Citation (Homer @ 23/03/2012 14:35)

Et dans cette meme optique, y'a Jérôme Leroy qui envoie un gros

à Casoni dans l'Equipe
Le titre de l'interview : "C'est ça un entraineur ?"

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Leroy : «Bande d'abrutis...»
Jérôme Leroy a refait parler de lui il y a deux semaines, avec un doublé inscrit contre l'OM (2-0) après avoir passé quatre mois sans jouer. Dans L'Equipe, le joueur de 37 ans se livre en toute franchise, et sans langue de bois : «Bande d'abrutis ! Tous ces mecs qui pensaient que j'étais cuit, que je ne faisais pas le nécessaire, que je m'en foutais... Le foot d'aujourd'hui est formaté. Ce qui fait la différence, c'est de savoir se démarquer, surprendre.» Leroy sait que son style de jeu ne correspondait pas à celui prôné par Bernard Casoni, entraîneur du club jusqu'à la trêve, remplacé ensuite par Pablo Correa. «On n'avait pas la même conception du foot. J'en ai marre d'entendre : ''Si on défend bien, on a plus de chances de gagner.'' (...) Le foot, ça devrait être comme le hand, en fait, il devrait y avoir des scores de folie.»
«C'est ça un entraîneur ?»
Avec 414 matches de Ligue 1 à son actif (44 buts), le milieu de terrain regrette également de ne pas avoir pu transmettre son expérience à ses coéquipiers promus : «On est passé à côté de quelque chose. J'ai essayé de donner des conseils, mais il paraît que je faisais déjouer mes coéquipiers. Rester buté, dire : ''Il a les pieds carrés, il les aura toujours'', c'est ça un entraîneur ? Il y a plus de mérite à essayer de faire progresser ses gars qu'à dire : ''on défend bien'', ça, c'est facile.»
«Tais-toi et cours, un mal français»
Décidemment très remonté, Leroy remet en question cette vision du foot défensif et la pression du résultat : «C'est un mal français. Dès la formation, on n'est pas là pour faire progresser. On fait passer pros deux ou trois jeunes sur cinquante, alors qu'est-ce qu'on s'en fout ? C'est l'abattoir et la prime aux grands costauds. Quand je vois jouer les moins de 11 ans comme les Espoirs, ça me fait rire. C'est un conditionnement : ''Tais-toi et cours, tu n'as pas besoin de penser, t'inquiète.''» Le joueur, formé au PSG, sait qu'il a un profil atypique en Ligue 1, et le revendique : «On dit : ''Leroy fait ci, il ne respecte pas le foot.'' Ah, parce que toi, avec ta conception de défendre, tu respectes le foot ? J'essaie de faire des choses qui sortent de l'ordinaire, d'amener un peu de folie, parce que le foot français, c'est le catenaccio, on est en retard sur tout le monde.»
«Contre l'OM, c'était comme un rêve»
Alors qu'il se résout à mettre prochainement un terme à sa carrière, Leroy ne regrette pas d'être venu à Evian, même s'il passe le plus clair de son temps sur le banc, d'autant plus depuis l'arrivée de Thomas Kalhlenberg cet hiver. «Il faut regarder la réalité en face. On m'a mis contre l'OM parce qu'il fallait faire tourner. J'ai vu un stade avec des projecteurs, je suis entré, ça s'est bien passé, on a éteint la lumière, et je suis reparti. C'était comme un rêve, en fait. Ça a marché, tant mieux.»