brandir même les pires soirs au Parc des Princes, quand la vie avait encore son mot à dire. Les trois illuminés avinés de la banquette voisine n'y ont rien changé. Nous savions. Le Parc venait de s'effondrer. Ils avaient osé. Voilà, c'était fait. On avait maquillé le Prince en clown. Et à la truelle évidemment. Nos dirigeants ont préféré y aller franchement. Chirurgie éthique ridicule, atroce, boursouflée. Puant la gangrène. Et ils ont réussi. Ce soir, malgré une victoire, malgré une drôle d'ambiance, malgré la pluie parfaite, malgré les quelques âmes en peine aperçues ici et là, qui semblaient avoir accepté, les épaules basses et le regard crevé par mille tessons traîtres, qu'ici, c'était désormais chez quelqu'un d'autre, tout avait un goût de cendres. Il y avait des couillons heureux d'être là, dégustant cette paix retrouvée sans arrière-pensée, le cul posé, le ventre plein, la soirée tranquille. Il y avait des ex ultras maudissant Colony et offrant tout de même à Leproux, Bazin et tous les autres fossoyeurs, une collaboration active, en supportant, même à contre-coeur, en positivant, en en ayant juste rien à foutre, maladie contemporaine. Rien n'est grave. Jamais. Plus jamais. Il y avait aussi des fascistes disséminés, la tristesse et la frustration encore plus en bandoulière. La race supérieure, la tronche tirée.
Qu'ils se rassurent, tous, les rasés et les banlieusards, les Auteuil et les Boulogne, les petits et les grands, les cons et les moins cons, avec ou sans bras levé, avec ou sans cadavre, ils étaient déjà condamnés. La machine à divertir l'esclave moderne est vorace. La passion est un frein au veau d'or. Elle ne rapporte pas assez. Un converti vaut désormais moins qu'un client. On s'en doutait. On en est persuadé. Il va falloir apprendre à ne plus rien attendre, à vivre de rien, pour rien. Karim en parle comme si c'était déjà presque validé. Je crois qu'il a raison. Ils saliront tout. On sait pourquoi. Combien coûte une âme ? Combien vaut mon honneur ? Serait-je assez fort pour ne savoir qu'en rire ?
Je n'ai ni le courage de Drieu la Rochelle, ni le choix d'un athée : je vivrai donc.
Je deviendrai peut-être même un père. Bientôt. J'écrirai peut-être quelques lignes qui m'offriront l'apaisement. Je traverserai, sans trop y croire, des moments agréables, délicieux, formidables. Heureux ? Je n'oublierai jamais ces années au Parc. Je pleurerai même parfois, quand le passé ne voudra rien entendre. Je ne le raconterai pas.


Texte - Jérôme Reijasse
Photo - Ma Solange Oussou

Source
Parisii
Citation ( SoFoot.com)
Girl Power au Parc des Princes ?

Plus de sécurité et plus de femmes dans les virages au Parc ? Place gratuite en poche, nous avons voulu vérifier ça samedi depuis Boulogne. Une soirée pleine de surprises. Et pas que des bonnes.

Mesure phare du plan Leproux, la gratuité des places pour les femmes. Mais petit couac dès l’entrée du Parc des Princes samedi à l’occasion de la réception de Saint Etienne, les femmes chargées des fouilles ne sont pas assez nombreuses. Résultat, certaines rentrent dans l’antre de la Porte Saint-Cloud sans avoir été fouillée. Pas terrible au niveau de la sécurité tout ça… Vient ensuite la validation du ticket et le passage du portique. Au cas-où on aurait besoin d’aide, une hôtesse est là pour valider notre billet. Non merci, on va le faire tout seul. De nouveau, il faut montrer son ticket à une nouvelle hôtesse qui vous dirige vers votre tribune. Dernière étape, une ouvreuse - la cinquantaine, cheveux blancs relevés en semi-chignon et grosses lunettes -vous guide vers votre place. Bienvenue au théâtre ! « Venez, vous êtes au deuxième rang ». « Et je suis obligée d’aller m’asseoir à ma place ? ». « Bien sûr que oui, c’est comme ça que ça fonctionne maintenant ». Chacun sa place, une nouvelle ère.

Coup d’œil à gauche, à droite. Le stade est loin d’être plein mais le public est largement plus féminin qu’avant, ça c’est clair. D’un côté, on a les supportrices 100% marketing qui doivent sûrement se dire que l’accessoire fait le supporteur. Maillot, casquette ou écharpe aux couleurs du PSG – parfois les trois d’un coup –, certaines n’ont pas lésiné sur les moyens. Pour beaucoup d’entre elles, c’est le premier match au Parc des Princes, et sans aucun doute leur premier match de football. La preuve ? Certaines sont en escarpins ou en spartiates. Pas vraiment la paire de chaussures idéales quand on est en virage. La plupart des nouvelles spectatrices accompagnent leurs copains qui se font une joie de leur expliquer le fonctionnement du Parc : « le petit éventail qu’ils ont mis sur la chaise, il faut le déplier au moment où les joueurs entrent sur le terrain ». Trop mignon.

Le club a lui aussi décidé de jouer la carte de la parité. Valérie, nouvelle speakerine vêtue du nouveau maillot du PSG (pour plus de crédibilité ?), fait le tour des tribunes familles à la recherche de parents ayant amené leurs rejetons pour la première fois au Parc. Une initiative mal acceptée par les anciens membres du KOB assis à côté. Visiblement, Valérie va se faire appeler « salope » une bonne partie de la saison.

Alors, dur d’être une femme au Parc ? Pas tout à fait puisqu’un petit sourire suffit à délier la langue du stadier : « Bien sûr qu’il y a beaucoup plus de femmes qu’avant. C’était quelque chose que le club voulait faire depuis longtemps. Faut pas croire que ça tombe du ciel. Ils pensent que les filles vont ramener le calme. Là, les conditions de sécurité sont plus dures. Ils voulaient qu’on empêche les gens de se mettre debout pendant les match, mais c’est juste impossible. Il fallait que ça change, l’an dernier c’était vraiment devenu grave. A la fin de la saison, la situation devrait s’être apaisée. Mais à mon avis les abonnements ne reprendront pas. A la fin de l’année, les femmes seront contentes parce qu’elles n’auront rien payé. Mais tout ça, ça représente un coût pour le club. Ils vont devoir réfléchir à autre chose ». A une mascotte en forme de lynx par exemple ?

Delphine De Freitas
Rhumfirst
Citation
Des interdictions de stade de supporteurs du PSG cassées en justice (AFP)

PARIS — Des interdictions de stade (IDS) administratives visant plusieurs supporteurs du Paris SG membres de la tribune Boulogne ont été cassées dernièrement par différents tribunaux administratifs qui ont condamné l'Etat à leur verser des préjudices, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

"J'ai encore relancé la préfecture de police la semaine dernière mais c'est toujours silence radio", a indiqué à l'AFP l'avocat des supporteurs concernés, Jérôme Triomphe, qui a officiellement réclamé le 12 février 2010 à la préfecture de police le versement de 10.200 euros qu'il attend toujours.

"Considérant (...) que le préfet se borne à produire un document d'information générale tiré d'un site internet retraçant l'histoire des supporteurs du PSG, que ce seul élément n'est pas satisfaisant pour établir que le comportement du requérant (...) était de nature à justifier la mesure prise à son encontre, l'arrêté du préfet de police est annulé", précisent les tribunaux administratifs de Paris, Versailles et Dijon dans des compte-rendus d'audience que l'AFP s'est procuré.

Cette procédure judiciaire d'annulation, qui s'est conclue le 11 juin 2010, faisait suite à des évènements survenus lors de la saison 2006/2007, après le décès de Julien Quemener.

"On va attendre d'avoir reçu les IDS administratives pour les faits de samedi et ensuite on va constituer une centaine de dossiers d'annulations", a ensuite fait savoir la tribune Boulogne.

Samedi, en marge de PSG-Saint-Etienne, 249 personnes ont été interpellées et devaient faire l'objet d'interdictions de stade, dont neuf judiciaires pour les neuf supporteurs placés en garde à vue, avait indiqué la police.

Depuis le 2 mars 2010, une modification de la loi permet d'infliger des IDS pour un seul fait établi, contre une réitération de faits avant cette date. A partir de septembre, la loi pourrait encore être modifiée pour allonger la durée des IDS actuellement limitées à 6 mois, selon une source policière.

Lors des interpellations massives de samedi, la police a confirmé qu'un élève gardien de la paix se trouvait parmi les supporteurs. Il encourt la radiation.

La Ligue de football professionnelle a par ailleurs annoncé que 13 fumigènes seulement avaient été allumés dans les stades de L1 samedi lors de la première journée, dont six à Rennes, mais aucun au Parc des Princes. Du jamais vu depuis la saison 2006-2007.


AFP
Fabrice
Citation
http://www.tousabonnes.com/

Après quelques mails échangés, Robin Leproux s’est rendu disponible, comme il l’avait dit sur psg.fr, pour une rencontre portant sur l’application du plan TOUS PSG.

Je me suis donc entretenu avec le président du Paris Saint Germain vendredi 06 août de 14h30 à 16h00.

Voici les points importants à noter :

M.Leproux, est dans un instant de son plan où il souhaite rentrer dans une phase de discussion avec les supporters.

En ce qui concerne la question qui intéresse le plus les anciens abonnés : le retour de leur abonnement en virages,
Robin Leproux m’a déclaré que les abonnements seraient remis en virages (avec à peu prêt les mêmes conditions tarifaires que la saison passée) lorsque le Parc sera apaisé, il faut compter 6-8 mois dans le meilleur des cas, avant d’ajouter qu’on n’en prenait pas le chemin, me soutenant qu’il y avait trop de défiance et d’actions ANTI PSG.

En entrant dans les détails de cet éventuel retour, le président révèle quelques zones de doute, notamment sur ses modalités. Le club cherche encore des solutions qui n’annulent pas le travail qu’il est en train de mettre en place avec TOUS PSG. Une des solutions qui attire le plus l’attention semble être la redistribution aléatoire des abonnements à Auteuil et Boulogne, par groupe de 4, avec le respect de l’ancienneté. Pour autant, rien n’est décidé, m’a-t-il confié, c’est pourquoi le dialogue avec les supporters est très important. Il attend avec impatience des contre-propositions « intéressantes et cohérentes ».

En abordant le thème des nouveaux compartiments mis en place à Auteuil, M. Leproux m’a expliqué que ceux-ci avaient été disposés à Auteuil pour s’adapter au placement aléatoire à 12euros, qu’ils étaient là pour permettre aux stewards d’être plus efficaces si la cohabitation Auteuil-Boulogne dérapait en tribune. Ces barrières disparaîtront à Auteuil comme à Boulogne lors du retour des abonnements. La direction semble vouloir deux virages identiques au Parc.

L’apaisement en tribune est superficiel, on a vu lors du Tournoi de Paris que les tribunes étaient plus que calmes, Robin Leproux en a conscience et s’attend à un durcissement avec la fin des vacances d’été. Tous les supporters seront rentrés et l’on verra le vrai visage de son plan à partir de ce moment là. Par ailleurs, il m’a affirmé que la police avait reçu des consignes pour cette saison, et que les casseurs risquaient désormais très gros en cas de violence dans et autour du Parc. (ndlr : On a pu voir ce que ça donnait lors de la première journée. Même
pas besoin d’être violent pour être embarqué au poste)


En ce qui concerne l’appel au Boycott, Robin Leproux ne comprend pas que des personnes d’Auteuil (qu’il associe à des personnes de sensibilité plutôt à gauche) lancent un Boycott, alors qu’elles prônent la diversité des tribunes. Il dit savoir que les supporters d’Auteuil en ont marre de voir « cette tribune blanche » au Parc des Princes, et s’étonne qu’ils s’insurgent lorsqu’on leur demande de s’asseoir à Boulogne. L’impact financier d’un tel boycott est très limité selon lui.

J’ai fini cet entretien en évoquant l’éventuelle cession du Bail du Parc des Princes à Colony Capital. Malgré le fait que ce bail soit un bail de longue durée, le propriétaire reste quand même la Mairie de Paris. Ca sera à eux de prendre la décision finale dans le cas d’un éventuel changement de nom du stade de la Porte de Saint-Cloud. Le PSG aura aussi son mot à dire à ce moment là. De plus, ce changement de nom, de mémoire, ne peut pas intervenir avant
2014.

Robin Leproux m’a affirmé qu’il serait contre la rebaptisation complète du Parc. Cependant, si l’occasion se présente à lui d’associer le nom du Parc des Princes à une marque, permettant ainsi l’acquisition de joueurs de renommée, il prendra le temps de la réflexion.
(Edition : En gros, il serait contre un stade façon Assurance Bidule Arena, mais il réfléchirait si on lui proposait un nom "Parc des Princes - Bidule Cola" avec l'assurance de retombées sportives intéressantes)

Pour résumer, j’ai eu affaire à un homme dont le discours est très bien rodé, mais qui semble ouvert aux propositions alternatives, pour autant que celles-ci soient solidement construites et étudiées.
Averell
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Foot - L1 - PSG
Les bannis s'organisent
Les 247 supporters visés par une interdiction de stade à la suite de leur interpellation samedi en marge de PSG - Saint-Etienne (3-1), alors qu'ils manifestaient contre le nouveau plan de sécurité au Parc des Princes, entendent contester cette mesure devant la justice. Selon Le Parisien, jeudi, ces supporters considèrent que leur interpellation ne se justifiait pas et ils entendent regrouper un maximum de plaintes avant de confier leur cause à un grand nom du barreau. Le quotidien francilien rappelle que la justice avait donné raison à une poignée de supporters lorsqu'une vague d'interdictions de stade avait frappé la tribune Boulogne à la suite de la mort de Julien Quemeneur après PSG - Hapoël Tel-Aviv en novembre 2006.


Source : L'Equipe.fr
JeromeTouboulArnaudHermant
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Déplacement : des consignes très strictes pour les supporteurs

Une réunion de sécurité réunissant les pouvoirs publics, le Losc et le PSG s’est tenue hier à Lille, à la préfecture. Elle a été l’occasion d’affiner le dispositif qui sera mis en place dimanche, à l’occasion du déplacement de Paris à Villeneuve-d’Ascq.

Cadré par le club jusqu’à la fin de saison

Pour cette rencontre classée à risques, plusieurs arrêtés doivent être pris.

Il n’y aura notamment pas de vente de billets le jour du match, un périmètre de sécurité sera instauré autour du stade. Un supporteur du PSG voulant participer à ce premier voyage doit obligatoirement le faire dans le cadre de la procédure définie : à savoir acheter un package comprenant la place dans un car affrété par le club et le billet du match. Toute personne qui ne respectera pas ces règles se verra interpellée et pourrait risquer une interdiction de stade judiciaire. Les déplacements de supporteurs parisiens ne se feront plus que dans ce cadre. Ces mesures font suite aux graves débordements entre ultras de la saison passée, comme lors de Lille - PSG en janvier dernier ou avant PSG - Marseille le 28 février.
A la suite du lynchage de Yann Lorence, décédé quelques jours plus tard, les déplacements des ultras parisiens avaient été annulés jusqu’à la fin de la saison et l’accès aux abords des stades visités était interdit aux véhicules immatriculés en région parisienne. Une nouvelle ère s’ouvre donc aussi, loin du Parc, pour le PSG.

Le Parisien
Hari
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Des IDS défendus par un Marseillais

Des supporters du PSG défendus par un Marseillais, c'est assez rare pour être souligné. Les interdits de stade (IDS) du virage Boulogne, interpellés samedi dernier en marge de la rencontre Paris SG-Saint-Etienne, ont en effet confié le soin à Maître Gilbert Collard de faire appel auprès du tribunal administratif de Paris pour casser ces sanctions. «On a pris rendez-vous en début de semaine prochaine avec les représentants de la tribune pour faire casser des IDS, a indiqué le Marseillais Me Collard à l'AFP. Je veux bien qu'il y ait une police des stades mais elle doit être légale. Ce n'est pas le règne du bon vouloir de l'instrumentation politique».

Samedi dernier, avant le match comptant pour la 1re journée de Ligue 1, les forces de l'ordre avaient interpellé 249 personnes aux abords du Parc des Princes. Parmi elles se trouvaient notamment trois policiers, dont un a été radié et deux ont été mis à pied par leur hiérarchie. (Avec AFP)


lequipe.fr
keyzer söze
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Des supporteurs veulent amender le plan sécurité

Les supporteurs du PSG s’organisent pour amender le plan sécurité mis en place depuis ce début de saison. Ainsi, deux abonnés de longue date treize ans pour l’un et cinq pour l’autre ont été reçus jeudi après-midi par Robin Leproux au Parc des Princes pendant près de deux heures. Ce sont les deux fans qui ont sollicité cet entretien avec le président parisien.
Leur objectif : relancer prochainement les abonnements dans les virages Auteuil et Boulogne. Pour appuyer leur démarche, ils sont venus avec un document d’une dizaine de pages dans lequel ils développent leurs idées. On peut y lire notamment : « Nous avons lancé un appel à tous les amoureux du club qui ne se reconnaissaient pas dans l’opposition des deux virages et qui acceptent de réfléchir ensemble, sans distinction de tribune ou d’association.
Dès le départ, nous avons affirmé notre position non violente. »

Réunion fin août

Les deux fondateurs de ce mouvement, Jérémy Laroche et Albin Queru, ont lancé leur appel au moyen de Facebook et ont créé une association : Liberté pour les abonnés. « On ne veut pas tous être mis dans le même panier, déclare Jérémy Laroche. Pas mal de gens nous ont déjà rejoints. On veut maintenant se réunir fin août ou début septembre pour apporter des solutions. Nous avons discuté avec les ex-leaders des associations et ils approuvent notre démarche. »
Au PSG, on confirme que Robin Leproux suit cette démarche d’un oeil attentif. « Le président est d’accord pour renouer le dialogue et pour qu’on se revoie. A terme, il nous a dit qu’il pourrait y avoir à nouveau des abonnements, mais de façon aléatoire, à Boulogne et à Auteuil. On n’est pas trop pour, mais si ça peut permettre de faire revenir les abonnements… » Si l’initiative de ces deux supporteurs part d’un bon sentiment, il n’est pas certain, une semaine seulement après la mise en place du plan, qu’elle soit du goût de tous les protagonistes de ce dossier, et notamment des pouvoirs publics.


Le Parisien
jorgevaldano56
Interview croisés sur le plan leproux de Ben président de la Brigade Paris;Christophe Uldry l’ancien porte-parole des Supras Auteuil;d'un porte parole improvisé des "anciens du kOB",Simon ex-président des Lutece Falco.

http://www.psgmag.net/950-Exclu-le-plan-Tous-PSG-decrypte

http://www.psgmag.net/951-Lutte-anti-plan-Leproux-mode-d
popopohey
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Foot - C3 - PSG

Drapeaux interdits face au Maccabi

Les drapeaux seront interdits lors du match aller des barrages de la Ligue Europa, jeudi, entre le Paris-SG et le Maccabi Tel-Aviv. «On dit : "Attention, vous venez assistez à un match, supporters israéliens comme supporteurs du Paris SG, n'amenez pas de drapeaux de pays israéliens, palestiniens etc.." Parce ce que ça on ne le laissera pas passer», a prévenu lundi Jean-Louis Fiamenghi, directeur de cabinet du préfet de police de Paris.

De même, près d'un millier de policiers et de gendarmes seront mobilisés pour cette rencontre à risques. «On ne veut pas que les tensions s'exacerbent», a poursuivi Fiamenghi. Un millier de supporters du Maccabi Tel Aviv sont en effet attendus jeudi, pour cette rencontre de niveau de sécurité «élevé», comme «tous les matches du PSG actuellement».
Le décès de Julien Quemener dans toutes les têtes
En marge du premier match de la saison au Parc des Princes face à Saint-Etienne le 8 août, 249 personnes, pour la grande majorité des supporteurs parisiens, avaient été interpellées. Ces groupes de supporters d'Auteuil et de Boulogne protestaient contre la mise en place du nouveau plan de sécurité du club parisien et l'arrêt momentané de la commercialisation des abonnements. Mais au-delà de la tension liée au plan anti-violence, la rencontre face au Maccabi Tel Aviv rappelle le drame de novembre 2006, avec le décès de Julien Quemener. Ce supporter parisien avait été tué par balle par un policier, en marge d'un match de Coupe UEFA face à l'Hapoël Tel-Aviv (2-4). (Avec AFP)

http://www.lequipe.fr/Football/breves2010/...au-maccabi.html
Baghib!
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Sécurité au PSG : « Il faut taper fort et on tapera très fort »

JEAN-LOUIS FIAMENGHI directeur de cabinet du préfet de police de Paris

Ancien patron du Raid, Jean-Louis Fiamenghi est désormais chargé à la préfecture de police de Paris de coordonner le plan sécurité du PSG. Pour « le Parisien » « Aujourd’hui en France », il détaille ces mesures jamais vues en matière de football. Et annonce la volonté sans faille des pouvoirs publics de ne pas céder, cette fois, devant les supporteurs violents.


Quel est l’objectif du plan sécurité du PSG ?
JEAN-LOUIS FIAMENGHI.

Pouvoir aller à un match de foot tranquillement en famille. Des instructions, en concertation avec Robin Leproux, m’ont été données pour revenir à une situation normale dans les semaines à venir. Pour l’instant, on n’en est pas là où on veut arriver.

Le plan Leproux est-il délicat à appliquer ?
Oui et non. Il nous contraint dans la mesure où on a dû changer tout notre dispositif et notre façon de travailler. On se doit d’être plus réactifs. On est moins dans le maintien de l’ordre et plus dans l’action désormais.

Combien de temps ce dispositif peut-il durer ?
On verra, le temps que le canon du fusil refroidisse… La volonté de tous est de diminuer le nombre de forces autour du stade. Les plus gros dispositifs de maintien de l’ordre en France sont pour les matchs de foot. Le président de la République et le ministre de l’Intérieur nous ont dit : « Maintenant, ça suffit ! » Il faut absolument arriver à laisser le sport au sport. Pacifions le Parc des Princes, ensuite on pourra aller à un match de foot sans peur.

Peut-on parler de tolérance zéro désormais ?
Le problème c’est qu’aujourd’hui un match de foot ça peut être la guerre. Pour ceux qui se comportent comme des voyous, qui tuent ou tapent parce qu’on n’est pas de leur tribune, alors oui, c’est tolérance zéro.

Le PSG vit-il des heures historiques en matière de sécurité ?
Oui. En raison des blessés et des morts, il a fallu arriver à cela. Ou alors il fallait fermer le club. Tout le monde pense que c’est le bon plan.

Imaginez-vous que ça puisse échouer ?
Quand je commence quelque chose, je n’imagine jamais le négatif. Le plan va marcher, un point c’est tout.

Le plan est accusé de casser l’ambiance dans le stade…
On ne s’attaque pas aux supporteurs. On vise les ultras au comportement violent autour et dans les stades, qui veulent nous dicter leur loi. Sur ce point, on fera tout ce qu’il faut. Il faut taper fort et on tapera très fort sur celui qui ne veut pas changer ses habitudes. Des négociations ont eu lieu pour tenter de ramener à la raison ces ultras. Sans succès.

Les supporteurs veulent faire des recours judiciaires à la suite des interdictions de stade qui les visent… Ils peuvent. D’autres évoquent des actions violentes…
On les attend. J’espère qu’ils ne pensent pas faire plier l’Etat. La réplique sera en adéquation. C’est notre stratégie.

Pensez-vous avoir pris la mesure de ces ultras dont vous ne voulez plus ?
J’espère qu’ils ont pris un coup après Saint-Etienne et j’espère qu’ils en prendront d’autres s’ils continuent à croiser le fer avec nous. On ne peut pas tolérer des morts et l’ambiance détestable de certains matchs.

Pour expliquer la pérennité des problèmes de supporteurs à Paris, on a souvent évoqué la rivalité entre services de police…
Comme toujours, il faut un seul chef et pas 26. J’ai tenté de faire collaborer tout le monde. J’ai discuté avec tous les chefs de police pour décrypter ce qui n’allait pas. Chacun fonctionnait dans sa logique. Après, il a fallu que chacun adhère. Ça a un peu brusqué les choses mais on a ramené tout le monde dans la partition.

Le PSG affronte le Maccabi Tel-Aviv ce soir. Un supporteur du PSG avait trouvé la mort en 2006 en marge de la réception d’un autre club israélien. Etes-vous inquiet ?
Il y a des inquiétudes en raison des conflits actuels au Liban. Le stade ne doit pas être le lieu de règlement des problématiques politiques. On a pris beaucoup de précautions.
Le Parisien
sylvain
Je remets la partie de l'ITW de Kombouaré concernant le supporters ici (le reste de l'ITW disponible dans le topic RDP). Si, ça fait trop, merci aux modos de l'effacer.

10 Sport

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"Personne ne veut investir"

Suite de l'entretien accordé au 10Sport par Antoine Kombouaré. Deuxième partie consacrée à ses relations avec les supporters du PSG et l'actionnaire principal.

Que penses-tu de la dissolution des groupes de supporters ?
C'était irrémédiable. Un passage obligé pour faire cesser les violences, les insultes et les combats. On était arrivé au bout du bout. Lorsqu'on prend des mesures aussi radicales, c'est surtout aux voyous que ça ne plaît pas. Les supporters qui sont mécontents peuvent comprendre que ce sont des mesures obligatoires pour repartir sur de nouvelles bases. Sur les trois dernières saisons, il y a eu deux morts. C'est très grave. Au club, on aimerait voir un Parc des Princes pacifié plutôt que deux tribunes en train de s'affronter. Si on ne prend pas ces mesures, c'est la mort du club. Les gens viennent de moins en moins parce qu'ils ont peur, les sponsors commençaient même à fuir le Parc, plus personne ne voulait investir. Robin Leproux et moi sommes là depuis un an. On fait des démarches pour faire rentrer de l'argent dans les caisses mais plus personne ne veut investir car l'image du club est mauvaise. Certaines personnes prennent le club en otage, ce n'est plus possible.

Au-delà de la sécurité, que penses-tu de la pression exercée par les supporters ?
Elle est énorme. Les supporters ne te pardonnaient plus rien. Quand on gagnait, ils étaient capables de pousser mais quand ça ne marchait pas, c'était atroce. Tu sais que tu es condamné à gagner pour passer une semaine tranquille, sinon le climat est très lourd avec des médias qui n'arrêtent pas de taper sur les joueurs. Être joueur professionnel à Paris, c'est avoir un mental très costaud ... cette pression tu ne l'as nulle part ailleurs.

A tes débuts, je t'ai trouvé assez seul avec un Robin Leproux plus distant ?
C'est tout à fait vrai. Robin Leproux est arrivé au club sur la pointe des pieds. Personne ne le connaissait donc il lui manquait une certaine légitimité pour s'affirmer et aller au combat avec moi. Ça a été une période difficile où je me suis retrouvé seul à taper du poing sur la table. Mais c'est quelqu'un qui apprend très vite. Aujourd'hui, il s'affirme comme un président très fort et légitime. Avec une Coupe de France, c'est déjà un président qui gagne ! Désormais, il connaît mieux ses dossiers. Quand il faut aller au combat, il est capable de prendre des décisions. Ce qu'il a fait, c'est plus que courageux. Il ne passe pas des nuits tranquilles, il reçoit des menaces. Mais il fait front, il mène son combat et nous on est derrière à le pousser.
macbath
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« Je préfère ne plus revenir au Parc »


C’est un crève-cœur. Mais c’est pour lui la seule solution pour marquer son opposition au plan antiviolence du PSG qui le prive d’abonnement dans les virages Auteuil et Boulogne. Christophe, fidèle de la tribune Boulogne, pratique depuis le début de saison la politique de la chaise vide lorsque Paris joue au Parc des Princes.

« J’ai été abonné pendant vingt ans jusqu’en juin dernier.

Je n’ai jamais eu le moindre problème avec la police et aujourd’hui on me met dans le même panier que tout le monde. Je ne peux plus venir soutenir mon équipe. C’est comme ça que l’on récompense ma fidélité, explique, dépité, Christophe. Je préfère ne plus venir au Parc tant que je ne pourrai plus m’abonner en Boulogne (NDLR : les anciens supporteurs sont désormais placés de façon aléatoire dans l’un ou l’autre des deux virages du Parc). »
Quand on lui demande combien de temps il va tenir cette position, Christophe, électricien de 42 ans, est formel : « Je ne reviendrai pas. J’attends le retour des abonnements à Boulogne et peu importe le temps que ça prendra. Avec cette mesure, ils ont cassé notre famille. Moi, je venais au stade pour voir mes potes. Depuis cinq, six ans, malgré les mauvais résultats, on était encore là car ça nous permettait de nous revoir. »

Désormais, il se retrouve chez des amis ou dans des bars pour suivre le PSG à la télé. « C’est triste de voir l’ambiance et le peu de monde présent jeudi dernier contre Tel-Aviv (NDLR : moins de 10000 supporteurs), regrette François. Devant le poste, je n’ai même pas vibré. Je n’ai plus la flamme. Parfois, j’en suis à souhaiter que le club se plante pour montrer l’aberration de ce plan. » Un plan qui a pourtant permis de juguler la violence depuis l’ouverture du championnat.

Certains « bannis » d’Auteuil et de Boulogne envisagent désormais d’encourager d’autres équipes franciliennes, comme Créteil ou le Paris FC. Des amis de Christophe vont même encourager l’équipe réserve du PSG ou les féminines. « Je ne l’ai pas encore fait, mais c’est une idée, poursuit-il. En tous les cas, je n’irai pas soutenir une autre équipe. Il n’y a que le PSG qui compte pour moi. »

leparisien.fr
11G
Citation
Le Parc était chaud nouveau

FACE À SAINT-ÉTIENNE (3-1, le 7 août), lors de la première journée, le Parc des Princes était à moitié vide avec 22 689 supporters. Hier, l’affluence était de 30 073 supporters et l’ambiance y était chaude, à nouveau. Aujourd’hui, les dirigeants du PSG en tireront sans doute un signe très positif, eux qui depuis le début de la saison ont entrepris un plan de sécurité ambitieux en vidant les tribunes Auteuil et Boulogne de ses ultras fauteurs de troubles. L’important dispositif policier déployé autour du Parc (1 000 policiers hier soir) ne fait donc apparemment pas fuir le public parisien.

Cette ambiance plus familiale et festive souhaitée par le club va-t-elle gagner le Parc ? Il est encore trop tôt pour le dire. Mais il n’y a pas eu d’incidents majeurs hier soir, comme ceux qui s’étaient produits lors de la venue de Saint-Étienne (249 interpellations). Une petite scène, qui s’est déroulée une heure avant le coup d’envoi, suffit à mesurer encore le travail à accomplir pour assainir totalement le Parc. À 20 heures, une animatrice du PSG interrogea des supporters en tribune. « Alors, comment vous trouvez l’ambiance ? » Réponse d’un père de famille et de son fils apparaissant sur les deux écrans géants du stade : « C’est très bien, c’est très familial. » Sous une pluie de sifflets. – A. C.


L'Equipe
jorgevaldano56
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Et le public ?

Enfin, un mot sur le public. D’abord, le Parc n’a toujours pas fait le plein (« que » 30 000 pour cette superbe affiche) et certaines travées piquetées de sièges vides, ça fait mal. Plus sérieusement, le PSG a cruellement manqué de soutien dans les moments-clefs du match. OK, des « Aaaaaaallez, Paris ! » ont bien retenti de-ci, de-là, mais rien à voir avec des vrais chants de supporters « connaisseurs » qui savent rebooster de la voix au moment qu’il faut. Un nouveau public « familial », d’accord. Mais, ce public qui chante un peu par moment et qui se lâche juste quand l’équipe marque, c’est léger. Attention ! On ne dit pas que des mesures fermes (voire radicales) n’étaient pas à prendre après les drames successifs, mais là, force est de constater que la « culture supporter » très forte du PSG va manquer pour accompagner l’élan admirable des joueurs sur le terrain. On verra cet hiver ce que sera le public du Parc, le dimanche à 17 heures, dans le froid, quand le PSG jouera Nancy ou Sochaux. On verra aussi, si jamais Paris se remet à mal jouer et enchaîner les résultats moyens. A suivre….

Chérif Ghemmour

sofoot.com
sylvain
So Foot

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Une ambiance en dents de scie

Avec 30 073 spectateurs, l’affluence du Parc des Princes pour PSG-Bordeaux était meilleure que pour la réception de Saint-Etienne. Mais au niveau de l’ambiance, ce n’était pas encore tout à fait ça.

Pas de « vous vous z’êtes là » pour prendre le pouls du Parc des Princes hier soir. Les vuvuzelas ont aussi disparu, suite à leur interdiction par la LFP. Mais les dirigeants parisiens ne sont pas à court d’idées pour amuser les enfants et insuffler de la vie au stade. Le nouvel accessoire en vogue ? De longs ballons qu’on frappe l’un sur l’autre, comme les supporteurs de tennis. Ambiance Coupe Davis et bon enfant au Parc des Princes. Les éventails aux couleurs du Paris Saint-Germain servent aussi à faire du bruit. Le match n’a même pas encore commencé que certains supporteurs sont déjà au taquet : « Allez ce soir, on met le bordel ! ». Comprenez : « Ce soir on chante et on met un peu d’ambiance ».

Le problème, c’est que l’ambiance du Parc ressemble plus à un parcours en montagnes russes qu’à une route en ligne droite. Beaucoup de hauts mais aussi pas mal de bas. Dès l’entrée de l’équipe parisienne sur le terrain, tout le stade se met à crier « Allez Paris » et « Ici c’est Paris ». Un vrai accueil de rock star pour le onze parisien. Dès son premier arrêt, le nom de Coupet est scandé. Le gardien parisien est ovationné sans avoir pourtant fait grand-chose, si ce n’est capter un ballon facile. Un simple coup de pied arrêté suffit à enflammer le stade. Et on ne parle même pas des occasions franches du PSG et des quelques gestes techniques de Néné ou de Sessegnon. Hormis ces moments-là, c’est le calme plat dans le stade. Les 405 supporteurs bordelais font plus de bruit que les 29 668 parisiens. C’est dire. Du côté des virages, la tendance est au réveil progressif. Bien sûr, il y a toujours des mécontents : « On ne voit rien avec vos pancartes ». « Fallait prendre une place à 50€ sur les côtés si tu voulais être assis » en guise de réponse. Ça essaie de chanter mais rarement ensemble et rarement la même chanson. Du côté de Boulogne, on a même tenté des échanges avec le quart de virage et l’ensemble du stade au rythme des « Paris est magique ». Mais la sauce n’a pas pris.

Le comble de ce voyage en montagnes russes arrive à la 94e minute. Bordeaux arrache la victoire grâce à un but de Ciani. La moitié du stade se vide en quelques secondes. Et ça a le mérite de faire rire certains : « Ah ba c’est beau. Ça chante ‘ “Allez Paris, où tu es nous sommes là, tu ne seras jamais seule car nous deux c’est pour la vie”‘. Mais là, ya plus personne ». Pour son prochain match à domicile, le PSG affrontera Arles-Avignon, beaucoup moins glamour que le champion bordelais. Pas sûr que le public se déplace en masse pour voir le promu.

Delphine De Freitas
Averell
Herbert
qui fait suite à celui d'auteuil de Samedi (avec un peu de retard donc mais qui mérite sa place ici)

yo_yo
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Sécurité - Pour la venue du PSG dimanche
Supporters bien encadrés

Beaucoup de Montbéliardais s’en souviennent. En mai 2008, alors que le match était crucial pour l’avenir du PSG en Ligue 1, une véritable armée de supporters parisiens avait défilé, au pas cadencé, rue piétonne. On ne risque pas revoir de telles scènes dimanche, pour le match opposant le FCSM à l’équipe de Erding et Coupet. D’une part parce que la rencontre, intervenant en début de championnat, n’est pas encore décisive. D’autre part et surtout, parce que les supporters parisiens sont désormais très fortement encadrés. « Seules 200 places ont été mises en vente pour le carré visiteurs », explique Pierre Schlatter, le monsieur sécurité du stade Bonal. « Les supporters qui veulent en acheter ne peuvent le faire qu’en réservant un aller-retour Paris-Sochaux dans un bus parfaitement identifié. Et les identités des acheteurs sont relevées. Dans les bus, il y aura obligatoirement les stadiers parisiens que le PSG envoie pour surveiller les supporters ».

On l’a compris, toutes les mesures sont prises pour dissuader les ultras des « kops » de la capitale de venir en Franche-Comté dimanche.

Pour compléter le dispositif, une surveillance particulière sera exercée pour repérer des supporters mal intentionnés qui viendraient par leurs propres moyens en espérant se fondre dans les tribunes « normales ». Question : comment les distinguer des supporters francs-comtois du PSG, au stade pour supporter l’équipe de leur cœur, comme d’autres équipes très populaires telles que Saint-Etienne ou Marseille. « On fait le distinguo », précise Pierre Schlatter, « on essaie de repérer les supporters qui arrivent dans un bon état d’esprit et ceux qui sont là pour mettre le cirque ». Les autorités gardent également un œil sur les ventes de billets par internet, interdisant les achats de grosses quantités de tickets.

« Après beaucoup de laxisme, la vis s’est sensiblement serrée », commente Pierre Schlatter, qui indique que les supporters parisiens n’ont finalement jamais créé de gros problèmes à Sochaux. Et si leur démonstration de force avait été impressionnante en 2008, aucun incident n’avait été à déplorer.

Les Sochaliens aussi
La vis se serre également pour les supporters sochaliens. Un ultra qui avait été interdit de stade a en effet été reconnu dans les tribunes lors du match contre Lille dimanche, puis interpellé par la police. « Nous l’avons identifié grâce à nos caméras et confronté aux portraits des personnes interdites de stade, qui figurent dans le poste de sécurité », détaille M. Schlatter.

Un autre supporter, mineur de 17 ans, a été appréhendé après avoir allumé un fumigène. Enfin, un gros pétard a explosé dans les toilettes des Populaires Nord, blessant un retraité à l’oreille.


estrepublicain.fr
Oops
En complément de l'article précédent et vu sur le site :

http://www.macommune.info/actualite/match-...lles-15411.html

Citation
Match Sochaux-PSG: des mesures exceptionnelles
A l’occasion de la rencontre opposant ce dimanche Sochaux au PSG, et compte-tenu des différents incidents et actes de hooliganisme qui ont émaillé le parcours du club parisien, un dispositif d’encadrement des supporters du PSG, lors des matchs joués à l’extérieur a été mis en place par les dirigeants du club avec le concours actif du ministère de l’Intérieur.

La Préfecture du Doubs, a pris, par arrêté, les mesures d’interdiction suivantes :

- le stationnement et la circulation sur la voie publique de personnes se prévalant de la qualité de supporter du club du Paris-Saint-Germain, ou connues comme étant supporter de ce club sont interdits, dimanche 29 août, de 13h à minuit dans le périmètre délimité par les voies suivantes :

o Rue de Chambrier

o Rue Roux

o Rue de l’Etang (dans sa portion entre l’avenue Chabaud Latour et la rue de Chambrier)

o Impasse de la Forge

o Rue du Stade

o Parkings nord du Stade Bonal

- l’accès au stade Bonal est interdit à toute personne identifiée comme supporter du Paris Saint-Germain démunie de billet, ainsi qu’à toute personne ayant appartenu ou étant susceptible d’avoir appartenu à une association de supporters dissoute du Paris-Saint-Germain, ou appartenant à une association de supporters en activité du Paris-Saint-Germain.

- sont également interdits dans l’enceinte et aux abords du stade la possession, le transport et l’utilisation de toutes banderoles, drapeaux, calicots, pétards, fumigènes et tout objet pouvant être utilisé comme projectile.

Toute personne transgressant ces mesures, s’exposera à une interdiction de stade sans préjuger des poursuites judiciaires qui pourraient en découler.
yo_yo
En complément des 2 articles précédents

SCOOP CULTUREPSG
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RÉFÉRÉ-LIBERTÉ
Tribunal administratif de Besançon
JUGE des RÉFÉRÉS
30 Rue Charles Nodier
25000 Besançon

Objet : requête en RÉFÉRÉ-LIBERTÉ (article L. 521-2 du code de justice administrative)

J'ai l'honneur de vous demander d'ordonner les mesures nécessaires afin de faire annuler l’arrêté préfectoral 2010 2708-03656 de la préfecture du Doubs qui porte gravement atteinte à mes libertés fondamentales. J’ai eu la confirmation aujourd’hui que cet arrêté a été inspiré par celui réalisé par la préfecture du Nord (Annexe 16) qu’il est signé mais je n’ai pas réussi à obtenir copie de cet arrêté malgré mes demandes à la préfecture du Doubs et au commissariat de police de Montbéliard.

Ma situation est actuellement la suivante :

Amateur de football, je vais très régulièrement au stade pour suivre mes deux équipes de cœur que sont le FC Sochaux-Montbéliard et le Paris Saint-germain FC. Je souhaitais me rendre ce dimanche au stade Auguste-Bonal pour assister à la rencontre entre ces deux équipes mais je suis sous le coup de l’arrêté préfectoral 2010 2708-03656.

Cet arrêté me touche de façon directe et personnelle car il s’applique à moi sur la base de mon penchant pour le club du Paris Saint-Germain FC. En effet, Je ne suis sous le coup d’aucune procédure judiciaire ou administrative qui pourrait justifier une quelconque interdiction.

La seule chose qui me différencie donc de tout autre citoyen vis-à-vis de cet arrêté est le fait d’avoir la qualité de « supporter du PSG » appellation très floue qui a permis de verbaliser et d’incarcérer de façon abusive des citoyens lors de matchs précédents du Paris Saint-germain FC à l’extérieur (cf. annexes 2, 3, 4, 5, 8, 9, 17, 18)

Je me retrouve donc dépourvu, de façon personnelle et directe, de ma liberté fondamentale d’aller et venir sur le simple motif de mes préférences et donc dans le déni de ma liberté fondamentale de conscience. Cet arrêté crée donc une différence entre moi –supporter du Paris Saint-Germain FC– et tout autre citoyen.


Au vu de cette situation, les trois conditions pour la mise en œuvre d'un référé-liberté sont remplies :
Cet arrêté porte gravement atteinte à mes libertés fondamentales :
o D’une part à ma liberté d’aller et venir : Elle m’empêche de me déplacer dans la zone géographique visée par l’arrêté 2010 2708-03656
o D’autre part à ma liberté de conscience : Elle m’enlève des droits par rapport à tout autre citoyens sous le prétexte d’avoir la qualité de « supporter du PSG »
Cette atteinte est manifestement illégale, car elle m’enlève personnellement et directement des libertés de citoyen. Elle acte également la différence de droit entre deux citoyens sur le simple motif de la préférence pour une équipe de football.
o Par ailleurs la notion de trouble à l’ordre public peut difficilement être retenue puisque dans l’Est Républicain du 24 Août 2010 le directeur de la sécurité du FC Sochaux-Montbéliard a déclaré « que les supporters parisiens n’ont finalement jamais créé de gros problèmes à Sochaux. Et si leur démonstration de force avait été impressionnante en 2008, aucun incident n’avait été à déplorer. » (cf Annexe 19)

Il a urgence à mettre fin à cette situation. En effet, l’arrêté produira ses effets le 29 Août soit dans 2 jours. Cette urgence résulte de la date très tardive de rédaction de l’arrêté alors que la date du match FC Sochaux-Montbéliard – Paris Saint-germain FC est arrêtée depuis 1 mois et que de tels arrêtés sont pris de façon systématique depuis le mois de mars 2010 pour tout déplacement du Paris Saint-Germain FC (cf Annexes 1 et 16, les autres arrêtés ne sont pas publiés sur internet puisque ne faisant pas partie des RAA, j’ai réclamé copie de ces arrêtés qui à ce jour ne m’ont pas été envoyées mais de toute façon ils sont évoqués dans la presse : annexes 6, 11, 12 et 14)

Par ces motifs, je vous demande :
• d'ordonner à la préfecture du Doubs, sous astreinte, de prendre les mesures de suspension ou d’annulation de cet arrêté.
• en application de l'article R. 522-13 du code de justice administrative, de décider que l'ordonnance sera exécutoire aussitôt qu'elle aura été rendue ;
• en application de l'article L. 522-1 du code de justice administrative, de m'informer sans délai de la date et de l'heure de l'audience publique


Citation
REPUBLIQUE FRANCAISE
______

TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE BESANÇON
30, rue Charles Nodier
25044 BESANCON CEDEX 3
Téléphone : 03.81.82.60.00
Télécopie : 03.81.82.60.01


Greffe ouvert du lundi au vendredi de 9h00 à 12h00 - 13h30 à 16h30

Dossier n° : XXXXXXXX

(à rappeler dans toutes correspondances)

Monsieur ... c/ PREFECTURE DU DOUBS

Besançon, le 27/08/2010

Monsieur ....
Accusé de réception référé et avis d'audience (urgence)

Monsieur,

J'ai l'honneur d’accuser réception de votre requête en référé et de vous informer qu'elle a été enregistrée le 27/08/2010, sous le numéro mentionné ci-dessus.

Vu l’extrême urgence, le juge des référés a fixé l’audience le 28/08/2010 à 11:00 heures.
EduSuperGoleador
Citation
APPEL AU BOYCOTT
La Saison vient de reprendre et beaucoup d'entre vous se posent des questions sur comment vivre actuellement leur passion pour le Paris SG.

Avec le Bureau, nous avons décidé de communiquer sur notre vision des choses afin de vous aider à vous faire votre propre opinion.

Tout commence le soir de PSG-Saint Etienne : au courant d'une manif POUR le Retour des Abonnements, nous sommes partis à quelques uns sur Paris. Et nous avons assisté impuissant à l'embastillement d'une centaine de supporters du Paris SG venus là pour exprimer simplement leur déception, le tout sans la moindre violence.

Malgré cela nous avons décidé de nous rendre à Lille-PSG afin de nous faire une opinion sur les mesures prises par le Préfet et sur leur application par la "Police Française". Nous avons été contrôlé par des policiers zélés en Civil ( Policier en civil et supporter du PSG parfois ça finit en drame pour la famille du supporter ...) qui se prenaient plus pour des Cow-Boys ( En Ch'ti on dit pas Cowboy mais BAC de Lille ) devant des supporters Lillois aux anges de nous voir traités ainsi ... Et qu'avions nous fait de mal ? Nous avions refusé comme n'importe quel consommateur a le droit de le faire de payer le Pack de M. Leproux ... Nous avons passé un accord commercial avec le Losc : accord simple : je te donne 16 Euros, tu me donnes une place pour Lille-PSG. Mais ça Colony Capital FC ne veut pas en entendre parler. Non. Il faut que "ses clients" crachent leur argent à Colony Capital FC et pas au Losc ... Et pour être bien sûr que chaque supporter du Paris SG qui voudrait voir jouer son équipe donne son argent à Colony Capital, le Préfet et M. Leproux se sont mis d'accord pour organiser une raffle dans le département du Nord. Une pierre deux coups. Germain le Lynx impose son pack commercial à ses clients et si jamais certains avaient l'audace de ne pas s'y soumettre, le Préfet avec l'aide d'une Police aux abois depuis quelques temps sur certains dossiers ( Grenoble, Gens du Voyage etc etc ) allaient pouvoir montrer au bon Peuple français que la Milice Française, pardon la Police Républicaine ( ne soyons pas trop dur, certains policiers étaient quand même gênés de cette situation débile , mais pas autant que les riverains du Stadium ) était encore efficace pour appliquer des décrets préfectoraux qui manifestement bafouent les Droits de l'Homme et du Citoyen. Le supporter parisien qui n'achète pas son Pack Germain est un criminel qui s'ignore selon la Police, les Préfectures et Leproux.

Rien qu'accéder à la tribune SUD c'était le parcours du combattant. Actuellement il est plus facile à un terroriste de poser une Bombe dans un centre commercial qu'à un supporter parisien de rentrer dans un stade ...


Vous aurez surement noté que pas un seul instant vous n'avez entendu ou lu ou vu un dirigeant du PSG s'insurger ou même simplement poser des questions sur la manière dont nous sommes traités. ET cela pour la simple et bonne raison que ces dirigeants là ricanaient en parcage à Lille au milieu de leur 40 consommateurs, trop fiers qu'ils étaient de faire les Paons avec des flics qui 15 minutes avant proposaient aux parisiens qui avaient réussi à passer entre les mailles du filet de les regrouper dans le NO MAN'S LAND afin de pouvoir ainsi les embarquer plus facilement, à l'abri des regards indiscrets derrière la tribune SUD , au commissariat central de Lille !!!


Il faut que vous compreniez une chose : nous sommes et resterons des fidèles du Paris Saint Germain Football Club.

OUI nous sommes SUPPORTERS du PARIS SG.

Mais de quel Paris SG parlons-nous ?

Comme le dit l'expression consacré , le PSG c'est NOUS.


Le Bureau de ce PSG Club en est convaincu. Nous avons sillonné les routes de France et d'Europe pour suivre ce club. Nous lui sommes restés fidèles quand il jouait son maintien à Sochaux ou qu'il se faisait humilier sur sa pelouse par des cadors européens que sont Tel Aviv ou le CSKA Moscou ...

Mais à l'heure où vous lisez ces lignes, le PSG que vous aimez n'est pas le PSG que l'on nous vend.

Un club rassemble et fédère autour de valeurs positives. A l'heure actuelle, le PSG ne rassemble pas, bien au contraire. Il nous rejette TOUS car nous étions abonnés en Virage.
, comme si nous portions la marque de l'infamie.

On nous fait comprendre par presse interposée que ce Plan est un bien pour le club. Nous croyons fermement que ce qui est bien pour le club est bien aussi pour NOUS. Or m'enlever le droit de m'abonner, me contrôler comme un criminel, voir mes amis être interdits de stade pour avoir osé demander une oreille attentive ce n'est pas quelque chose qu'un Homme qui aime son club peut supporter.


Nous SOMMES Supporters du PSG mais ce PSG là nous est INSUPPORTABLE !!!


Aussi nous vous appelons au Boycott : n'allez pas à Lens le 25 septembre , ni au Parc, n'achetez pas de produits dérivés estampillés Germain le Lynx. Chaque Euro que vous donnez à Colony Capital, c'est un pas de plus vers la disparition totale de NOTRE Paris SG.


Je sais bien que le match de Lens approche à grand pas et que pour nous il a une importance particulière mais à moins de vous cachez comme des criminels recherchés , vous serez traqués dans les rues par la Police forte d'un arrêté pris contre les criminels parisiens qui osent rejeter Germain le Lynx et son père Robin Leproux. Vous aurez beau leur expliquer que vous êtes munis d'un billet, ils vous diront qu'ils veulent juste procéder à un contrôle d'identité : vous serez alors gardé 4 heures au Commissariat ce qui signifie bien évidemment pas de match pour vous, vous ne serez pas remboursez et vous risquerez une interdiction de stade !

Une IDS ça ne vous empêche pas seulement d'aller dans un stade, ça vous bouffe votre vie sociale puisque pour chaque match du PSG vous devrez pointer au commissariat le plus proche de chez vous à la mi-temps. Sympa les Week End non ? !

Pensez à ce qu'étaient vos, nos virages et regardez les maintenant à la TV. Rappelez-vous l'ambiance du Parc et regardez ce qu'ils en ont fait.

Vous ne pouvez accepter cela. Alors puisque c'est votre argent qui les intéresse, ne leur donnez surtout pas ce plaisir.

Pour un football populaire.
Pour le retour des abonnements.
Contre Colony Capital, Bazin, Leproux et Germain.
Parceque le PSG c'est NOUS.


BOYCOTTEZ LE COLONY CAPITAL FOOTBALL CLUB !!!

ILS TUENT NOTRE CLUB ? ! TUONS LEUR BUSINESS !!!


ON EST PAS DES MICKEYS
ON EST DU PSG !!!


Le PSG CLUB NORD.
yo_yo
Citation
PSG : en quête de liberté
Un supporter du PSG

Les supporters du PSG font peur. D’où l’arrêté du préfet du Doubs limitant leurs déplacements.

«Est-ce qu’être supporter du PSG est devenu un délit ? Est-ce que cela fait de moi un homme dangereux », se demande Yorgos Bonos.

Il est abonné au Parc des Princes. « Je suis père de famille. Inconnu de la police. Je ne suis pas dans un groupe de supporters », précise ce banlieusard, qui a décidé, hier, d’attaquer l’arrêté pris par le préfet du Doubs, à quelques heures du match Sochaux-PSG.

Il utilise pour cela l’arme juridique du « référé liberté ».

L’affaire doit être examinée ce matin, à 11 h, à Besançon. Sans lui.

« Je ne serai pas là pour des raisons professionnelles » explique-t-il. Il a malgré tout pris soin d’envoyer un mémoire à la justice bisontine.

« C’est le sixième arrêté de ce type en France », ajoute Yorgos. Qui pour l’instant n’avait pas réagi, croyant que la déferlante qui s’abat sur les supporters parisiens allait retomber en fin de saison dernière.

Le déplacement de son club à Lille lui a prouvé le contraire. Il n’a donc pas été surpris, hier, en découvrant que c’était même peine, même punition à Sochaux.

Ce qu’il attaque, c’est déjà la formulation de l’arrêté du préfet du Doubs qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celui des autres préfets.

« Le stationnement et la circulation sur la voie publique de personnes se prévalant de la qualité de supporter du club du Paris Saint-Germain ou connues comme étant supporter de ce club sont interdits, dimanche 29 août de 13 h à minuit dans le périmètre délimité par les voies suivantes...», rédigent les services préfectoraux.

« Si je viens avec ma plaque 94 et que je dois décliner mon identité, je risque une amende de 38 € et d’être retenu deux à trois heures au commissariat. » Impensable pour lui. Il estime qu’on entre dans le cadre d’une justice d’exception. « Moi, je n’ai pas d’angoisse particulière. Ça ne me dérange pas d’être assis au milieu des supporters de Sochaux. Je pensais prendre un bilet au stade. Si je me rends à Sochaux pour suivre mes deux équipes de cœur, je risque l’amende », commente Yorgos Bonos, qui pense être le premier à entrer en résistance juridique contre ces arrêtés qui perdurent après les actes de hooliganisme constatés l’an dernier, autour du club parisien. Reste à savoir si la mesure généralisée peut contraindre individuellement ces fans de Paris.

Olivier BOURAS
L'EstRépublicain.fr
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