Citation (ikki @ 21/10/2010 à 10:06)

Ah ouais ok, un mec qui touche 2300€ c'est l'élites, et partir à la retraite à 50 ans (c'est pas pour TOUS les mecs de la SNCF mais bon...) c'est être un privilégié.
Les privilégiés avant la révolution française, c'était ceux qui ne travaillaient pas, qui vivait de leur capital en mobilier, immobilier, foncier, et qui prenait le reste en puisant dans le fruit du travail des autres. Après la révolution française et depuis, ces gens là existent toujours, mais bizarrement, on préfère se taper entre prolo plutôt que de lever la tête et regarder ceux qui fonctionnent encore comme au 18ème siècle...
Vous avez raison les gars, tapez sur les mecs qui font grèves, qui perdent de l'argent hein, faut pas l'oublier. Être en grèves c'est pas les vacances avec les potes, beaucoup semblent ne pas tenir compte de ce point et dénonce de l'individualisme là où il y a solidarité. C'est toujours pareil: qu'on pense que les retraites doivent passer comme le souhaite sarko c'est une chose, insulter ceux qui se mobilisent pour tout le pays, contre ce projet de loi qui touche l'ensemble de la population présente et à venir, en traitant tous ce beau monde de privilégié, d'élites, de connards qui pensent pas aux autres, c'est un peu être à côté de la plaque.
T'en as pas marre d'être caricatural?
Oui 2300€ de retraite c'est bien et oui une retraite à 50 ans quand plein de mecs avec des boulots bien plus pénibles sont à la retraite à 60 ans ou plus c'est un scandale.
Après qu'on discute du fond, c'est toujours intéressant, qu'on remette en cause le choix du gouvernement de l'augmentation de l'age minimum par rapport à une augmentation du nombre d'années de cotisations, ça me semble légitime. Qu'on se demande si on ne pourrait pas trouver de nouveaux modes de financement et sous quelle forme (revenus du capital,...) sans gréver le compétitivité de l'économie me semblerait aussi être intéressant.
Mais là, tu perds toute crédibilité en répondant à côté, c'est pas parce que le mec fait partie d'un syndicat qu'il ne peut être ni privilégié ni à côté de la plaque...
Et après partir sur tes exemples de privilégiés qui vivent de leurt capital et comparer ça à la situation d'avant la révolution, ça frise le ridicule... Aujourd'hui ça existe naturellement toujours mais c'est une situation tellement marginale que la comparaison n'a aucun sens...