Je mets une partie de l'ITW de Yannick Noah parru dans le parisien.
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Selon un sondage paru dimanche dans notre journal, moins d’un Français sur deux aime les Bleus de Raymond Domenech. Comprenez-vous ce désamour ?
Moi, je crois surtout que c’est cette équipe qui n’aime pas le public. On ne peut pas demander aux gens d’aimer une équipe alors que celle-ci ne donne rien, rien. A commencer par son porte-parole, Raymond Domenech, qui est un mec plein de qualités mais qui n’aime pas le public. Quand il parle à une caméra, il n’a envie que d’une chose, c’est de l’envoyer chier. Comme c’est nous qui sommes de l’autre côté de l’écran, c’est nous qu’il envoie chier. Et les joueurs passent devant vous avec des énormes casques sur les oreilles, ils ne parlent à personne. J’ai adoré les Bleus à l’époque de Platoche (Platini) , de Zizou, mais ces Bleus-là ne me donnent rien.
Avez-vous été gêné par la manière dont la France s’est qualifiée face l’Irlande ?
Tu es qualifié, tu dois être content. On s’est qualifié en trichant, tout le monde l’a vu. Allez, on va dire qu’il y a eu une erreur d’arbitrage énorme. Je ne dis pas qu’Henry aurait dû aller voir l’arbitre, c’est trop lourd. Mais voilà, on est qualifiés comme ça. C’est un peu la honte. J’ai malgré tout envie que ça marche, qu’il y en ait un parmi ces joueurs qui me parle, qui me fasse un clin d’oeil. Il y avait Ribéry, l’électron libre, le sourire. Là, on va moins l’entendre.
Qu’avez-vous pensé de l’affaire Zahia ?
C’est le bal des faux culs. Si je sortais des tiroirs toutes mes histoires, je serais mort. A un moment, il faut être un peu solidaires, tu ne laisses pas un mec se faire lyncher comme ça parce qu’il est allé voir un tapin.
Pour vous, les Bleus ont des comportements de rock-star ?
Comment voulez-vous parler à un mec qui gagne quinze millions d’euros par an ? Il n’en a rien à faire. On a tout multiplié par dix. Un contrat ne vaut rien. Au bout de six mois, tu te barres. Un entraîneur ne vaut rien. Si deux joueurs s’unissent contre lui, ils valent tellement financièrement qu’ils le font sauter. Les seuls clubs où ça marche, c’est quand les entraîneurs gagnent autant que les joueurs. Le môme qui débarque dans une grande ville avec un paquet de millions, tu ne le tiens plus. Moi, quand mon géant (NDLR : son fils Joakim, engagé en NBA avec les Chicago Bulls) va signer son truc (NDLR : son gros contrat) , j’espère que je vais le tenir.
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http://www.leparisien.fr/coupe-du-monde-20...2010-920020.phpC'est assez juste dans son ensemble.