Citation (Parisian @ 04/01/2018 10:17)

C'est la mentalité qui se cache derrière qui me dérange en soit, le "J'ai le droit absolu d'avoir un enfant qui porte mes genes". Qui l'a décreté ce droit ? Comme je dis, l'adoption par des couples homosexuels ne me dérange pas du tout. Mais bizarrement ça se bouscule moins, c'est donc quoi l'envie, d'avoir un enfant ou pas ?
Pour moi c'est logique dans un sens de préférer avoir un gosse avec qui tu partages un patrimoine génétique que d'adopter un gosse. J'avais eu le débat avec ma meuf à l'époque où on avait pas de gosse, elles est un peu gauchiste ma meuf faut le savoir, elle me disait que pour elle, adopter ou avoir un enfant biologique c'était peu ou prou la même chose (je pense qu'elle a changé d'avis depuis). Pour moi pas du tout, je suis très heureux d'avoir eu des enfants qui ont notre patrimoine génétique.
Encore une fois il n'est pas tant question de droit que de possibilités techniques. Personne n'a décrété que c'était un droit d'avoir des enfants de telles ou telles façon. ce sont les avancées de la science qui l'ont rendu possible. Comment traduit-on ses avancées scientifiques dans la loi, c'est ça la question. Et j'ai tendance à penser que la plus grosse résistance n'est pas tant morale que la peur de la nouveauté.
Citation (Parisian @ 04/01/2018 10:17)

D'ailleurs encore une fois, quoi penser de la mentalité des gens qui le font actuellement sachant très bien les problèmes que ça peut poser à l'enfant si ça tourne mal, ils pensent à qui, à eux ou à l'enfant ? La réponse étant évidente, biensur que ces gens là ne devraient pas se reproduire.
Je ne partage pas cet argument de l'égoïsme des gesn qui veulent un enfant à tout prix, car finalement toute personne qui a un enfant désiré part d'une démarche de satsifaction d'une envie personnelle (égoïste). Moi quand j'ai eu des gosses c'était pour satisfaire une envie personnelle. Les gosses forcément on ne les a pas consulté au préalable (

) .
Citation (guiclay @ 04/01/2018 10:17)

Si c'est peut-être le cas pour des heteros qui peuvent se reproduire naturellement, pas certain que ça soit le cas pour les homos. Des chercheurs ont déjà reproduit des mammifères avec deux gamètes mâles ou femelles, finalement la continuité de la PMA/GPA pour les couples homo (le droit à un enfant "de son sang", je ne parle pas de l'adoption) c'est ce genre de bébé.
Sur la partie sélection, à partir du moment où la procréation a un coût , est-ce que les gens (voir la société suivant qui pas paie le service médical) ne vont pas s'attendre une certaine qualité de service (pas de maladie génétique, voir pas de myopie qui est héréditaire, quid des roux)? Dans le cas de la GPA par exemple qui assume un enfant avec des défauts diagnostiqué à la naissance ? Quel parent garde l'enfant en cas de séparation pendant la grossesse ? Le cas nominal fonctionne bien mais tous les cas dégradés laissent quand même beaucoup de questions.

En fait je pense que le combat contre l'utilisation des progrès de la science est un peu un combat perdu d'avance. Croire qu'on empêchera les gens de recourir à la GPA ou à la PMA en légiférant est un leurre. Tu vas limiter et retarder la généralisation de la pratique tout au plus. Pour moi le vrai débat c'est dans quelle condition la société permet le recours à ces pratiques. D'ailleurs c'est déjà le cas pour la PMA qui est déjà très utilisée, certains ici même en ont bénéficié et je m'en réjouis pour eux.
Dans quelques années oui, la sélection du patrimoine génétique existera, il est illusoire de croire l'inverse. D'ailleurs on le fait déjà également. La meuf de mon frère a avorté car le foetus avait une maladie génétique. On a sélectionné d'une certaine manière. Reste à savoir ce que l'humanité fera de cette possibilité à sélectionner. Je suis en train de lire
Homo deus de Yuval Noah Harari, ça parle un peu de ça.
C'est marrant le combat précédent c'était la pilule et l'avortement, soit comment ne pas avoir d'enfants. Aujourd'hui les opposants à la pilule et à l'avortement sont nettement moins nombreux.