Bon, je fais un CR en deux parties pour vous laisser le temps de digérer, la suite dans les jours qui viennent...
CR Rhum fest 2019
Pour cette 4ème édition du rhum fest, on sent qu’on a changé de dimension – engouement pour le rhum oblige.
Finis les bungalows qui s’enchainent, place au grand hall du parc floral. Ca peut caser plus de marques et de monde, ça perd quand même un poil de charme par rapport aux éditions précédentes.
De grands absents à noter : Bielle, Neisson et l’embouteilleur l’Esprit qui nous avait pas mal bluffé l’an dernier n’ont pas fait le déplacement, c’est assez décevant (Valj nous trouvera bien les raisons, entre augmentation du prix du stand et impossibilité de vendre en direct lors du salon on doit déjà être assez proche d’une explication)
Organisation toujours à revoir, Valj et Pierrot arrivent à 12.30 et se tapent une queue de malade. Vestiaire obligatoire mais le flux est bien absorbé (…), là-dessus il y a des progrès. Sacs interdits à l’entrée donc on tape un scandale pour le principe avec Yessod mais on sent bien qu’il n’y a pas trop moyen de négocier.
Vu qu’on commence à être bien rodés, on arrive synchros et on récupère Miam, Mano ayant décidé de demander à son tacos de faire un tour de périph supplémentaire pour arriver en même temps que nous - c’est beau l’amitié - on est quasi au complet. L’afflux de visiteurs initial s'est bien calmé, donc on rentre dans l’antre en 5 minutes.
EPISODE I - Les blancs
On retrouve Vlaj et Pierrot devant HSE - quelle surprise. On décide de respecter le plan de jeu qui a fait de nous une équipe redoutable et redoutée de l’événement, donc on se décide d’attaquer par les blancs. La moitié de la bande restant sous influence du whisky, on se dirige vers le stand LMDW qui propose toute la gamme des Clairins déjà évoqués sur le topic, ainsi que pas mal de références Habitation Vélier.
On attaque donc par un Clairin, ces rhums haïtiens à fermentation longue donc très aromatiques. Vu qu’on sent que le match sera long, on choisit le Clairin Communal - un assemblage des quatre grands frères Sajous, Vaval, Rocher et Casimir distillé en alambic - qui est le seul de la gamme à avoir bénéficié d’une réduction pour atterrir à 43°. C’est assez simple d’attaque, plutôt aromatique en bouche où on retrouve notamment la rusticité du Vaval, finale moyenne due à la réduction, on démarre donc en douceur. Avec un peu de recul on a peut-être fait une connerie d’attaquer comme ça dans la mesure où on est repassé à des agricoles distillés en colonne donc avec des profils moins aromatiques.
On se dirige vers A1710, distillerie déjà mentionnée sur le topic et qui de mon point de vue brille plus par la qualité de ses flacons que par leur contenu… Impressions confirmées par La Perle Bio, de bout en bout sur une canne à sucre très végétale et prononcée, avec un petit côté anesthésiant final assez inhabituel (partagé par Miam, ça aurait été con d’avoir le palais défoncé dès le 2ème rhum).
On poursuit sur un nouvel embouteillage assez intriguant le A1710 Renaissance en version blanc cette fois-ci, embouteillé à 52°, et qui a pour particularité d’avoir reposé quelques jours en fût de cognac. Un nez assez désagréable – âcre, notes de camphre – une bouche plus ronde assez correcte, et une finale sur la canne comme la plupart des produits de la maison. C’est pas trop mal mais on reste quand même sur notre faim.
Petit instant nouveauté, Tahiti est présent sur le salon et propose des rhums pur jus de canne. Nous ne sommes pas que des alcoolos bornés mais aussi des gens curieux
, donc on se laisse tenter et on va faire un tour chez Manutea, pour tester leur blanc à 50°. Un nez très agricole porté sur la canne, et une bouche extrêmement étonnante sur le fruit, avec des notes d’abricot voire de poire assez marquées. Pas désagréable du tout, même si on se rapproche vraiment plus d’une eau de vie de fruit que de notre breuvage habituel.
Mano et Yessod ont fait une escapade en parallèle chez La Favorite, et se font un comparatif des blancs « premium » de la maison, La Digue à 52° face au Rivière Bel Air à 53°. Victoire assez nette du second, qui l’emporte par la finesse de sa canne et son côté fruité, là où son opposant propose une attaque en bouche assez terreuse et moins de fraîcheur.
On se dirige vers ma distillerie favorite du moment (pas la même qu’avant pour ceux qui ont du mal à suivre), à savoir Savanna, maison de La Réunion qui sort des produits très convaincants depuis quelques temps. Après toutes ces expériences, ça fait parfois du bien de remettre les pieds en terrain connu, donc on attaque le Lontan Grand arôme à 57°, probablement l’un des seuls blancs que je rachète chaque fois que je tabasse sa petite sœur(…). Un nez très frais, une bouche citronnée puis sur l’olive, une texture très épaisse et agréable pour une finale des plus correcte. C’est un must have, définitivement
On se refait l’ovni de la maison, le Herr blanc à 57° également, qui a bénéficié d’une fermentation plus longue transformant littéralement ses arômes. Mêmes impressions que l’an dernier, on est entre la fraise Tagada et les frites acides Haribo, même notes sur la longueur, un rhum que vous pouvez servir à vos convives en leur demandant de deviner ce qu’ils boivent.
Juste à côté mes yeux (un poil troubles mais toujours à l’affût) tombent sur deux bouteilles en provenance… d’Afrique du Sud, des rhums pur jus de canne à fermentation longue, distillés en alambic.
Je demande au mec une goutte du premier, il ne parle pas français donc I repeat in English, et là le gars me dis que les deux bouteilles ne sont ni à lui, ni à son voisin, et qu’il n’a aucune idée d’où se trouve le mec en charge de représenter la marque. Encore un qui a oublié qu’il était là pour promouvoir ses produits et qui est en train de se mettre une dose chez les potes… Je demande poliment si je peux me servir (oula malheureux, ça se fait pas ça normalement), j’ai l’aval du Thénardier briton – il s’en cogne, c’est pas son rhum – donc je prends la bouteille et fais le service
.
Mhoba 58°, un nez assez sympa qui rappelle certains blancs fidjiens avec des notes de colle, texture épaisse, alcool bien intégré, retour d’un côté très frais sur la finale j’ai trouvé ça pas mal foutu et plutôt intéressant. On tape la deuxième quille, Mhoba 65°, un nez moins sympa, alcool moins fondu, assez nette préférence pour le premier nommé.
Entre temps Vince, probablement autant attiré par Savanna que par sa petite représentante est passé au vieux, et vu que nous on a l’esprit de corps on décide de lancer la seconde partie de notre salon et d’attaquer les breuvages plus sombres. Verdict de cette première "mi-temps" (bon il n’est que 14h45), quelques découvertes, mais rien de dingue comme l’Esprit avait pu nous marquer l’an dernier.
TBC
CR Rhum fest 2019
Pour cette 4ème édition du rhum fest, on sent qu’on a changé de dimension – engouement pour le rhum oblige.
Finis les bungalows qui s’enchainent, place au grand hall du parc floral. Ca peut caser plus de marques et de monde, ça perd quand même un poil de charme par rapport aux éditions précédentes.
De grands absents à noter : Bielle, Neisson et l’embouteilleur l’Esprit qui nous avait pas mal bluffé l’an dernier n’ont pas fait le déplacement, c’est assez décevant (Valj nous trouvera bien les raisons, entre augmentation du prix du stand et impossibilité de vendre en direct lors du salon on doit déjà être assez proche d’une explication)

Organisation toujours à revoir, Valj et Pierrot arrivent à 12.30 et se tapent une queue de malade. Vestiaire obligatoire mais le flux est bien absorbé (…), là-dessus il y a des progrès. Sacs interdits à l’entrée donc on tape un scandale pour le principe avec Yessod mais on sent bien qu’il n’y a pas trop moyen de négocier.
Vu qu’on commence à être bien rodés, on arrive synchros et on récupère Miam, Mano ayant décidé de demander à son tacos de faire un tour de périph supplémentaire pour arriver en même temps que nous - c’est beau l’amitié - on est quasi au complet. L’afflux de visiteurs initial s'est bien calmé, donc on rentre dans l’antre en 5 minutes.
EPISODE I - Les blancs
On retrouve Vlaj et Pierrot devant HSE - quelle surprise. On décide de respecter le plan de jeu qui a fait de nous une équipe redoutable et redoutée de l’événement, donc on se décide d’attaquer par les blancs. La moitié de la bande restant sous influence du whisky, on se dirige vers le stand LMDW qui propose toute la gamme des Clairins déjà évoqués sur le topic, ainsi que pas mal de références Habitation Vélier.
On attaque donc par un Clairin, ces rhums haïtiens à fermentation longue donc très aromatiques. Vu qu’on sent que le match sera long, on choisit le Clairin Communal - un assemblage des quatre grands frères Sajous, Vaval, Rocher et Casimir distillé en alambic - qui est le seul de la gamme à avoir bénéficié d’une réduction pour atterrir à 43°. C’est assez simple d’attaque, plutôt aromatique en bouche où on retrouve notamment la rusticité du Vaval, finale moyenne due à la réduction, on démarre donc en douceur. Avec un peu de recul on a peut-être fait une connerie d’attaquer comme ça dans la mesure où on est repassé à des agricoles distillés en colonne donc avec des profils moins aromatiques.
On se dirige vers A1710, distillerie déjà mentionnée sur le topic et qui de mon point de vue brille plus par la qualité de ses flacons que par leur contenu… Impressions confirmées par La Perle Bio, de bout en bout sur une canne à sucre très végétale et prononcée, avec un petit côté anesthésiant final assez inhabituel (partagé par Miam, ça aurait été con d’avoir le palais défoncé dès le 2ème rhum).
On poursuit sur un nouvel embouteillage assez intriguant le A1710 Renaissance en version blanc cette fois-ci, embouteillé à 52°, et qui a pour particularité d’avoir reposé quelques jours en fût de cognac. Un nez assez désagréable – âcre, notes de camphre – une bouche plus ronde assez correcte, et une finale sur la canne comme la plupart des produits de la maison. C’est pas trop mal mais on reste quand même sur notre faim.
Petit instant nouveauté, Tahiti est présent sur le salon et propose des rhums pur jus de canne. Nous ne sommes pas que des alcoolos bornés mais aussi des gens curieux

Mano et Yessod ont fait une escapade en parallèle chez La Favorite, et se font un comparatif des blancs « premium » de la maison, La Digue à 52° face au Rivière Bel Air à 53°. Victoire assez nette du second, qui l’emporte par la finesse de sa canne et son côté fruité, là où son opposant propose une attaque en bouche assez terreuse et moins de fraîcheur.
On se dirige vers ma distillerie favorite du moment (pas la même qu’avant pour ceux qui ont du mal à suivre), à savoir Savanna, maison de La Réunion qui sort des produits très convaincants depuis quelques temps. Après toutes ces expériences, ça fait parfois du bien de remettre les pieds en terrain connu, donc on attaque le Lontan Grand arôme à 57°, probablement l’un des seuls blancs que je rachète chaque fois que je tabasse sa petite sœur(…). Un nez très frais, une bouche citronnée puis sur l’olive, une texture très épaisse et agréable pour une finale des plus correcte. C’est un must have, définitivement

On se refait l’ovni de la maison, le Herr blanc à 57° également, qui a bénéficié d’une fermentation plus longue transformant littéralement ses arômes. Mêmes impressions que l’an dernier, on est entre la fraise Tagada et les frites acides Haribo, même notes sur la longueur, un rhum que vous pouvez servir à vos convives en leur demandant de deviner ce qu’ils boivent.
Juste à côté mes yeux (un poil troubles mais toujours à l’affût) tombent sur deux bouteilles en provenance… d’Afrique du Sud, des rhums pur jus de canne à fermentation longue, distillés en alambic.
Je demande au mec une goutte du premier, il ne parle pas français donc I repeat in English, et là le gars me dis que les deux bouteilles ne sont ni à lui, ni à son voisin, et qu’il n’a aucune idée d’où se trouve le mec en charge de représenter la marque. Encore un qui a oublié qu’il était là pour promouvoir ses produits et qui est en train de se mettre une dose chez les potes… Je demande poliment si je peux me servir (oula malheureux, ça se fait pas ça normalement), j’ai l’aval du Thénardier briton – il s’en cogne, c’est pas son rhum – donc je prends la bouteille et fais le service

Mhoba 58°, un nez assez sympa qui rappelle certains blancs fidjiens avec des notes de colle, texture épaisse, alcool bien intégré, retour d’un côté très frais sur la finale j’ai trouvé ça pas mal foutu et plutôt intéressant. On tape la deuxième quille, Mhoba 65°, un nez moins sympa, alcool moins fondu, assez nette préférence pour le premier nommé.
Entre temps Vince, probablement autant attiré par Savanna que par sa petite représentante est passé au vieux, et vu que nous on a l’esprit de corps on décide de lancer la seconde partie de notre salon et d’attaquer les breuvages plus sombres. Verdict de cette première "mi-temps" (bon il n’est que 14h45), quelques découvertes, mais rien de dingue comme l’Esprit avait pu nous marquer l’an dernier.
TBC

Savanna

A cet instant j'étais vraiment dans le dur, gros manque d'expérience sur les premiers verres enchaînés trop vite, la pause aura fait du bien .