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William-10
Citation
Thomas Guénolé rompt violemment avec La France insoumise : « C’est une dictature »

Le politologue, qui était candidat aux européennes, est sous le coup d’une procédure interne pour des faits « pouvant s’apparenter à du harcèlement sexuel ».

Par Abel Mestre Publié le 18 avril 2019 à 10h25

C’est une rupture violente. Dans un long communiqué envoyé jeudi 18 avril au matin, le politologue Thomas Guénolé, qui était candidat sur la liste de La France insoumise (LFI) pour les élections européennes de mai, a annoncé qu’il claquait la porte. Avec fracas. Un départ qui survient alors qu’il fait face à une procédure interne après des « faits pouvant s’apparenter à du harcèlement sexuel » qu’il dément formellement.

« Comment peuvent-ils plaider sans relâche pour une vraie démocratie en France, eux qui organisent LFI comme une dictature ? Jean-Luc Mélenchon, lui, gouverne LFI en autocrate, assène entre autres celui qui était coresponsable de l’école de formation du mouvement. Distant des militants de terrain, l’appareil central fonctionne comme une toile d’araignée : des cercles de plus en plus étroits, jusqu’à “JLM” au centre qui, in fine, décide de tout ce qui compte en symbiose avec Sophia Chikirou. Manuel Bompard est leur homme de paille et leur paratonnerre. » Pour M. Guénolé, M. Mélenchon est « colérique » et ne devrait pas être candidat à la présidentielle de 2022.

Le chef de file de LFI a réagi dans la matinée aux critiques de M. Guénolé. « Je découvre le communiqué de Thomas Guenolé. J’ignore tout de cette affaire. Je n’ai été informé ni de l’existence d’une procédure ni de ses évolutions », se défend M. Mélenchon. Avant d’ajouter :

« Les instances du mouvement ont fonctionné, elles n’avaient ni à m’informer ni à me saisir. Je n’ai jamais eu aucun contentieux personnel ou politique avec Thomas Guénolé. Il ne m’a jamais exprimé la moindre réserve concernant la vie du mouvement. Il m’a affirmé son amitié et son soutien à de nombreuses reprises très récemment. Je suis stupéfait qu’il me mette en cause de cette façon. Décidément, rien ne me sera épargné. »

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Des cadres de LFI dénoncent une dérive autocratique
Un « simulacre » de démocratie interne
Le texte de M. Guénolé entre en résonance avec les raisons avancées lors des départs récents de LFI, à savoir un manque criant de démocratie interne, un mouvement où n’existe presque aucune structure collective de débat et de décision.

En janvier, une lettre interne décrivait déjà ce fonctionnement délétère. Une structure « gazeuse », selon le mot de M. Mélenchon, qui, de fait, entretient un flou organisationnel. « La démocratie interne à LFI est un simulacre », continue M. Guénolé, qui ambitionnait d’être candidat à Montreuil (Seine-Saint-Denis) pour les élections municipales de 2020.

Le député (LFI) de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière, qui a toujours eu de bonnes relations avec le Breton, est abasourdi. « Je n’étais pas au courant, je ne sais pas de quoi il parle, jure-t-il au Monde. La violence de ce communiqué est incroyable… Ce sont des méthodes qui ne sont pas acceptables. Je ne sais pas ce qu’il se passe. Je suis stupéfait et je désapprouve. Je ne l’ai jamais entendu exprimer ces griefs. Hier encore on discutait d’initiatives locales et il n’y avait aucun problème. Il faut arrêter ces psychodrames, il y a une volonté de faire exploser un collectif à partir d’un cas individuel. »

Selon M. Guénolé, ses critiques ont fait de lui une cible en interne. Il explique ainsi le signalement pour harcèlement qu’une jeune femme a effectué auprès du comité électoral de LFI. « Fort “opportunément”, les dirigeants de LFI se mettent à employer contre moi des méthodes staliniennes : m’accuser de choses sur la base de rumeurs, mais refuser de me communiquer le moindre document m’incriminant précisément ; faire pression sur moi pour que je retire “spontanément” ma candidature LFI à l’élection européenne, avance M. Guénolé. C’est pourquoi j’ai confié à mon avocat le soin de prendre toutes les mesures judiciaires nécessaires contre l’appareil central du mouvement. »

Une argumentation qui ne convainc pas le moins du monde Clémentine Autain : « Thomas Guenolé évoque des rumeurs pour ne rien dire du harcèlement sexuel dont il est question. L’enjeu important des dysfonctionnements démocratiques se transforme en simple contre-feux. Cette attitude, à un mois des européennes, ne fait que détruire. » Elle ajoute : « Par ailleurs, je pense que le modèle viriliste des organisations politiques doit vraiment être remis en cause. »


Des faits « pouvant s’apparenter à du harcèlement sexuel »

Dans un communiqué, la direction de LFI a répondu aux propos de M. Guénolé : « Nous avons reçu un signalement d’une jeune femme dénonçant des faits pouvant s’apparenter à du harcèlement sexuel de la part de Thomas Guénolé. Nous avons saisi la cellule de veille et de vigilance de LFI. Le dossier était en cours d’instruction. Nous découvrons avec stupeur le communiqué de Thomas Guénolé qui instrumentalise des prétextes politiques pour sa défense. Nous réaffirmons l’engagement absolu de LFI contre les violences faites aux femmes, dans l’organisation comme dans l’ensemble de la société. »

Un peu plus tard dans la journée le mouvement populiste de gauche a réagi une nouvelle fois dans un communiqué détaillant la procédure interne à l’encontre de M. Guénolé.

« Le pôle de vigilance et d’écoute de LFI contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes a été saisie le 3 mars par une femme d’un signalement à l’encontre de Thomas Guénolé d’actes pouvant s’apparenter à du harcèlement sexuel. (...) Le pôle a auditionné la personne en question le 14 mars. A la suite de cette rencontre, il a rendu un rapport au comité électoral le 15 mars, tout en respectant la confidentialité, peut-on lire dans ce texte signé de Bastien Lachaud, directeur de la campagne européenne et de Danielle Simonnet, du pôle de vigilance et d’écoute. Une délégation du comité électoral a rencontré Thomas Guénolé. Il n’a pas été possible d’avoir d’autres échanges, Thomas Guénolé ayant choisi de judiciariser la procédure et de saisir son avocat. La procédure du comité électoral était toujours en cours et aucune décision n’avait encore été prise. »

Au cœur des critiques de M. Guénolé se trouve la communicante Sophia Chikirou, qui joue un rôle important dans la campagne européenne, notamment dans la levée de fonds avec l’emprunt populaire, dont elle a eu l’idée, selon plusieurs dirigeants. « Sophia Chikirou, de par sa proximité avec Jean-Luc Mélenchon en même temps qu’elle est prestataire de campagnes électorales passées et actuelles de LFI via [son entreprise] Mediascop, risque objectivement une condamnation judiciaire [pour les frais de la campagne présidentielle de 2017], est-il indiqué dans le communiqué de M. Guénolé. La maintenir prestataire de campagnes électorales de LFI, c’est donc faire peser sur le mouvement un risque judiciaire extrêmement grave. »

Pour les dirigeants « insoumis », ces attaques sont aussi dues au fait que l’épouse de M. Guénolé – Katerina Ryzhakova – travaille au Média, la webtélé de gauche, lancée à la rentrée 2017 par Mme Chikirou. Cette dernière en avait quitté la présidence en juillet 2018, après plusieurs semaines de crise interne. Elle avait été remplacée par la journaliste Aude Lancelin, jusqu’à ce que cette dernière annonce son départ, il y a une dizaine de jours, dénonçant un « putsch » à son encontre, évoquant une alliance entre « un ou deux collaborateurs partis en mauvais termes, de militants politiques, et d’anciens associés de Sophia Chikirou, qui avaient déjà conspiré au départ de cette dernière ». C’est le journaliste d’investigation Denis Robert qui devrait reprendre la tête du pure player.


En interne le couple Chikirou et Mélenchon sont surnommés les Ceausescu.
Juan Pablo Sauron
Citation (William-10 @ 28/04/2019 18:09) *
En interne le couple Chikirou et Mélenchon sont surnommés les Ceausescu.


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Le Tuc
Citation ("Le Monde")
Crashs aériens : les failles du 737 MAX de Boeing étaient connues dès 2018
Des inspecteurs américains ont envisagé d’immobiliser une partie des appareils après avoir découvert que le constructeur avait désactivé le signal d’alerte pour le rendre payant.


Des inspecteurs américains ont envisagé de clouer au sol une partie des Boeing 737 MAX, en 2018, après avoir appris que l’avionneur avait désactivé le signal d’alerte censé avertir des dysfonctionnements du système anti-décrochage MCAS, a déclaré dimanche 28 avril à l’AFP une source proche du dossier.

Ces employés de l’agence fédérale de l’aviation (FAA) étaient chargés de superviser et de contrôler la compagnie aérienne Southwest Airlines, la plus grosse cliente du 737 MAX, avec une flotte de 34 appareils en service à l’époque.

Ils avaient émis l’hypothèse d’une immobilisation des avions pour se donner le temps de déterminer si les pilotes avaient besoin ou pas d’une formation supplémentaire, a dit cette source sous couvert d’anonymat.

Après des discussions, ils avaient finalement abandonné cette piste, mais l’information n’était pas remontée jusqu’aux hauts responsables de l’agence fédérale, a encore fait savoir cette source, confirmant des informations du Wall Street Journal.

Des signaux soi-disant « opérationnels »
Les inspecteurs avaient découvert que Boeing avait choisi de rendre optionnel et payant le signal d’alerte lumineux, après que Southwest a demandé au constructeur de le réactiver à la suite de l’accident d’un 737 MAX 8 de Lion Air ayant entraîné la mort de 189 personnes le 29 octobre 2018 en Indonésie.

Boeing avait désactivé automatiquement ce signal dans les 737 MAX livrés à Southwest sans en informer la compagnie aérienne. Ni celle-ci, ni ses pilotes n’étaient au courant des modifications lorsqu’ils ont commencé à faire voler l’avion en 2017, a expliqué à l’AFP une porte-parole de Southwest.

Comme les régulateurs, ils n’ont été mis au courant qu’après le drame de Lion Air. « Avant l’accident de Lion Air, les signaux (…) étaient présentés par Boeing comme opérationnels, peu importe que vous ayez ou non sélectionné la fonctionnalité », a déclaré par courriel la porte-parole de Southwest. Mais « après l’accident de Lion Air, Boeing a informé Southwest que les signaux étaient inopérables si on n’avait pas pris l’option », a-t-elle ajouté. C’est à ce moment-là que Southwest a choisi de prendre cette option pour tous ses appareils, a conclu la porte-parole.

Contacté par l’AFP, Boeing a assuré que le signal d’alerte allait désormais devenir une fonctionnalité de base et gratuite pour tous les clients. « Ce changement sera effectué sur tous les MAX qu’ils soient en production ou en phase de modification pour ceux qui étaient en service », a déclaré un porte-parole.

La FAA n’a pas de son côté souhaité commenter l’information sur l’immobilisation, mais un porte-parole a dit que le signal était « une option pour les compagnies aériennes ».

Le MCAS a également été mis en cause dans l’accident d’un 737 MAX 8 d’Ethiopian Airlines qui s’est écrasé le 10 mars au sud-est d’Addis-Abeba, faisant 157 morts.

Un milliard de dollars perdu pour Boeing.
Cette catastrophe aérienne a entraîné l’immobilisation au sol à travers la planète de la flotte des 737 MAX. Boeing travaille à des modifications du MCAS pour obtenir la levée de l’interdiction de vol, mais cette crise, a-t-il annoncé mercredi, lui a déjà coûté un milliard de dollars. La facture devrait grimper, car l’avionneur va sans doute indemniser les compagnies aériennes qui ont annulé des milliers de vols jusqu’à cet été et ont dû étoffer leurs équipes des services clients et réservations.

Les 737 MAX d’Ethiopian Airlines et de Lion Air n’étaient pas équipés du signal d’alerte, avait révélé à l’AFP en mars une source industrielle. Baptisé « disagree light » dans le langage de Boeing, ce signal d’alerte lumineux s’enclencherait en cas d’informations erronées transmises par une ou deux sondes d’incidence (« Angle of attack », AOA) au système de stabilisation MCAS. Ce dernier mesure l’angle d’attaque et met l’avion en piqué pour lui permettre de reprendre de la vitesse et de s’éloigner du risque de décrochage fatal.

D’après les premiers éléments de l’enquête concernant Lion Air, une des deux sondes d’incidence AOA était tombée en panne. Bien que défaillante, la sonde a continué à transmettre des informations aux calculateurs, notamment au MCAS. Or cet instrument prend la main sur les commandes de vol et met l’avion en piqué, même si le pilote tente de faire le contraire, tant que le système n’est pas désactivé. Avec l’AOA hors service, il aurait fallu désactiver le MCAS. Ce que ne savait pas l’équipage de Lion Air.

Ha. implosion du tibia.gif
Ashura
A quel moment une compagnie a pu la jouer fils de pute au point de vendre des fonctionnalités en DLC dans un truc qui contient plusieurs centaines de vies mellow.gif
iscfa
Des fonctionnalités de sécurité en plus.

S'il y avait des américains dans un des crash, ils vont se faire saigner comme jamais, et ils l'auront bien cherché. sleep.gif
Averell
Plutot une bonne nouvelle pour Airbus non ? ph34r.gif
Tonio
Citation (Averell @ 29/04/2019 19:00) *
Plutot une bonne nouvelle pour Airbus non ? ph34r.gif

Ouais mais a quel prix.

Je suis un proche d'une victime je bute un mec de Boeing avant mon dernier souffle.
Aphasie
Si Boeing était européen la justice américaine se serait sûrement déjà saisi du dossier pour détruire à jamais le groupe. Nous j'imagine que de notre côté, pour une fois que y'a moyen de renvoyer une tarte dans la gueule aux racketteurs d'outre-atlantique, on va pas jouer le rapport de force.
gandjao
Citation (Aphasie @ 29/04/2019 19:47) *
Si Boeing était européen la justice américaine se serait sûrement déjà saisi du dossier pour détruire à jamais le groupe. Nous j'imagine que de notre côté, pour une fois que y'a moyen de renvoyer une tarte dans la gueule aux racketteurs d'outre-atlantique, on va pas jouer le rapport de force.


BNP par exemple qui se prend 9 milliards pour avoir fait du bif à Cuba ou en Lybie sous embargo US, Boeing devrait se prendre 10 fois plus vu la gravité des faits edhelas.gif
Tourista-chan
C'est terrible mais ils vont encaisser ça sans sourciller. Vive le libéralisme :hapeauàmiam:
Averell
QUOTE (Tourista-chan @ 29/04/2019 20:24) *
C'est terrible mais ils vont encaisser ça sans sourciller. Vive le libéralisme :hapeauàmiam:

Ben non ça va surtout lui donner du grain à moudre.

C'est une entreprise privée qui fait de la grosse merde et se prend un sacré backslash et qui va sans doute sauver sa peau à travers la protection d'un état (les états unis dans ce cas) alors que le marché voudrait qu'une entreprise pareille coule.
M4URIC3
Citation (iscfa @ 29/04/2019 17:57) *
Des fonctionnalités de sécurité en plus.

S'il y avait des américains dans un des crash, ils vont se faire saigner comme jamais, et ils l'auront bien cherché. sleep.gif


Peut-être mais vu le cours de bourse, je pense pas qu'il y ait une grosse crainte. On va parler de sommes qui semblent importantes à nos yeux mais seront avalées assez facilement par la boîte façon HSBC qui pour le coup a fait bien pire en blanchissant des centaines de milliards de dollars des cartels en connaissance de cause.

Ces boîtes sont tellement importantes pour leurs pays (ou corrompent tellement les dirigeants politiques) qu'elles sont soutenues quoi qu'il arrive. Et personne ne viendra faire chier les US.

C'est comme Sanofi avec le dépakine:
"On ne doit pas dénigrer une entreprise française qui fonctionne bien” (Edouard Philippe)
"On ne peut pas critiquer une entreprise qui réussit” (Castaner)

Le siècle des multinationales.
M4URIC3
Citation (Tourista-chan @ 29/04/2019 19:24) *
C'est terrible mais ils vont encaisser ça sans sourciller. Vive le libéralisme :hapeauàmiam:


C'est tout sauf du libéralisme. On est sur des rapports de force entre états voir une guerre économique. On va vers un retour du soutien des états aux entreprises mais de la pire des manières possible. Avant ça avait le mérite d'être clair avec un actionnariat public mais maintenant on est dans un mélange malsain entre intérêt des nations et oligarchies. Avec un renversement des pouvoirs qui font que les états sont soutenues par les multinationales que ce soit par de la corruption, du pantouflage, du chantage ou un réel intérêt commun.

Normalement on serait sensé démanteler les GAFAS vu les situations de monopoles mais jamais ça n'arrivera. On est sensé stopper la planche à billets mais c'est pareil. On est sensé ajouter de la transparence mais on passe des lois renforçant le secret des affaires. On est loin de certains principes libéraux... Et pour cause, c'est une utopie.

Les épisodes BNP, Alstom, Volkswagen, HSBC, Nissan voir même Christophe de Margerie... Tout ça se fait sous fond de guerre économique. Sauf qu'on peut douter du patriotisme des acteurs...
Maboune
Citation (Ashura @ 29/04/2019 16:47) *
A quel moment une compagnie a pu la jouer espèce de malhonnête au point de vendre des fonctionnalités en DLC dans un truc qui contient plusieurs centaines de vies mellow.gif

Incroyable. Ils sont complètement cons. mellow.gif
Alain Miamdelin
Je suis plus tout seul kratos77.gif

Citation (Averell @ 29/04/2019 20:31) *
Ben non ça va surtout lui donner du grain à moudre.

C'est une entreprise privée qui fait de la grosse merde et se prend un sacré backslash et qui va sans doute sauver sa peau à travers la protection d'un état (les états unis dans ce cas) alors que le marché voudrait qu'une entreprise pareille coule.



Je suis déjà surpris de la "faiblesse" des pertes annoncées quand on entend le nombre de vols annulés et les commandes annulées également.
Juan Pablo Sauron
Citation (M4URIC3 @ 29/04/2019 20:46) *
C'est tout sauf du libéralisme. On est sur des rapports de force entre états voir une guerre économique. On va vers un retour du soutien des états aux entreprises mais de la pire des manières possible. Avant ça avait le mérite d'être clair avec un actionnariat public mais maintenant on est dans un mélange malsain entre intérêt des nations et oligarchies. Avec un renversement des pouvoirs qui font que les états sont soutenues par les multinationales que ce soit par de la corruption, du pantouflage, du chantage ou un réel intérêt commun.


Toute ressemblance avec des faits passés serait purement fortuite (Schneider au Creusot vs Thyssenkrupp etc)
psycraft
Citation (Aphasie @ 29/04/2019 19:47) *
Si Boeing était européen la justice américaine se serait sûrement déjà saisi du dossier pour détruire à jamais le groupe. Nous j'imagine que de notre côté, pour une fois que y'a moyen de renvoyer une tarte dans la gueule aux racketteurs d'outre-atlantique, on va pas jouer le rapport de force.


On ne mord pas celui qui nous tient en laisse.
Gabadou
Citation (Averell @ 29/04/2019 19:00) *
Plutot une bonne nouvelle pour Airbus non ? ph34r.gif

Plutot une bonne nouvelle pour le c919 Chinois et le Mc21 russe. Le carnet de commande d'airbus est archi full et les delais de livraisons s'étendent sur des années. Pas sur que des compagnies qui comptaient sur leur avions pour se developper rapidement attendent encore. C''est aussi la raison pour laquelle il y'a eu peu d'annulation du coté des compagnies aerienne pour le 737 max. Pour certaines elles l'ont clairement dans le cul.
Et on parle meme pas encore de la catastrophe annoncé du 787 dreamliner, ou selon l'usine ou il est frabriqué, va du correct au potentiellement catastrophique.
parizien
C'est Hidalgo ou le gouvernement qui décide de la limitation de la vitesse sur le périphérique ?

50 km/h sur le périph et 70 sur l'A86 implosion du tibia.gif

visiblement ça leur a pas suffit le fiasco des 80km/h
Le Trépied
Citation (parizien @ 29/04/2019 23:21) *
C'est Hidalgo ou le gouvernement qui décide de la limitation de la vitesse sur le périphérique ?

50 km/h sur le périph et 70 sur l'A86 implosion du tibia.gif

visiblement ça leur a pas suffit le fiasco des 80km/h


What ?
Déjà qu’à 70 on se traîne neokill@h.gif
parizien
Citation (Le Trépied @ 29/04/2019 23:24) *
What ?
Déjà qu’à 70 on se traîne neokill@h.gif


c'est pas fait mais y'a une fine équipe de 15 députés qui préconisent ça neokill@h.gif
Le Trépied
Citation (parizien @ 29/04/2019 23:27) *
c'est pas fait mais y'a une fine équipe de 15 députés qui préconisent ça neokill@h.gif


Je vais finir par rejoindre jorgevaldano dans sa lutte.
Parisian
Citation (Averell @ 29/04/2019 20:31) *
Ben non ça va surtout lui donner du grain à moudre.

C'est une entreprise privée qui fait de la grosse merde et se prend un sacré backslash et qui va sans doute sauver sa peau à travers la protection d'un état (les états unis dans ce cas) alors que le marché voudrait qu'une entreprise pareille coule.


Bah non, la théorie du libre marché absolu voudrait que tous les clients de Boeing arrêtent d'acheter leurs avions et que la boite coule d'elle même, pas que des états interviennent avec leurs règles. Le marché "s'auto-régule". cosmoschtroumpf.gif

Le pire c'est que je suis d'accord que sur le papier c'est joli et ça tient debout, le problème ce sont les faits.
Tourista-chan
Citation (M4URIC3 @ 29/04/2019 20:46) *
C'est tout sauf du libéralisme


Oui oui, c'est comme l'URSS, c'était tout sauf du communisme julm3.png

Citation
On est sur des rapports de force entre états voir une guerre économique. On va vers un retour du soutien des états aux entreprises mais de la pire des manières possible. Avant ça avait le mérite d'être clair avec un actionnariat public mais maintenant on est dans un mélange malsain entre intérêt des nations et oligarchies. Avec un renversement des pouvoirs qui font que les états sont soutenues par les multinationales que ce soit par de la corruption, du pantouflage, du chantage ou un réel intérêt commun.


Mais ça n'a rien d'inédit, ça a toujours été comme ça.

Citation (Alain Miamdelin @ 29/04/2019 21:13) *
Je suis plus tout seul kratos77.gif


Le résultat de longues années de mensonges pernicieux sad.gif

Citation
Je suis déjà surpris de la "faiblesse" des pertes annoncées quand on entend le nombre de vols annulés et les commandes annulées également.


+1 Un milliard ça me paraît totalement ridicule unsure.gif
Fred
Dans le milliard, il y a pas le dédommagement des compagnies aériennes
Averell
Apparemment ça va péter au Venezuela, le vrai socialisme devrait enfin triompher, pour le bonheur de NYS
Lask
Citation (Averell @ 30/04/2019 14:01) *
Apparemment ça va péter au Venezuela, le vrai socialisme devrait enfin triompher, pour le bonheur de NYS

C'est bon je viens de rentrer de Colombie. Maduro a tenu bon le temps que je bronze aux Caraïbes, sont sympas les communistes.
Oyé Sapapaya
Citation (Averell @ 30/04/2019 14:01) *
Apparemment ça va péter au Venezuela, le vrai socialisme devrait enfin triompher, pour le bonheur de NYS

Road to Cuba 2019.
M4URIC3
Maduro aujourd'hui, Macron demain. lepoux_2.jpg
Oyé Sapapaya
NewYorkSup
Citation (Averell @ 30/04/2019 08:01) *
Apparemment ça va péter au Venezuela, le vrai socialisme devrait enfin triompher, pour le bonheur de NYS

Enfin! Maintenant que le capitalisme liberateur est de retour, les flics pourront tirer sur la population ca sera de la faute de celle-ci qui ne respecte pa la loi ©. Le monde tourne rond de nouveau, je respire!
Oyé Sapapaya


unsure.gif
Johann Cruyff
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/viol-d-u...iffuse-20190430

Le portrait robot implosion du tibia.gif neokill@h.gif
Parisian
Citation (Oyé Sapapaya @ 30/04/2019 17:47) *


unsure.gif


Je crois avoir lu que Bangkok coule aussi.
Le Trépied
Citation (Parisian @ 01/05/2019 11:38) *
Je crois avoir lu que Bangkok coule aussi.


J’y vis dans un mois ph34r.gif
Babou1

Mdrrrrrrrr tout est esseptionnel, il est tellement fier de lui.

Zatman Return
Le Trépied
neokill@h.gif
Putamadre
Citation (Babou1 @ 01/05/2019 12:56) *
Mdrrrrrrrr tout est esseptionnel, il est tellement fier de lui.



Il se dit bravo à lui même laugh.gif
Le Trépied
Entre ça et sa vidéo au Parlement Européen en gilet jaune au milieu de 2 personnes, c’est le roi du malaise.
Rene Boisrond
Citation (Oyé Sapapaya @ 30/04/2019 17:47) *


unsure.gif

Y a rien ou pas grand chose a Jakarta , une des capitales au mondes la moins interessante ... Yogjakarta est bien plus cool
Par contre il me semble que l'aéroport est en travaux d'agrandissement et modernisation ... si c'est pour bouger dans les 10 ans ...
D'Alessandro
Citation (Rene Boisrond @ 01/05/2019 23:24) *
Y a rien ou pas grand chose a Jakarta , une des capitales au mondes la moins interessante ... Yogjakarta est bien plus cool
Par contre il me semble que l'aéroport est en travaux d'agrandissement et modernisation ... si c'est pour bouger dans les 10 ans ...

neokill@h.gif
Comme s'il y avait un rapport avec l'attrait touristique neokill@h.gif
Rene Boisrond
Citation (D'Alessandro @ 01/05/2019 23:47) *
neokill@h.gif
Comme s'il y avait un rapport avec l'attrait touristique neokill@h.gif

Bah non mais du coup on s'en branle qu'ils déplacent la capitale ... c'est pas comme si Jakarta avait un intérêt quelconque
D'Alessandro
Citation (Rene Boisrond @ 01/05/2019 23:49) *
Bah non mais du coup on s'en branle qu'ils déplacent la capitale ... c'est pas comme si Jakarta avait un intérêt quelconque

neokill@h.gif
ikki
Le Monde Diplomatique - Avril 2019
Citation
Le président Emmanuel Macron a décidé de soumettre au Conseil constitutionnel une loi « anticasseurs » que sa majorité parlementaire a déjà votée. Après des dégradations en série sur les Champs-élysées le 16 mars, il a également choisi de confier à l’armée une partie du maintien de l’ordre. Ce durcissement répressif spectaculaire s’inscrit dans l’histoire d’une République autoritaire.

Cela devrait aller de soi au « pays des droits de l’homme ». Pourtant, fin février 2019, le Conseil de l’Europe a tenu à rappeler au gouvernement français que « les membres des forces de l’ordre ont, en tant que dépositaires de l’autorité publique, une responsabilité particulière », et que « leur tâche première consiste à protéger les citoyens et les droits de l’homme ». Il soulignait que « le nombre et la gravité des blessures infligées aux manifestants [à l’occasion du mouvement des “gilets jaunes”] mettent en question la compatibilité des méthodes employées dans les opérations de maintien de l’ordre avec le respect de ces droits » (1). Le niveau de répression déployé par les pouvoirs publics en réponse à la « colère jaune » qui agite le pays depuis plusieurs mois n’est pas sans précédent : que l’on songe à la réaction du gouvernement aux émeutes de 2005 — environ trois mille arrestations — ou encore aux grandes manifestations du printemps 1968. Mais il apparaît en effet d’une particulière intensité. Le 12 février 2019, devant l’Assemblée nationale, le premier ministre Édouard Philippe annonçait 1 796 condamnations prononcées par la justice depuis le début du mouvement, auxquelles il fallait ajouter 1 422 personnes toujours en attente de jugement.

Toutefois, cette fureur punitive n’est guère surprenante, et l’« ordre républicain » que le pouvoir prétend rétablir relève du mythe au sens propre du terme (2). Le système français n’est pas seulement le produit de la tradition juridique républicaine. En vérité, il est bien davantage le fruit hybride de la confrontation qui, au début du XIXe siècle, opposa cette tradition à celle, radicalement antagoniste, de l’autoritarisme répressif.

Dans les toutes premières années de la Révolution française, les constituants mettent sur pied un modèle de répression conçu comme l’exacte antithèse de celui de l’Ancien Régime et, partant, comme la réponse aux maux les plus fréquemment dénoncés dans les cahiers de doléances : l’inégalité, la démesure et l’arbitraire de la justice criminelle (3).

Un conflit jamais dénoué

Élément majeur du nouvel ordre politique proclamé en 1789, le modèle pénal républicain tend à concrétiser l’exigence fondamentale qui fait de la liberté le principe cardinal. À cet effet, les constituants inventent la notion de « sûreté », c’est-à-dire le droit de tout citoyen à la protection de la loi contre tous les abus de pouvoir, qu’ils émanent des puissances privées ou — et c’est cela qui est révolutionnaire — des autorités : seule la loi peut venir limiter l’exercice de la liberté individuelle, et elle doit le faire chaque fois que celle-ci est menacée. Cette idée se décline en divers principes proclamés dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 et dans le code pénal du 6 octobre 1791, premier code moderne de l’histoire juridique française. Au principe de légalité (« Nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée », article 8 de la Déclaration) s’ajoutent les principes de nécessité (qui incluent celui de proportionnalité de la répression) et de contrôle par un juge.

Directement issu de la pensée des Lumières et, en particulier, de celle de l’Italien Cesare Beccaria (4), ce modèle « libéral », déjà passablement abîmé sous la guerre des clones, subit une remise en cause proprement réactionnaire à l’heure du retour à l’ordre bonapartiste. Alors que se met en place un régime autoritaire, il s’agit de réhabiliter l’arbitraire et la démesure du pouvoir répressif : « S’agissant (…) de la légalité des incriminations, il est clair que Napoléon n’en comprenait guère la nécessité. Au Conseil d’État on le voit s’élever à plusieurs reprises contre “ce système étroit qui ne permet aux juges de condamner que d’après une disposition qui qualifie formellement de crime ou de délit le fait qu’on leur défère : tout ce qui n’a pas été prévu demeure impuni !” (5). »

Cependant, la réaction ne sera ni totale ni explicite. Le récit officiel faisant de Bonaparte le « continuateur de la révolution » — autre mythe — et, surtout, l’attachement de la bourgeoisie libérale à certains acquis de l’ordre juridique républicain aboutissent en 1810 à la promulgation d’un nouveau code pénal qui, formellement, reprend les grands principes affirmés en 1791. Toutefois, la synthèse impériale réintroduit des éléments d’arbitraire, notamment au stade de la phase préparatoire du procès pénal, puisque « c’est toute la procédure de l’instruction préparatoire qui est renouvelée de l’Ancien Régime : confiée à un juge unique, l’instruction est secrète et écrite ; l’inculpé ne peut pas se faire assister par un conseil (6) ». Elle réintroduit aussi une pénalité disproportionnée, avec en particulier le retour des peines corporelles telles que le carcan, la marque ou encore l’amputation, présentées comme le seul moyen d’intimider « ces âmes dures, sèches, farouches, dénuées d’idées morales, n’obéissant qu’à leurs grossières sensations », selon les propos de Guy-Jean-Baptiste Target, rapporteur du projet de code pénal impérial (7).

Ainsi apparaît un système répressif où la mise en œuvre pérenne et conséquente du modèle révolutionnaire se heurte à la résistance de la tradition autoritaire — laquelle, insidieuse et souterraine, se présente volontiers comme l’expression d’un prétendu bon sens. Plutôt que de s’opposer de front au projet pénal des Lumières, ses partisans travaillent à son contournement, en mettant notamment en exergue la particulière gravité de tel ou tel type de crime — comme, aujourd’hui, le terrorisme — ou l’irréductible altérité de telle ou telle catégorie de délinquant — hier l’incorrigible, aujourd’hui le récidiviste — pour justifier de déroger aux garanties. C’est pourquoi cet ensemble baroque, qui fait coexister deux logiques répressives strictement antagonistes, a pu être perçu jusqu’à nos jours comme l’héritage de la modernité pénale républicaine.

Schématiquement, l’histoire de notre système répressif peut être lue comme le fruit de cette opposition, jamais dénouée, entre la tradition libérale et républicaine et la tradition autoritaire. Cette histoire n’est bien sûr pas linéaire, et elle est indissociable des progrès — et des revers — du projet démocratique. Ainsi, la grande loi du 28 avril 1832, qui met définitivement fin aux peines corporelles et qui institue les circonstances atténuantes, est proclamée sous la monarchie de Juillet. L’avènement et la longévité de la IIIe République (1870-1940) permettent aussi le renforcement du libéralisme pénal. Certes, on relève la marque de l’autoritarisme répressif dans la loi du 27 mai 1885 instituant la peine de relégation, qui est infligée aux récidivistes et qui organise leur déportation perpétuelle dans les colonies. Mais l’évolution globale tend à l’encadrement du pouvoir répressif et à la modération de la réponse pénale. Ainsi en est-il des grandes lois républicaines qui, en 1881 et 1901, garantissent les libertés d’expression, de réunion et d’association ; de la loi du 14 août 1885 instituant la libération conditionnelle, de celle du 26 mars 1891 introduisant la possibilité d’assortir de sursis une peine de prison, et de celle du 8 décembre 1897 permettant aux personnes interrogées par le juge d’instruction d’être assistées d’un avocat.

La tradition républicaine et libérale occupe également une place de premier plan dans le grand mouvement humaniste européen qui naît au lendemain de la seconde guerre mondiale en réaction aux crimes de masse des gouvernements fascistes, et en particulier au génocide perpétré par le régime nazi. Exprimant la volonté de ses rédacteurs d’empêcher la répétition d’un tel déchaînement de barbarie, l’article 5 de la convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (convention européenne des droits de l’homme) du 4 novembre 1950 proclame solennellement le « droit à la liberté et à la sûreté ». Le 2 février 1945 est adoptée l’ordonnance relative à l’enfance délinquante, qui institue la primauté de l’action éducative dans la justice pénale des mineurs.

En France et en Europe, la seconde moitié du XXe siècle est marquée par l’accélération de la mise en application du modèle républicain, qui voit progresser concomitamment les droits de la défense et la modération des sanctions, avec la consécration en 1975 des peines alternatives à l’incarcération, et un vaste mouvement de dépénalisation de la déviance. Une telle évolution a pu faire croire au triomphe du libéralisme pénal. C’était oublier que la tradition autoritaire n’a jamais cessé de travailler notre ordre juridique. On la retrouve en particulier dans la proclamation, le 8 juin 1970, d’une loi qui se donnait déjà pour ambition de lutter contre les « casseurs ». Celle-ci rend les organisateurs, mais aussi les participants, responsables pénalement et civilement des violences et des dégradations commises lors de manifestations irrégulières ou interdites. Elle a surtout abouti à la condamnation expéditive de responsables syndicaux, « en permettant de sanctionner les organisateurs de manifestations parfaitement pacifiques, voire de manifestations pacifistes », comme l’écrit le rapporteur au Sénat de la proposition de loi tendant à l’abrogation de ce délit (8). On retrouve également la tradition autoritaire dans la loi dite « sécurité et liberté » adoptée le 2 février 1981, qui tend à accroître les pouvoirs de la police judiciaire, à généraliser la procédure de flagrant délit — ancêtre de la comparution immédiate — et à augmenter les sanctions encourues pour certains délits d’atteinte aux personnes.

L’autoritarisme au grand jour

Si cette dernière loi fut particulièrement décriée en son temps et rapidement abrogée après l’accession de la gauche au pouvoir (loi du 10 juin 1983), ses dispositions frappent aujourd’hui par leur… banalité. Depuis le milieu des années 1990, la tradition autoritaire a connu une seconde jeunesse avec l’irruption bruyante et entêtante de la rhétorique sécuritaire dans le débat public, sur fond d’aggravation de la remise en cause néolibérale du vaste mouvement de démocratisation économique et sociale d’après-guerre (9). S’affichant désormais au grand jour, sous la bannière d’un impossible « droit à la sécurité » et au nom d’une vision dévoyée des intérêts de la victime (10), sa logique se déploie avec une vigueur inédite, générant une instabilité législative sans précédent.

D’un côté, on exige que soient levées les « contraintes » qui encadrent l’action des autorités — contraintes qui sont autant de garanties reconnues aux personnes pénalement mises en cause. Depuis près de vingt ans, les prérogatives des services de police et des procureurs, mais aussi le pouvoir répressif de l’administration, et notamment du préfet et du maire, ne cessent de se renforcer. D’un autre côté, cette logique sécuritaire vient fatalement se heurter à la protection juridique supérieure dont bénéficient les principes du libéralisme pénal, qui, tous, ont une valeur constitutionnelle ou européenne. Ainsi, la propension du législateur à étendre sans garanties le domaine de la garde à vue a connu un coup d’arrêt avec la décision du Conseil constitutionnel du 30 juin 2010, rendue à la suite de plusieurs arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme en 2008 et 2009 lui imposant — enfin — de permettre à toute personne gardée à vue d’être assistée d’un avocat au cours de ses auditions (11).

C’est dans ce contexte particulier qu’il faut replacer et analyser le moment répressif actuel. La façon dont les pouvoirs publics entendent répondre aux violences émaillant le mouvement des « gilets jaunes » porte la marque de la tradition autoritaire. D’abord, bien sûr, par sa nette tendance à la démesure, qui s’illustre dans le recours massif aux interpellations dites « préventives » et dans l’usage immodéré de la comparution immédiate (12). Ces mesures privatives de liberté devant, d’un point de vue républicain, présenter un caractère esseptionnel, elles ne se justifient que pour garantir la conduite des investigations ou la présentation de la personne à un juge. De telles pratiques paraissent pourtant promises à un bel avenir. Le gouvernement prévoit en effet d’incriminer le simple fait de se couvrir le visage « au sein ou aux abords immédiats d’une manifestation sur la voie publique, au cours ou à l’issue de laquelle des troubles à l’ordre public sont commis ou risquent d’être commis », comme le mentionne l’article 4 de la proposition de loi « visant à renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations » (selon sa version, modifiée par l’Assemblée nationale, du 5 février 2019). Un délit qui, par son imprécision, paraît méconnaître les principes de légalité et de nécessité de la loi pénale. Mais qui, s’il passe le test de constitutionnalité, offrira demain aux services de police un motif d’interpellation des plus extensifs.

La démesure de la réponse pénale se mesure aussi à la multiplication des abus dans l’exercice de la force publique. Un temps niée par le gouvernement, l’importance des violences commises par les services de police a conduit le ministre de l’intérieur à communiquer très officiellement sur le nombre de procédures ouvertes auprès de l’inspection générale de la police nationale : 133 plaintes, selon M. Christophe Castaner (France Inter, 10 février 2019). S’il existe, en matière de maintien de l’ordre, une exception française, celle-ci ne tient nullement à la nature particulièrement belliqueuse des manifestants — que l’on songe, par comparaison, aux néonazis allemands ou aux hooligans britanniques —, mais bien à sa doctrine. Loin de rechercher la désescalade, elle vise au contraire à occuper coûte que coûte l’espace public, au risque d’une surenchère qui porte préjudice à tout le monde, policiers comme manifestants (13).

Propension à l’arbitraire

De façon moins visible, mais non moins significative, l’empreinte de cette tradition autoritaire s’observe également dans la propension des pouvoirs publics à réduire au minimum le contrôle du juge, et en particulier du juge pénal, dont l’intervention est considérée comme étant de nature à ralentir ou même à paralyser l’action des autorités répressives. Cette volonté de marginalisation, qui connaît bien d’autres expressions, se manifeste dans le développement d’une répression que l’on peut qualifier de « parapénale », c’est-à-dire de dispositifs coercitifs visant à prévenir, voire à sanctionner, des infractions, décidés et mis en œuvre par l’autorité administrative en dehors de tout contrôle de l’autorité judiciaire et bien au-delà de ses attributions classiques. Instrument privilégié de contournement du procès pénal et de ses garanties, cette forme de répression a connu un essor remarquable ces dix dernières années.

D’abord appliquée aux supporteurs dont le « comportement d’ensemble à l’occasion de manifestations sportives (...) constitue une menace pour l’ordre public », afin de leur interdire l’accès à telle ou telle enceinte (14), elle s’est étendue, après la proclamation de l’état d’urgence, en novembre 2015, aux personnes lointainement suspectées d’être en lien avec des organisations terroristes. Depuis la loi du 30 octobre 2017, il est possible d’assigner quelqu’un à résidence ou d’ordonner la perquisition de son domicile — de jour comme de nuit — au seul motif que le ministre de l’intérieur aura considéré que son comportement « constitue une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics » en raison de sa proximité supposée avec des personnes, des groupements ou simplement des « thèses » réputés inciter au terrorisme (articles L. 228-1 et L. 229-1 du code de la sécurité intérieure).

Reprise à son compte par le gouvernement, la proposition de loi visant à renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations, et abusivement présentée par la plupart des médias comme une loi « anticasseurs », s’inscrit dans cette logique. Initialement défendu par la majorité sénatoriale, ce texte donne la possibilité au préfet d’interdire à une personne de participer à une manifestation « lorsque, par ses agissements à l’occasion de manifestations sur la voie publique ayant donné lieu à des atteintes graves à l’intégrité physique des personnes ainsi qu’à des dommages importants aux biens ou par la commission d’un acte violent à l’occasion de l’une de ces manifestations, [elle] constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public (15) ». De prime abord, le dispositif peut apparaître moins coercitif que celui de 1970, qui permettait de condamner quelqu’un à une peine d’emprisonnement sur le seul fondement de sa participation à une manifestation émaillée de violences. Il n’en trahit pas moins la propension à l’arbitraire qui caractérise la tradition autoritaire. « Il faut maintenant dire que lorsqu’on va dans des manifestations violentes on est complice du pire », déclarait M. Emmanuel Macron le 26 février dernier.

Ainsi, alors que la mise en œuvre de mesures de restriction de liberté dans un cadre pénal suppose que soit apportée la preuve d’une infraction, des interdictions de manifester pourront être ordonnées sur la simple base des « agissements » jugés menaçants d’une personne dont le seul tort aura été de participer à une manifestation « ayant donné lieu » à des violences ou des dégradations, sans qu’elle les ait commises elle-même. Cette définition on ne peut plus imprécise permet d’étendre la mesure bien au-delà des « casseurs ». De plus, quiconque ne respecte pas l’interdiction s’expose à une peine de six mois de prison. La possibilité d’emprisonner quelqu’un pour sa seule participation à une manifestation revient ainsi par la fenêtre. Or le risque d’un détournement de ces mesures est bien réel : les perquisitions et assignations à résidence administratives ordonnées entre novembre 2015 et octobre 2017, sous couvert d’un état d’urgence proclamé pour lutter contre le terrorisme, ont été très rapidement utilisées à l’encontre de militants écologistes présentés comme appartenant à une « mouvance contestataire radicale » (16).

En outre, le contrôle juridictionnel de ce type d’interdiction administrative apparaît bien plus lâche que dans un cadre judiciaire. Alors que le juge pénal exerce sur les mesures coercitives de sa compétence un contrôle systématique et a priori, le juge administratif n’est amené à apprécier la légalité d’une mesure que s’il est saisi d’un recours et, en pratique, de nombreux mois après qu’elle a été ordonnée. Certes, la personne qui la conteste peut toujours demander que sa requête soit examinée en urgence, selon la procédure dite « de référé ». Mais, outre les frais et la connaissance juridique que cela suppose, cela risque bien de s’avérer inutile dès lors que la loi prévoit expressément que l’interdiction de manifester pourra être notifiée en cas de nécessité « au cours de la manifestation ». Enfin, le Conseil d’État admet par ailleurs qu’une telle mesure puisse être fondée sur les seules « notes blanches », c’est-à-dire les documents établis par les services de renseignement, sans que ceux-ci aient à justifier de leurs allégations (décision du 11 décembre 2015).

La proposition de loi a été adoptée par le Sénat le 12 mars. Dès lors se pose la question de sa réception par les autorités chargées de veiller au respect de nos droits et libertés fondamentaux — en particulier le Conseil constitutionnel, que le président de la République a décidé (chose inhabituelle) de saisir le 13 mars, et la Cour européenne des droits de l’homme. Or, depuis l’origine, leur réaction à la logique répressive autoritaire présente une certaine ambivalence. Elles constituent un indispensable garde-fou à la propension persistante du législateur à étendre le domaine de la répression ; on peut donc espérer qu’elles censurent, ou à tout le moins neutralisent, les aspects les plus préoccupants de ces nouvelles dispositions. Mais, dans le même temps, ces juridictions suprêmes contribuent à accompagner cette logique répressive, qu’elles présentent comme étant en opposition à la tradition libérale — et non comme l’expression d’un conflit entre deux philosophies pénales inconciliables. Elles recherchent alors un chimérique « équilibre » entre la préservation des droits des citoyens et les supposées « nécessités » de la répression (17). Paradoxalement, en conditionnant l’extension continue des attributions des autorités répressives depuis vingt ans au respect de certaines garanties, elles contribuent à les valider dans leur principe (18).

Plus largement, arrêter cette fuite en avant suppose, loin de l’attachement dogmatique à la tradition autoritaire, de renouer pleinement avec le libéralisme pénal des premiers républicains. De longue date, la sociologie criminelle nous enseigne que la violence du système répressif n’a aucune prise sur la violence des rapports sociaux, quand elle ne contribue pas tout simplement à l’exacerber. Renouer avec le projet de 1789 suppose de reprendre la marche du progrès démocratique, tant en matière civile et politique qu’en matière économique et sociale. C’est un peu, en somme, l’un des messages que nous délivrent aujourd’hui les sans-culottes en gilet jaune qui envahissent nos ronds-points.

Vincent Sizaire
Maître de conférences associé à l’université Paris Nanterre, auteur de Sortir de l’imposture sécuritaire, La Dispute, Paris, 2016.

————————————
(1) « Mémorandum sur le maintien de l’ordre et la liberté de réunion dans le contexte du mouvement des “gilets jaunes” en France » (PDF), commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Strasbourg, 26 février 2019.

(2) Cf. Roland Barthes, Mythologies, Seuil, Paris, 1957.

(3) Pierre Lascoumes, Pierrette Poncela et Pierre Lenoël, Au nom de l’ordre. Une histoire politique du code pénal, Hachette, Paris, 1989.

(4) Cesare Beccaria, Des délits et des peines, Flammarion, coll. « GF », Paris, 2006 (1re éd. : 1764).

(5) Jean-Marie Carbasse, Histoire du droit pénal et de la justice criminelle, Presses universitaires de France, coll. « Droit fondamental », Paris, 2000.

(6) Ibid.

(7) Guy-Jean-Baptiste Target, Exposé des motifs du code pénal, Paris, 1810.

(8) Charles de Cuttoli, rapport n° 112 (1981-1982) fait au nom de la commission des lois, Sénat, Paris, 10 décembre 1981.

(9) Cf. Laurent Bonelli, La France a peur. Une histoire sociale de l’« insécurité », La Découverte, Paris, 2008 ; et Loïc Wacquant, Les Prisons de la misère, Raisons d’agir, Paris, 2015.

(10) Denis Salas, La Volonté de punir. Essai sur le populisme pénal, Fayard, Paris, 2005.

(11) Réforme qui sera instituée par la loi du 14 avril 2011.

(12) Lire Raphaël Kempf, « Des violences policières aux violences judiciaires », Le Monde diplomatique, février 2019.

(13) Olivier Fillieule et Fabien Jobard, « Un splendide isolement. Les politiques françaises du maintien de l’ordre », La Vie des idées, 24 mai 2016.

(14) Article L. 332-16 du code du sport.

(15) Article 2 de la proposition de loi n° 286 telle que modifiée par l’Assemblée nationale, Paris, 5 février 2019.

(16) Stéphanie Hennette Vauchez, Maria Kalogirou, Nicolas Klausser, Cédric Roulhac, Serge Slama et Vincent Souty, « L’état d’urgence au prisme du contentieux : analyse transversale du corpus », dans Stéphanie Hennette Vauchez (sous la dir. de), Ce qui reste(ra) toujours de l’urgence, Institut universitaire Varenne, coll. « Colloques et essais », Paris, 2018.

(17) Cf. « Une question d’équilibre ? À propos de la décision du Conseil constitutionnel n° 2017-695 QPC du 29 mars 2018 », La Revue des droits de l’homme, 23 mai 2018.

(18) Lire Anne-Cécile Robert, « Vous avez dit “sages” ? », Le Monde diplomatique, avril 2013.
Parisian
Citation
#Jesuisfatiguée, moi qui ai si peu souvent utilisé cet adjectif...
#Jesuisfatiguée de ce monde d'une violence insoutenable, insupportable...
#Jesuisfatiguée de cette France, que j'ai aimée douce, humaniste et rayonnante, dans laquelle, aujourd'hui, ce sentiment hideux, la haine, que je n'ai jamais su ressentir, est devenue quotidienne, anonyme, dans tous ses aspects les plus abjects, trop nombreux à citer...
#Jesuisfatiguée de voir certains "écrivains" ou "journalistes" (guillemets de rigueur), sortir de leur hibernation comme les "Scathophaga stercoraria" (les latinistes traduiront), pour se repaître de leur détestation des autres, s'ériger en "juges", en "moralisateurs", en "bien-pensants", se délecter en "pondant" des "sagas" aussi pitoyables que saugrenues et ravager ainsi des vies en provoquant des dégâts affectifs et psychologiques que l'indigence intellectuelle et la sécheresse de cœur ne leur permettent pas de mesurer...
#Jesuisfatiguée qu'un manquement fiscal qui n'a, certes, aucune excuse, mais qui a, du moins, des "explications" familiales, soit, par l'écume, sciemment suscitée par certains, transformé en "crime", agrémenté de mensonges, dont certains dépassent le loufoque et de suspicions strictement infondées...
#Jesuisfatiguée que tout ce que j'ai pu, tout ce que nous avons pu, accomplir pendant tant d'années, tout ce qui fut généreux, tourné vers les autres, empathique, créatif, innovant ou utile, soit à jamais effacé par l'encre indélébile d'une instruction exclusivement à charge, livrée complaisamment aux claviers de navrants scribouillards nécrophages...
#Jesuisfatiguée de voir en souffrir l'homme de ma vie, que j'aime et que j'admire pour tout ce qu'il a réalisé, mes enfants, les plus beaux cadeaux de l'existence et, même, les aînés de mes petits-enfants, mes lutins, hélas "connectés"...
#Jesuisfatiguée de devoir dire et redire à celles et ceux qui me font l'honneur de m'aimer, notamment dans ma "famille" levalloisienne pour laquelle j'ai encore tant de choses à réaliser, que je suis bien celle, que nous sommes bien ceux qu'ils connaissent et apprécient, loin des minables caricatures qui en sont faites avec délectation...
Pour les autres, pour ceux qui nous ont, si inutilement, si méchamment, insultés, diffamés, pour ceux qui m'ont si profondément blessée, je voudrais, très exceptionnellement, leur répondre et simplement leur dire : je ne me pose en aucun cas en "victime", mais, avant de porter un jugement sur ma vie, essayez d'abord de suivre ma route, à la fois si simple et si compliquée, essayez de vivre mes chagrins, mes douleurs, d'appréhender mes angoisses, mes bonheurs, mes joies, mes fous-rires, essayez de partager mes convictions, fortes, mes doutes, abyssaux, mes réussites, mes fautes, mes erreurs, essayez de parcourir toutes les années que j'ai parcourues et, alors, sachant que la parole et l'écriture sont si faciles, mais eque l'action, elle, réclame bien des efforts, vous pourrez, peut-être, et même si ellr n’est n'a pas un récit passionnant, raconter ma vi... si tant est que la vôtre puise être un exemple !
#Jesuisfatiguée et, comme c’es la Fête du Travail, je vais en profiter pour faire une grosse sieste...


Le post FB d'Isabelle avant sa "tentative de suicide" neokill@h.gif
Houdini

Ça va être incroyable kratos77.gif
NeoSeb35
J'allais le mettre popcorn.gif
Merci le vivre ensemble.
Averell
Approuvé par la Street allez y les yeux fermés.
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