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Chili : fin de cycle pour la Universidad de Chile
Beaucoup de choses ont changés entre l’une des meilleures versions de la Universidad de Chile de l’histoire et la dernière saison vécue par le staff et ses joueurs. Déceptions, départ, équilibre perdu tout y est passé. Quel avenir pour la U ?
Cette saison le club chilien comptait bien lutter sur tous les fronts, Jorge Sampaoli et ses hommes ont commencés une nouvelle traversée vers la gloire motivés à bloc. Mais petit à petit les choses se sont tordues et rien ne s’est passé comme prévu. L’arrivée de l’entraineur Bielsista en 2011 paraissait pourtant un pari très risqué, mais malgré sa petite expérience il a rapidement su développer un projet parfait pour son groupe. Les résultats sont vite arrivés et de quelle manière, le club chuncho a tout dévasté sur son passage, trois titres de champions du Chili de rang et surtout la victoire en Sudamericana sans perdre le moindre match, un record historique. Un bilan plus que satisfaisant pour le club et son staff.
Sampaoli, partant pour la sélection chilienne, comptait offrir un dernier titre à la U mais les déceptions en Copa et Recopa Sudamericana et surtout en championnat (éliminés en quarts de finales des play-off, NDLR) confirment la fin de cycle de ce club. Décryptage d’une cassure et d’un avenir flou :
La gloire, cette arme à double tranchant pour la U
Pour trouver la cause de cette claque il faut revenir au mercato, des départs aussi important qu’inévitables ont déjà bien trop affaibli le club. Marcelo Díaz, vrai poumon de l’effectif, est parti pour la Suisse et le FC Bâle; Junior Fernandes, l’un des killers lors du dernier titre, s’est envolé pour le Bayer Leverkusen, mais surtout Ángelo Henríquez, l’un des plus grands espoirs du football sud-américain, qui a quitté les siens pour Manchester United en toute fin de période des transferts. Des départs importants qui venaient s’ajouter à ceux de Gustavo Canales pour le Dalian Aerbin ou encore Eduardo Vargas pour Naples tous deux partis peu avant. Un gros chantier à gérer pour un Jorge Sampaoli agacé de la manière dont Henríquez avait fuit. Le profe décide tout de même de rester et de reprendre les choses en main et fait venir quelques nouveaux visages…
Malchance ou erreurs de casting ?
D’abord l’arrivée d’Enzo Gutiérrez provenant de O’Higgins pour faire oublier Fernandes, suivit de Sebastián Ubilla la sensation de Wanderers pour remplacer Henríquez, Ezequiel Videla arrivait lui de l’Instituto de Córdoba argentin pour faire le job du Chelo Díaz et pour terminer Luciano Civelli, frangin de Renato, devait animer le côté gauche de l’attaque azul. Et bien mauvais choix ou malchance, les vrais problèmes viennent de ce recrutement. Quasiment aucun des nouveaux venus (sans compter Walter Ponce qui a trop peu joué depuis son arrivée, NDLR)ont réussis à convaincre. Les blessures à répétition de Videla et Civelli furent fatales à la U et le rendement plutôt bas de Gutiérrez ou Ubilla a même obligé Sampaoli de faire jouer des jeunes comme Juan Ignacio Duma, l’une des rares satisfaction de la saison.
Même si la malchance est flagrante pour Videla ou Civelli leur pauvres rendements est à revoir. Mais tout n’est pas à jeter chez les nouveaux car il est clair qu’il faut du temps pour s’adapter aux idées de Sampaoli, ce que n’ont pas d’ailleurs pas hésiter à répéter les anciens pendant la saison. Le peux de belles choses montrés pas ces transferts devra être confirmer avec un nouveau DT la saison prochaine.
Sampaoli, la clé de la gloire
Il est surement le grand artisan des derniers titres des Leones. Oui ce sont bien les joueurs qui jouent mais Sampaoli a inculqués un style de jeu magnifique qui à permis a la U de soulever plusieurs titres. Ce fut long et douloureux à l’entrainement mais le résultats en vaut la chandelle. Beaucoup de joueurs ont d’ores et déjà adjuger un 80% des titres à leur professeur. Et puis il faut dire que l’entraineur de 52 ans a brisé pas mal de record avec la U : meilleur champion de l’histoire de la Copa Sudamericana, invaincus à l’extérieur pendant 34 matchs de championnat, meilleure équipe sud-américaine et deuxième meilleure équipe du monde derrière Barcelone pendant plusieurs mois au classement IFFHS, il ramène pour la première fois de l’histoire du club un titre international à Santiago…
Ses stats parlent d’eux même : 133 matchs avec la U pour 78 victoires, 35 matchs nuls et 20 défaites. Beaucoup de moments inoubliables qui ont fait de ce petit homme un idole pour tout le peuple chuncho qui pleurera sans aucun doute pendant longtemps son départ. La seule chose positive de son envol ? Maintenant c’est le Chili qui va pouvoir profiter de ses qualités.
Qui pour succéder au magicien ?
Avec le départ du mago pour la Roja, les dirigeants du club se doivent de trouver un remplaçant qui puisse continuer le projet sans vraiment tout chamboulé. Plusieurs noms sont d’ores et déjà sur la table, le plus logique serait de trouver un nouveau Bielsista, style d’entraineurs qui grouille depuis un moment. La meilleure option pourrait être Berizzo, adjoint de Marcelo Bielsa au sein de la sélection chilienne il y a quelques années, mais l’ancien marseillais parait plutôt se concentrer sur son projet avec O’Higgins. Les noms de Jorge Fossati, actuel entraineur de Cerro Porteño et celui de Darío Franco qui dirige le club de Instituto de Córdoba reviennent avec instance.
Le premier est bourré d’expérience et son palmarès international est indéniable (champion de la Copa et Recopa Sudamericana avec Liga de Quito, Champion d’Uruguay avec Peñarol, un titre de la Ligue des Champions AFC avec Al-Saad…) alors que le deuxième est inexpérimenté mais un amateur du style de jeu de Bielsa donc de Jorge Sampaoli aussi. Un choix difficile entre deux entraineurs très différents mais avec leurs qualités. Azul Azul ne sait pas encore qui sera l’heureux élu, mais une chose est sur, faire le choix est vital pour le futur du club.
En résumé le départ de Jorge Sampaoli fera surement mal à la Universidad de Chile mais la gloire retrouvée ces dernières années se doit d’être la base pour construire un futur qui s’annonce compliqué et mouvementé…
http://www.sharkfoot.fr/2012/11/chili-fin-...rsidad-de-chile