Il me sort par les yeux Evra en conférence de presse...
Citation
Evra : «Des signes qui ne trompent pas»
« Patrice Evra, dans quel état d'esprit abordez-vous le deuxième match de poule ?
Avec de l'impatience, mais beaucoup de confiance. On a tous conscience que c'est un match important. Avant le début de la Coupe du monde, la qualification se jouait sur 3 matches. Là, il n'en reste plus que deux... Même si la qualification ne sera pas acquise après ce match, il faut gagner pour se mettre en condition favorable en vue du dernier. On a réalisé une performance solide contre l'Uruguay. Il faut garder ça et gagner.
Avec ce brassard autour du bras, vous sentez-vous investi d'un mission particulière vis-à-vis du groupe ?
Je n'ai pas attendu cette nomination. La seule chose que ça change, c'est que je veille un peu plus à la santé du groupe. Aujourd'hui, l'ambiance est saine, on n'est pas qu'une bande de copains. Sur le terrain comme en dehors, on se dit les choses, même si pour moi, ce n'est pas nouveau. Durant toute ma carrière, j'ai toujours eu un état d'esprit de groupe. A mes yeux, le groupe sera toujours plus important que les joueurs.
«Ce groupe est soudé et je ne le dis pas pour faire plaisir aux journalistes».
Ce groupe, le sentez-vous fort mentalement ?
Bien sûr. Ce n'est pas parce qu'il y a de bonnes affinités qu'on ira au bout, mais, depuis Tignes, tu sens que ce groupe a envie. Après chaque, entraînement, tu vois des gestes, des signes qui ne trompent pas. Quand à la fin d'une séance, un collègue te tape dans l'épaule et dit "allez ne lâche rien'", ce n'est pas faux, il ne triche pas. Après chaque repas, ce n'est pas chacun dans sa chambre... Ce groupe est soudé et je ne le dis pas pour faire plaisir aux journalistes. On sera solide jusqu'au bout.
«Chaque performance nous rend un peu plus solide et nous aide à avoir un peu plus confiance en nous.»
Aujourd'hui, vous vous retrouvez dos au mur...
Oui, mais à chaque fois que l'équipe de France s'est retrouvée dans cette situation, elle a réussi quelque chose d'important. Regardez notre campagne de qualification. Elle a été difficile et pourtant on est là. Chaque performance nous rend un peu plus solide et nous aide à avoir un peu plus confiance en nous. On n'a peur de personne.
Depuis le début de la compétition, beaucoup de grandes équipes éprouvent des difficultés : l'Espagne contre la Suisse, l'Angleterre contre les Etats-Unis... Comment l'expliquez-vous ?
Moi, ça ne m'étonne pas. Que ce soit les petites ou les grandes équipes, tout le monde a envie de gagner cette Coupe du monde. C'est aussi pour ça que ne pas avoir perdu notre premier match, c'est quelque chose de bien. Une victoire nous aurait mis un peu plus tranquille, mais bon... Pendant une Coupe de monde, tu joues pour ton pays, tu donnes tout ce que tu as. Il est impossible de faire des pronostics...
Vous imaginez-vous dans l'avion qui pourrait vous ramener en France dans une semaine ?
Si j'imagine ça, ne serait-ce qu'une seconde, je n'ai rien à faire ici.»
L'Equipe