France FootballCitation
Gallas, un match Pana-Paris.
Pour la première fois de sa carrière, entamée il y a plus de quinze ans, William Gallas se retrouve dans aucun club. Un mois après le fiasco mondial, il s'entraine seul, attendant l'appel d'une équipe capable de s'aligner sur ses désiderata.
En fin de contrat à Arsenal, le défenseur a d'ores et déjà décliné la proposition des Gunners, jugée nettement insuffisante. L'intéressé réclame en effet deux saisons au minimum, une exigence rédhibitoire pour Arsène Wenger, qui n'offre jamais plus d'un an aux trentenaires. A bientôt 33 ans, il les aura le 17 août, Gallas s'est donc résigné à quitter Londres. Pour une autre capitale? C'est possible. Le Panatinaikos, qui héberge deux autres bleus (Govou et Cissé),tente de l'attirer dans ses filets. A la recherche d'un défenseur central d'expérience, le club d'Athènes est disposé à lui offrir la durée demandée. Il lui propose un salaire net annuel estimé entre 1.4 et 1.5 million d'euros. L'un des représentants de Gallas s'est même déplacé en Grèce, mi-juillet, pour tenter de concrétiser les négociations et de les revoir à la hausse. En vain.
Leproux, un président insistant
Le Pana, agacé par les hésitations de l'international Français, s'est récemment penché sur les dossiers Manu Da Costa (West Ham) et celui de Jean-Alain Boumsong, poussé vers la sortie à Lyon. Pour pressé l'intéressé? Une tactique qui a peu de chances d'aboutir puisque Gallas possède d'autres propositions.
Au PSG, Robin, Leproux est ainsi persuadé d'avoir une chance, même infime, de convaincre le défenseur de rejoindre la capitale. Le président-courtisan se montre insistant puisqu'il passe un coup de téléphone hebdomadaire aux agents du joueur. Le boss du PSG a également demandé aux membres de la cellule de recrutement de se concentrer sur ce dossier tant que l'international n'avait pas signé ailleurs. Les autres pistes, dont celles de Milan Bisevac, qui a les préférences de Kombouaré, ont donc été mises en sommeil. Pour le moment. Car Paris doit, dans le même temps, se délester de quelques contrats astronomiques, comme ceux de Kezman ou Rothen, dont les salaires cumulés avoisinent les 500 000 euros mensuels, pour pouvoir offrir un bail à Gallas.
Le joueur, de son côté, hésite à revenir en France, dubitatif sur les ambitions et les moyens parisiens et inquiet des répercussions de la Coupe du Monde dans le pays. Justement, la Juventus, qui avait un temps entretenu le contact avec les représentants du joueur, a abandonné cette piste depuis le fiasco des Bleus et le rôle trouble joué par Gallas et les autres cadres supposés. Les émissaires turinois avaient même annulé, au dernier moment, un rendez-vous programmé en pleine Coupe du Monde... Et si les répercussions du Mondial commencçaient à se faire sentir?