Citation (Ashura @ 31/08/2012 00:23)

Mais justement, quel est ce rôle aujourd'hui ? J'ai l'impression que c'est de moins en moins des conseillers et de plus en plus des distributeurs automatiques de psychotropes,
Les psychologues ne peuvent pas prescrire de médicament, là tu parles des psychiatres. Ensuite le gros problème c'est de quel psychologue on parle.
Tu auras les psy formés à la psychanalyse qui auront comme utilité principale que le patient peut parler de tout avec quelqu'un qui ne le jugera pas et qui s'intéressera à comment il va. (attention c'est ma perception, les psycha verraient une utilité bien plus grande à leur thérapie qu'un simple soutien).
Pour les psychologues des thérapies cognitivo comportementales en plus de l'écoute empathique qui permet de soulager le patient, leur rôle c'est de changer la perception de la personne, lui montrer les différents biais qui jouent sur son interprétation des choses et quels sont ses conséquences au quotidien, lui apprendre également à gérer son stress par différentes techniques, l'exposer progressivement à ses difficultés, lui fournir des conseils, lui donner des informations sur son trouble, faire un programme pour l'amener à réaliser ce qu'il souhaite etc.
Citation (Ashura @ 31/08/2012 00:23)

[...]au prétexte que les maladies mentales sont dues à un dérèglement chimique dans le cerveau alors que ça n'a jamais été prouvé.
Heu si... le dérèglement chimique est prouvé. On sait que selon tel trouble tu as tel excès ou telle insuffisance de telle molécule dans telle partie du cerveau. Mais c'est pas ca qui importe. Tu as deux façon de traiter le trouble. Soit tu te concentres sur ce dérèglement pour agir sur la perception de la personne via les médicaments, soit tu agis sur la perception de la personne pour habituer le corps à fabriquer lui même ses propres molécules en nombre suffisant. La première méthode est celle des psychiatres qui se contentent de donner des psychotropes. C'est notamment ce qu'Averell et Moi avons critiquer plus haut car sans thérapie le patient est toujours dépendant du médicament.